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Les Jeux du Québec: un élément de révolution tranquille

Après des années qui ont parfois ressemblé à une grande noirceur locale, les Jeux du Québec pourraient bien être un jalon important dans la révolution tranquille de Saint-Jérôme. La comparaison peut sembler un peu osée (l’auteur de ces lignes en prend l’entière responsabilité), mais l’enthousiasme que l’on sent pour la candidature de Saint-Jérôme pour les Jeux de 2017 est impressionnant.

Les propos de Marcel Lauzon, qui fut directeur des Jeux du Québec de 1987, ne laissent aucun doute. «La ville de Saint-Jérôme fait preuve d’ouverture et veut travailler de façon coopérative et transparente pour les Jeux de 2017, c’est stimulant et rassembleur.» On se souvient que les Jeux de 1987 à Saint-Jérôme, quoique bien réussis, étaient nés dans un climat de transition entre deux partis politiques municipaux: l’accouchement avait été laborieux.

Cette fois, on sent un enthousiasme et une ouverture de la part de la Ville. Une attitude qui fait déjà des petits, comme en témoigne le partenariat avec Mirabel. Une attitude qui est palpable chez Marc Bourcier et Gilles Robert, tous deux membres du conseil municipal, initiateurs et supporteurs de la candidature de Saint-Jérôme.

On sent aussi un enthousiasme qui a vite gagné le maire Stéphane Maher et beaucoup de citoyens.  Gilles Robert y voit une sorte de premier grand rendez-vous depuis la fusion de 2011, qui a donné naissance au Saint-Jérôme d’aujourd’hui. «Je pense que le projet des Jeux du Québec contribue à secouer les choses positivement», dit Gilles Robert, pour qui l’annonce prochaine de la nouvelle salle de spectacles et le projet de l’aréna Melançon sont aussi des idées très rassembleuses.

Des appuis de partout

Même si Saint-Jérôme était choisie pour 2017, Marcel Lauzon ne sera pas directeur des Jeux, mais il joue un rôle important à la coordination du comité des dons et commandites corporatives, où il siège, entre autres, avec Alain Roy et Patrice Mainville, respectivement coordonateur du comité de candidature de Saint-Jérôme et directeur général de la Caisse Desjardins de Saint-Jérôme.

Tous les trois ont fait remarquer à quel point il est facile de mobiliser les organismes et les institutions que ce soit le cégep, la commission scolaire, l’UQO, et autres. Même son de cloche auprès des entreprises privées. La tenue potentielle des Jeux du Québec de 2017 à Saint-Jérôme soulève l’enthousiasme des gens d’affaires de la région. Comme si tout le monde avait décidé de s’unir pour crier haut et fort leur appartenance, leur fierté, et leur désir de forger une identité positive pour Saint-Jérôme.

À voir: Un comparatif entre les Jeux olympiques et les Jeux du Québec

 

Une grande fête sportive

Les Jeux du Québec sont d’abord et avant tout une grande célébration du sport et de la place qu’occupe la pratique sportive dans la vie des jeunes athlètes. Alain Roy offre un exemple. «À Rimouski, en 2001, Alex Harvey participe et ne récolte aucun podium. En rentrant des Jeux, il dit à sa mère, un jour je vais en gagner des médailles. Et il est devenu le champion que l’on connaît. C’est l’effet des Jeux. C’est aussi le plaisir de voir aujourd’hui les jeunes qui seront les champions de demain.  Les athlètes y acquièrent des valeurs de discipline, de loyauté, de participation et de dépassement.»

Ce désir de dépassement est inné chez les athlètes, mais le courant est contagieux pour tous les organisateurs. Il faut plus de 1000 bénévoles pour réussir des Jeux. Il y a certes les officiels et les membres des diverses missions régionales, mais en plus, la ville hôtesse doit mobiliser des centaines de personnes qui se chargeront de l’accueil, du transport, du logement, de l’animation, de la sécurité et du support technique, bref, une armée de personnes qui donnent à l’événement sa couleur locale et son caractère amical et participatif. Ils sont des centaines à y avoir participé en 1987 et tous ont des heureux souvenirs.

TopoLocal invite d’ailleurs ses lecteurs qui ont participé de près ou de loin, aux jeux de 1987 à participer leurs souvenirs. Écrivez-nous à [email protected]

Faire mieux qu’un porc-épic

Les Jeux du Québec contribueraient à donner une identité à Saint-Jérôme. Certains se souviendront que la mascotte de 1987, Sajou, était à l’effigie d’un porc-épic. Marcel Lauzon s’est bien gardé d’être hostile envers les porc-épics, mais «on doit bien avoir des éléments rassembleurs plus forts que ça pour affirmer notre identité», a-t-il laissé échapper.

Selon toute probabilité, Saint-Jérôme/Mirabel sera l’une des deux options que considérera Sports Québec, l’autre candidate étant Alma, au Lac-Saint-Jean. Les candidates doivent déposer leur dossier final le 12 décembre. Sports Québec annoncera son choix en février 2015.

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