fbpx
Culture, Incidents, Topos

Le J-Fest aura-t-il une quatrième édition?

La troisième édition du J-Fest a eu lieu la fin de semaine du 5 septembre et ses organisateurs ont établi un record de participation, environ 2000 personnes, qui sont allées voir 10 spectacles dans 7 salles et bars de Saint-Jérôme sur deux soirs.

L’un des deux fondateurs de l’événement, Michael Cassidy-Robert, est très heureux d’avoir répété l’expérience cette année et espère trouver le financement pour la prochaine édition. «On veut animer le centre-ville pendant deux jours, fermer des rues et concentrer l’expérience du J-Fest, dit-il. C’est presque certain qu’on fait un déficit encore cette année, mais on évalue toutes nos options pour maintenir le projet en vie.»

Il mentionne aussi que le J-Fest est revenu aux sources, après avoir tenté l’expérience d’un grand concert extérieur l’an dernier avec Radio Radio au parc De La Durantaye. «On a décidé que le J-Fest, c’était surtout des shows à l’intérieur et que ce serait un mélange sain et équilibré entre le FME et Osheaga.» Il parle du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue qui en était à sa douzième édition cette année et du festival présenté au Parc Jean-Drapeau, à Montréal, qui présentait de grosses têtes d’affiche comme OutKast, Jack White et Lorde cette année.

Un spectacle dans la cathédrale

«On aurait voulu présenter le spectacle de X-Ambassadors à la cathédrale, mais le projet a été refusé. On a réussi à inventer une salle au Méridien 74, mais les normes de sécurité ne nous permettaient pas d’y accueillir plus de 308 personnes. C’est le quart de la salle qui était occupé», ajoute M. Cassidy-Robert, précisant que c’était leur plus gros investissement à ce jour pour de l’équipement vidéo sur scène et que le spectacle était malgré tout très réussi.

L’abbé Guy Sancartier était d’accord avec le projet de présenter un spectacle dans la cathédrale, a priori. «Michael nous a présenté le projet en nous disant que la musique serait correcte pour une église. Dans les mois qui ont suivi, on a décidé de recentrer l’utilisation de la cathédrale pour des événements à caractère sacré», dit-il.

Quand on lui demande si le parvis pourrait être utilisé pour un spectacle extérieur, il n’est pas fermé à l’idée mais ne pourra pas prendre de décision. «Il faudra voir avec celui qui me remplace», dit-il, puisqu’il quitte Saint-Jérôme pour aller animer la communauté de Sainte-Sophie et Sainte-Anne-des-Plaines à la fin du mois.

Les organisateurs du J-Fest ont aussi dû empêcher des gens d’entrer à la salle d’ICI par les arts pour le spectacle des Dead Obies le samedi, parce que sa capacité est limitée à 116 personnes. «C’est sûr que c’est plate pour ceux qui veulent voir le spectacle et pour nos ventes, mais on ne pouvait pas faire autrement», regrette-t-il.

Une vitrine pour les talents locaux

«On veut avoir des gens connus, quand même accessibles, et ça nous permet de programmer des groupes d’ici en première partie», dit M. Cassidy-Robert. Cette année, en plus des jeunes de Two Miles Left et Dr. Psyko, gagnants du concours local Fais ta place!, on a aussi pu voir Les Pourris Gâtés de Saint-Canut, SDRNR de Saint-Colomban. Michel Robichaud de Sainte-Adèle, qui a gagné au Festival international de la chanson de Granby le samedi suivant, était aussi de la programmation.

La mission du J-Fest, un organisme à but non-lucratif, est triple. «Avant tout, la première raison de l’existence du J-Fest est que Benjamin Lachance et moi, on a grandi à Saint-Jérôme et quand on avait 17-18 ans, tout ce qu’on pouvait faire c’était d’aller prendre une brosse au Café d’en Face», raconte M. Cassidy-Robert. Les deux promoteurs, aujourd’hui âgés de 23 et 24 ans, voulaient aussi faire la promotion des talents de Saint-Jérôme, dès le début. «Des groupes comme Pif Paf Hangover et Pelican Hoax, qui sont pratiquement nés à Saint-Jérôme, méritent d’être connus dans leur propre ville», ajoute-t-il.

Le troisième aspect, c’est le tourisme. «Des gens sont venus de Québec et de Trois-Rivières pour voir nos têtes d’affiche, les X-Ambassadors. On a même des gens de l’Ontario pour qui c’était moins loin de venir passer la fin de semaine à Saint-Jérôme plutôt que d’aller voir le groupe à Toronto, où ils étaient la veille», termine Michael Cassidy-Robert.

>

Send this to a friend