fbpx
Causes, Culture, Personnes, Reportages, Santé, Topos

Peinture, cancer, famille, etc.

Annie Duranceau a un cancer de l’ovaire depuis quatre ans. Tout le mois de septembre, elle a peint une toile par jour. Elles seront bientôt vendues à l’encan.

«Je trouvais qu’on ne fait jamais assez ce qu’on devrait faire dans la vie. J’ai décidé de me laisser de l’espace pour ce que j’aime faire», dit-elle au terme de son mois de peinture «obligée». On en conclut qu’elle s’est occupée de ses rêves comme elle le faisait pour ses obligations. «C’est ça. En fait, j’ai réussi le défi et j’ai eu le temps de faire toutes mes autres affaires quand même», dit Annie.

Une vie plutôt remplie

Ses obligations ne ressemblent pas à celles qu’on imagine pour une personne en santé. En plus du train-train quotidien avec son conjoint et ses deux enfants, qui ont 16 et 20 ans, elle suit un traitement de chimiothérapie qui est encore au stade expérimental. Toutes les solutions reconnues sont épuisées pour son cas.

«Comme plusieurs cancers de l’ovaire, le mien a été détecté à un stade avancé, alors que j’avais 36 ans, dit-elle. Pour moi, c’était hors de question de me fier aux statistiques.» Annie a dépassé les statistiques de survie de ce cancer, souvent qualifié comme le plus mortel des cancers féminins. Elle ne travaille plus depuis la dernière récidive de son cancer, en septembre 2013. Elle enseignait les techniques de l’éducation à l’enfance au Cégep de Saint-Jérôme.

Annie doit aussi se rendre au CHUM, à l’Institut du cancer de Montréal, assez régulièrement pour son suivi médical. «Je me lève à 5h tous les matins, je prends ma chimio et je me rendors. Je me repose aussi de 10h à 14h, et ensuite je suis bonne pour la journée. C’est moins pire que mes traitements précédents, où, des fois, je ne pouvais même pas me lever de toute la journée», raconte-t-elle.

30 toiles, pas 30 chefs-d’oeuvre…

AnnieDuranceauJour13
«C’est peut-être moi… En tout cas, c’est celle que je retiens le plus», dit Annie Duranceau à propos de cette toile grand format qu’elle a terminée au jour 13.

Elle est fière de son expérience 30 jours, 30 toiles. «Je n’avais pas promis 30 chefs-d’oeuvre, ni des grandeurs. Il y en a des petites et des grandes, plus grandes que moi. Certains jours, je n’avais pas beaucoup de temps, mais chaque toile reflète vraiment chaque journée», dit Annie.

Si elle les vend, ce n’est pas pour faire de l’argent. Les prix de départ de l’encan silencieux vont de 40$ à 175$. «J’espère surtout couvrir mes dépenses, les gens pourront aussi faire des dons ou simplement venir prendre une bière. Je voulais faire une soirée pour remercier les gens qui m’aident, ajoute-t-elle. Au début de la maladie, je savais que j’avais un bon entourage. Mais je ne savais pas que j’étais aimée à ce point-là!»

Annie ne sait pas encore ce qu’elle entreprendra après le vernissage, le 6 novembre. Elle fera bientôt un voyage dont elle a toujours rêvé avec sa mère. «C’est sûr que le lendemain de la soirée, je vais avoir de nouvelles idées. Même si j’ai des rêves à réaliser, j’essaie de les vivre au jour le jour», dit-elle.

Tous les détails sur le vernissage de 30 jours, 30 toiles au Cerbère Resto-Pub de Saint-Jérôme. Une toile sera offerte en prix de présence, en plus de cours de conduite préventive sur glace et sportive offerts par son conjoint Stéphane McNeil, de twofast Performance, à Blainville.

Pour voir toutes les toiles:

Do NOT follow this link or you will be banned from the site!
>
Send this to a friend