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Journée de manifestation pour les garderies

Une trentaine de responsables de services de garde en milieu familial étaient postées au parc Labelle, au centre-ville de Saint-Jérôme, le matin du vendredi 10 octobre.

Les responsables de services de garde(RSG) en milieu familial des Laurentides ont manifesté au parc Labelle de Saint-Jérôme, le matin du 10 octobre.

Leur journée de grève a commencé au parc Labelle vers 6 h 30 pour une première manifestation. Elles se sont ensuite rendues à Rosemère vers 10 heures, pour revenir à Saint-Jérôme vers 13h, où avait lieu un rassemblement devant le Vieux Shack, avant une marche au centre-ville où elles ont rencontré le député de Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau.

Ces travailleuses affiliées à la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec de la Centrale des syndicats du Québec représentent plus de 1000 responsables de services de garde dans les Laurentides. Elles étaient réunies pour défendre leur position dans l’actuelle négociation avec la ministre de la Famille, Francine Charbonneau. Elles considèrent que plusieurs heures travaillées ne sont pas rémunérées.

Les RSG soutiennent qu’elles travaillent 50 heures alors qu’elles sont payées pour 35. «Il y a même des semaines où je travaille une soixantaine d’heures, raconte une des manifestantes. À part nos heures d’ouverture, il y a aussi l’organisation des semaines, la préparation des repas et des activités, sans parler du nettoyage. C’est beaucoup d’heures pour lesquelles nous ne sommes pas payées.»

Services locaux

«Il ne faut pas s’attendre à des miracles»

L’organisatrice de l’évènement Annie Broekaert souligne que 300 à 500 personnes étaient attendues au courant de la journée, incluant certains parents présents pour les appuyer. Lorsque questionnée sur le déroulement des négociations, Mme Broekaert a affirmé «qu’il ne faut pas s’attendre à des miracles avec le gouvernement libéral en place». Ces propos ont ensuite été appuyés par d’autres manifestantes qui qualifient leurs discussions avec le gouvernement de «dialogue de sourds».

Les manifestantes ont tenu à rappeler qu’elles occupent un rôle primordial puisqu’elles aident à bâtir la société de demain. «Ces jeunes, c’est nous qui en prenons soin lorsqu’ils sont malades, c’est nous qui les cajolons», rapporte une des membres. «Nous les aimons comme nos propres enfants», témoigne une autre femme qui raconte avoir déjà déboursé 120$ en maquillage spécial pour un enfant. Les militantes ont également mentionné que nos jeunes sont notre avenir et que le gouvernement devrait tenir compte de ce fait.

Les manifestantes avaient des pancartes, des ballons et ont chanté des chansons à répondre, reprenant les airs de Frère Jacques et de Toi plus moi, la chanson thème de Star Académie 2012, une bonne partie de la journée.

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Il est à noter que les RSG ont déclaré qu’elles allaient manifester encore si le gouvernement continue à faire preuve de «lenteur» dans les négociations en cours.

 

Cet article est une contribution de Maxime Doyon Laliberté, étudiant du Cégep de Saint-Jérôme en Journalisme et communications.

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