Chroniques, Opinions, Politique, Topos

Pas de promesses, pas facile de choisir

Dimanche, c’est jour d’élections scolaires pour la première fois en sept ans. Nous avons tous reçu dans nos boîtes aux lettres cette semaine les coordonnées des bureaux de votation, une lettre de présentation des candidats à la présidence et de ceux et celles qui briguent un poste de commissaire dans chacun de nos quartiers.

On a eu droit également à des articles dans nos journaux locaux. Rien de cela ne se compare à la publicité dont on nous arrose généreusement quand il y des élections fédérales, provinciales ou municipales. Et cela s’explique : les affiches, les publicités payées, les organisateurs d’élections chevronnés, le pointage, faire sortir le vote, tout cela coûte cher, très cher.

À la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord, les élections de commissaires n’ont jamais trop attiré les faiseurs d’élections professionnels. Quel candidat commissaire déboursera entre cinq et dix mille dollars pour se faire élire, pour se faire connaître alors qu’un coup élu il recevra pour son implication un salaire d’environ 3 000$ par année ?

Non, le scolaire, ce n’est pas glamour. Les commissions scolaires ne pavent pas de rues, ne construisent pas d’arénas ou de salles de spectacles. Elles construisent et administrent des écoles dans lesquelles vos enfants passent plus de temps éveillés qu’ils n’en passent dans votre propre maison chaque semaine.

Services locaux

Peu d’informations pour choisir

Les défis que notre région aura à relever en éducation dans les prochaines années sont nombreux et complexes : améliorer la persévérance scolaire, diplômer plus d’étudiants dans les temps requis, vivre avec des coupures budgétaires, réduire l’analphabétisme, s’occuper des clientèles handicapées, développer une main-d’œuvre qualifiée, attirer dans notre région les meilleurs enseignants, réduire les écarts de réussite entre nos élèves de milieux favorisés et défavorisés, etc.

Mais les informations que j’ai reçues comme citoyen ne me permettent pas de choisir en toute connaissance de cause qui sera le meilleur président ou le meilleur commissaire pour les relever. C’est malheureux.

Sur le fond, rien ne distingue véritablement les candidats entre eux. Pas de promesses ou d’engagements précis, chiffrés. Que des déclarations d’intention ou des énoncés généraux sur l’importance de l’éducation, le rôle des parents, etc.

Par contre, pour avoir côtoyé la majorité de ces candidats ces dernières années, je leur reconnais un engagement désintéressé à la cause de l’école publique. C’est déjà cela de pris. C’est comme si on savait pour qui voter, sans savoir vraiment pour quoi on vote.

Publicité

C’est malheureux, parce que se faire élire sans programme complet c’est accepter de se mettre à la merci de l’actualité quotidienne et dépendre des idées des autres.

Mais peu importe qui sera élu, il faut aller voter parce que ce sera une façon de dire que nous avons à cœur l’éducation de nos enfants et que nous supportons l’école publique. Je crois qu’à ces élections-ci, le simple fait d’aller voter est encore plus important que de savoir pour qui voter. Je serai présent à mon bureau de votation le 2 novembre.

>

Send this to a friend