«Nous sommes assez riches pour être indépendants» a lancé Pierre Karl Péladeau dimanche matin, devant une centaine de militants réunis pour l’assemblée générale de l’association de comté du Parti québécois de Saint-Jérôme.

Sans aucune dentelle, le député Péladeau s’est livré à une attaque en règle contre le fédéral et Stephen Harper, dont les politiques, a-t-il laissé entendre, obéissent aux désirs de sa base électorale albertaine et vont à l’encontre des intérêts du Québec.

C’est ainsi que le député de Saint-Jérôme a évoqué tour à tour les «attaques» contre le Québec, entre autres le projet de construction de l’oléoduc TransCanada, et les limites imposées aux pêcheurs madelinots. Il a même dénoncé l’abandon du suffixe web québécois «.qc» en ridiculisant le motif invoqué, soit une économie de 12 millions de dollars.

Découragé du gouvernement Couilard

Péladeau a affirmé que c’est «décourageant» de voir comment le gouvernement Couillard tombe à genoux devant Ottawa: «God damn, on en a pour quatre ans!» a-t-il lancé.

Reconnaissant qu’il ne veut pas jouer au gérant d’estrades, l’aspirant chef du PQ (qui affirme toujours ne pas être candidat à la chefferie) a quand même déclaré qu’effectivement, «on n’aurait pas dû déclencher des élections» en parlant de la défaite du printemps 2014.

La bonne nouvelle, a-t-il ajouté, c’est que nous allons avoir 4 ans pour parler de souveraineté. «C’est le début d’un temps nouveau», a-t-il lancé en rappelant la chanson de Stéphane Venne, le début du renouveau pour parler de souveraineté et d’indépendance.»

Un processus de souveraineté

Invoquant les mouvements souverainistes écossais et catalans, il ne faisait aucun doute que le député de Saint-Jérôme met déjà la table pour sa stratégie politique des prochaines années. Il a déclaré «la souveraineté c’est pas un référendum, c’est un processus.» Il a parlé de souveraineté alimentaire, de souveraineté énergétique, de diverses formes de souveraineté, bref, du droit du Québec de prendre ses propres décisions.

Incluant le premier ministre Philippe Couillard parmi ses cibles, il s’en est pris aux «aplatventristes» qui oseraient dire que les accommodements avec Ottawa sont une sorte de prix à payer pour profiter de la péréquation. «Suffit de ne pas les payer à Ottawa, nos impôts. On va les percevoir nous-mêmes. Nous sommes assez riches pour devenir indépendants», a-t-il conclu, acclamé par la centaine de militants présents à l’assemblée.

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