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Éducation, Incidents, Topos

Les passionnés de l’éducation étaient au EdCamp

Le premier EdCamp St-Jérôme a regroupé 75 profs, directeurs d'écoles et conseillers pédagogiques à l'Académie Lafontaine, le 19 novmebre. Photo tirée d'une vidéo YouTube.

Après une première édition le 19 novembre, Patrick Valois confirme qu’il y aura un deuxième EdCamp Saint-Jérôme l’an prochain.

Le conseiller pédagogique de l’Académie Lafontaine est très satisfait de cette première tentative d’offrir une non-conférence sur l’éducation. Environ 75 enseignants, directeurs d’écoles et conseillers pédagogiques ont participé à l’expérience.

«Le bilan est plus que positif, pour moi. Les discussion ont été pertinentes et j’espère que tous les participants ont pris un petit bout de ce qui s’est dit cette journée-là. Les gens qui se sont présentés étaient en mode solution. On les sentait plus disponibles qu’à des colloques ou des congrès», dit-il.

Parmi les faits saillants du EdCamp Saint-Jérôme, Patrick Valois suggère les ateliers «Ça passe ou ça casse», qui exigeait des participants de choisir un côté de la salle en fonction des arguments présentés. «On a discuté de la nécessité d’évaluer tous les élèves de la même façon ou du fait de donner des devoirs. Selon les arguments présentés, c’était intéressant de voir des gens changer de camp à mesure que la discussion avançait», ajoute-t-il.

Un atelier simultané avec un autre EdCamp, en Beauce, était aussi au programme. «On a tiré des leçons de l’expérience. On aurait dit que c’était plus difficile d’avoir des conversations à travers un écran. On fera mieux l’an prochain.»

La tête est loin du corps

Quand on lui demande ce qu’il pense du grand chambardement des commissions scolaires, Patrick Valois répond par un exemple du EdCamp. «Je n’ai rencontré que des passionnés au EdCamp. Même avec de bonnes idées, ceux qui travaillent au public disaient que c’est souvent difficile d’ajuster des projets ou d’en proposer de nouveaux quand la tête est loin du corps», dit-il en faisant référence aux structures complexes des commissions scolaires.

Il souhaite que la fusion proposée des commissions scolaires donne plus de flexibilité et de pouvoir aux écoles publiques. «De la façon dont c’est géré jusqu’à maintenant, sans qu’on nous explique la vision derrière tout ça, je ne sais pas ce que ça peut donner», avoue-t-il.

Patrick Valois tenait aussi à souligner le travail de deux élèves de secondaire 3 qui ont produit le vidéo ci-bas. «Je leur ai demandé de faire un résumé de la journée, ils sont revenus avec un résultat vraiment exceptionnel. Ils ont fait des entrevues, fait un timelapse pour le début et la fin, trouvé de la musique. Je leur ai donné les outils et je leur ai fait confiance. Franchement, j’aurais été incapable de faire ça à leur âge. Je suis vraiment impressionné!», dit-il.

Donner des outils et faire confiance, peut-être est-ce la vision qui est derrière la fusion des commissions scolaires? Vous pouvez commenter l’article ou nous écrire pour partager votre point de vue à [email protected].

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