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Chroniques, Histoire, Topos

La naissance de L’Écho du Nord

L’Écho du Nord est le troisième journal historique, en date, de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Sa naissance est mêlée de près aux vicissitudes connues par L’Avenir du Nord, ce journal rouge dirigé d’une main ferme par le sénateur Jules Édouard Prévost durant quelques décennies.

Des problèmes financiers forcèrent la direction de LAvenir du Nord à vendre son journal en 1927. La Compagnie de publication de Saint Jérôme en faisait l’acquisition. Mais rapidement, la bisbille s’installe entre les nouveaux actionnaires et le directeur du journal.

Certes, la Compagnie était propriétaire de l’hebdomadaire rouge, mais Prévost a gardé la main haute sur toute la publicité qu’on y trouve. Aussi, ce dernier en gardera-t-il la direction pratiquement jusqu’à la fin de ses jours en 1943.

Trop partisan

La Compagnie de publication de Saint Jérôme reprochait à son directeur ses dépenses excessives pour le journal et sa partisanerie politique sans compromis. Certes, Jules Édouard Prévost pouvait être un éditorialiste et un chroniqueur de grande qualité. Plusieurs des combats qu’il a menés méritent mention dont son épuisante lutte pour obtenir l’adoption d’une loi instaurant l’instruction publique obligatoire.

Il n’en demeure pas moins que l’homme politique en lui perdait souvent le sens de la mesure dans ses attaques contre les bleus. Il pouvait devenir mesquin dans ses diatribes contre ses adversaires politiques et aller jusqu’au dénigrement personnel, ce qui est convenu d’appeler «l’attaque ad hominem».

Questions locales et vie municipale

La Compagnie de publication de Saint-Jérôme, après quelques années de lutte stériles pour faire plier le sénateur, décida en 1935 de donner à L’Avenir du Nord un concurrent qu’elle baptisera L’Écho du Nord. Désormais, ce nouveau journal s’intéresserait aux questions locales et régionales, en mettant l’accent sur la vie municipale.

Les dirigeants de L’Écho du Nord voulaient tourner la page sur un passé journalistique révolu. : «Le journal donnera crédit aussi bien à l’un qu’à l’autre parti politique des mesures qu’il croira honnêtement être bonnes et d’intérêt public». (4 octobre 1935, p-. 1)

Fini l’esprit de parti. Finie l’obsession rouge bleu.

Prévost avala cette parution d’un concurrent comme on avale un os. Dès lors, il ne cessera de lui faire une guerre acharnée, armé d’un vocabulaire corrosif. Malgré cette opposition farouche, L’Écho du Nord fit son chemin dans tous les foyers de la région. Il atteignait les 2 700 exemplaires en 1940. On le publie encore aujourd’hui.

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