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Histoire, Lieux, Topos

Un Plan Nord… en 1870

Détail d'une carte du chemin de fer du Canadien Pacifique, en 1915, via banq.qc.ca.

Sous l’ancien gouvernement Charest, le peuple du Québec a été convié à ce qui lui était présenté comme un grand projet de développement de la région mythique du Nord, le dit Plan Nord.

Mythique, parce que la fascination du Nord comme territoire à conquérir, à apprivoiser et à exploiter, a toujours été présente dans l’esprit de nos ancêtres, d’abord, et que, leurs descendants que nous sommes, ont sporadiquement repris.

Rappelons-nous, à l’origine du pays, les luttes épiques de D’Iberville contre les Anglais pour le contrôle de la Baie d’Hudson, riche en fourrure de qualité, la mainmise des adversaires sur cette contrée par le biais de la fameuse compagnie qui a depuis porté ce nom aujourd’hui célèbre et pour laquelle, un temps, Radisson et Desgroseillers, son beau-frère, mirent à profit leur savoir-faire de coureur des bois.

Des terres à exploiter, au nord du Saint-Laurent

Mais la première véritable tentative de développement du Nord, on le sait bien, fut celle du célèbre curé Labelle. Dans la mouvance d’un mouvement de colonisation lancé par les Morin, les Masson et d’autres, des Canadiens alarmés par la perspective de voir leur nation se vider de son sang suite à leur émigration massive aux États-Unis, le curé Labelle offrait aux Canadiens de s’installer sur la rive nord du Saint-Laurent, à la hauteur de Montréal, alors une ville anglaise en devenir.

On présentait cette portion de territoire, alors décrit de façon approximative, et malgré son climat moins hospitalier que celui de la vallée du Saint-Laurent, comme le lieu de ressources exploitables, tant agricoles que forestières et minières.

De Saint-Jérôme à Mont-Laurier

Après avoir constaté de visu en tant que curé d’une paroisse de Lacolle le drame de l’émigration, Labelle, fraîchement nommé en charge de Saint-Jérôme en 1868, conçut rapidement son propre plan de colonisation du Nord. Dès l’année suivante, il lançait son mouvement.

Toutefois,  l’homme rêva d’un empire… et donna naissance à une région qui, essentiellement, s’étendait sur les vallées de la rivière Rouge et de la Lièvre. On aura tôt fait de la nommer le Petit Nord, peut-être par  souci de précision ou bien… par dérision.

Mais déjà, alors que Labelle est nommé sous-ministre de la colonisation, un autre imagine le développement d’un territoire, situé, lui, dans un vrai Grand Nord. Jean Chrysostome Langelier publie en 1887 un  long rapport d’exploration intitulé Le Bassin méridional de la Baie d’Hudson. Une histoire à suivre…

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