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Jean Beauséjour, Jérôme LeGrand

Jean Beauséjour a appris le 20 février qu’il serait nommé Jérôme LeGrand par la Chambre de Commerce de Saint-Jérôme à l’occasion du 40e gala des Zénith, presque deux mois plus tard, le 11 avril.

Pour reprendre sa propre expression, il a été «estomaqué». Puis, au fil des jours, il a eu l’occasion de réfléchir à cet hommage. «De Roland Godard à Jean-Guy Poulin», dira-t-il dans son discours d’acceptation, la nature de l’hommage qu’on lui a rendu est devenue plus claire en réfléchissant à tous ceux qui ont porté le titre avant lui.

Des racines jérômiennes

Il est difficile de tricoter plus «jérômien» que Jean Beauséjour. Il y a passé l’essentiel de sa vie, foulant les planchers de l’école Dubois, les terrains de jeux locaux, et le parc Labelle de l’époque du peace and love. Plus vieux, on le retrouvera autant aux matchs de hockey de l’équipe junior des années 1970, les Alouettes de Saint-Jérôme, que dans les coulisses de la troupe de théâtre La Baraque.

On le retrouve dès 1975 au sein de l’entreprise familiale, chez Cadieux Beauséjour & Dupras, un groupe de courtiers d’assurances détenu en partie par son père Rostand, dont il prendra éventuellement la relève. L’entreprise a grandi considérablement et s’étend aujourd’hui au domaine des services financiers, mais porte toujours les nom de Cadieux, Beauséjour et Dupras.

L’implication locale

Il a d’ailleurs souligné que son père lui avait transmis le goût de l’implication locale et rappelé le devoir de venir en aide aux gens qui en ont besoin.

C’est ainsi qu’il se joint au club Rotary au milieu des années 1980 et qu’il sera actif, au fil des ans, dans beaucoup d’organismes de bienfaisance. Il a tenu à souligner particulièrement la fondation, en 1995, de l’organisme Grands Frères/Grandes Soeurs de la Porte du Nord, à laquelle il a pris part aux côtés de Claude LeBourdais et d’Yvan Desjardins.

Depuis 2004, il siège au conseil d’administration d’En Scène, dont il est devenu le président en 2012.

Une grosse année 2015

Jean Beauséjour devient donc Jérôme le Grand la même année où aboutit enfin le projet de salle de spectacles de Saint-Jérôme.  On peut conclure sans aucun doute que le choix de la Chambre de commerce a certainement été influencé par cette conjoncture.

Il a souligné la collaboration exceptionnelle de la Ville de Saint-Jérôme, du ministère de la Culture et des Communications du Québec, de tous ses collègues d’En Scène, le soutien au financement apporté par la Caisse Desjardins de Saint-Jérôme et le soutien indéfectible du public d’En Scène au fil des ans parmi les facteurs qui ont contribué à la réalisation de cet important projet.

La relève

Dans son discours d’acceptation, il a lancé un appel aux jeunes entrepreneurs de la relève et à la générosité de toute la population. «Il y a encore beaucoup de travail à faire à Saint-Jérôme, notamment au niveau de l’itinérance et de la pauvreté» a-t-il dit avant d’exprimer le souhait que «les têtes grises et dégarnies» qui chapeautent les organismes voient arriver «plus de têtes brunes et garnies».

Il a conclu avec des remerciements à l’endroit de tous ses collaborateurs, et une invitation lancée à chacun de faire sa part pour améliorer son entourage, reprenant les paroles de Serge Reggiani: «Pour que l’on puisse écrire, à la fin de la fête. Quelque chose a changé pendant que nous passions».

Divulgation

Dans l’intérêt de la transparence, je dois en tant qu’auteur de ces lignes, faire un exercice de divulgation. J’ai passé quatre années à l’école Marchand assis directement derrière Jean Beauséjour.

Jean était assis à l’avant de la classe, directement face aux profs. C’était leur façon de tenter de contrôler cet élève rieur, hyperactif, rongeur d’ongles invétéré, gourmand insatiable de culture et de savoir, et grand amateur de Jerry Lewis.

Élève rangé (du moins en apparence), je servais un peu de rempart sérieux pour empêcher que la douce folie de Jean ne se communique pas trop. Je n’y suis jamais arrivé, et j’en suis bien fier.  Depuis ce temps, nos chemins se croisent occasionnellement. Je l’aime bien et nous serons toujours complices.

C.M.

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