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Personnes, Politique, Topos

Scission au conseil municipal de Prévost

Les cinq conseillers municipaux qui ont quitté le parti de maire se sont adressés aux journalistes et aux citoyens à la Gare de Prévost, le 28 avril 2015.

Au lendemain d’un désaveu de la part d’une majorité de ses alliés politiques au conseil municipal de Prévost, le maire Germain Richer reste sur ses positions et n’a pas l’intention de broncher.

De plus, il n’est «pas étonné» de la sortie de 5 de ses 6 conseillers municipaux, qui ont démissionné de son parti politique lundi le 27 avril. «Je voyais venir ça depuis juin dernier» a-t-il indiqué, en réponse aux questions de TopoLocal. «Ils ont initié une démarche dont ils ont perdu le contrôle», ajoute le maire Richer.

Le conseil municipal de Prévost se compose de sept élus, soit le maire et six conseillers. Potentiellement, la rupture survenue lundi pourrait rendre la municipalité difficile à gouverner et même paralyser ses processus décisionnels.

Mais les élus, qui prennent leurs distances face au maire Richer en se disant mal informés et trop peu consultés, ont néanmoins dit qu’ils tiennent à continuer à travailler «en collégialité» avec l’administration municipale. Il restera à voir quelle forme prendra cette collégialité.

La conseillère Brigitte Paquette, du «groupe des 5» a tenu à préciser qu’il n’y avait pas de conflit ouvert avec le maire: «On ne peut pas dire que M. Richer n’est pas un homme dévoué.»

La déclaration des conseillers dissidents du parti du maire

Les conseillers Claude Leroux, Joël Badertscher, Danielle Léger, Brigitte Paquette et Gaétan Bordeleau ont convoqué les médias à une conférence de presse, le 28 avril, sur la terrasse de la Gare de Prévost.

La conseillère Léger a lu la déclaration des conseillers dissidents.

Des frictions chez des employés de la Ville

Richer n’a pas voulu s’étendre longuement sur la nature de la démarche de ses conseillers, mais diverses informations mises au jour récemment indiquent qu’il y aurait eu des frictions au sein des employés de la Ville, qui se sont traduites par des reproches de certains employés et ex-employés à l’endroit du directeur général de la ville, Réal Martin. Un grief alléguant un cas de harcèlement psychologique au sein des employés est d’ailleurs présentement en cours.

Pour les uns, la gestion de la ville s’apparente à un régime de terreur sur trame de harcèlement, de démissions multiples et de crises de larmes. Pour d’autres, incluant le maire Richer et le seul conseiller qui lui soit resté fidèle, Gilbert Brunet, ce sont des cas isolés.

Le maire Richer a exprimé l’avis que toute l’affaire s’apparente à une vendetta dirigée contre le directeur Réal Martin, qu’il  défend depuis le début de la controverse comme un «homme intègre» qui sert loyalement la population de Prévost.

Le maire affirme que les conseillers démissionnaires devront éventuellement répondre de leurs gestes, sous-entendant que l’affaire pourrait éventuellement coûter des sommes importantes en frais légaux à la Ville.

Le maire maintient le cap

À court terme, M. Richer a indiqué qu’il entend continuer de servir la population et qu’il entend continuer à exercer une saine gestion de la municipalité.

«Je suis occupé à continuer de servir les citoyens et je n’ai rien à cacher. Nous avons formé une équipe aux dernières élections mais tous les échevins sont indépendants: il n’y a pas de ligne de parti, et ils auront tous les documents dont ils ont besoin pour prendre des décisions», a ajouté le maire, refusant de spéculer sur la conduite future des démissionnaires.

L’Équipe Richer telle qu’on la présentait lors de la campagne électorale de 2013

EquipeRicher-elections-Prevost-2013

Le travail du Parti Prévostois

Le maire croit plutôt que toute cette controverse découle des ambitions partisanes de certains de ses adversaires politiques qui, selon lui, ont déjà commencé à travailler en fonction d’une campagne à la mairie en 2017.

Cependant, le maire n’est pas allé jusqu’à dire s’il croyait que l’un ou l’autre des démissionnaires pouvait avoir de telles ambitions. Il s’en est plutôt tenu à nommer un citoyen de la ville, le notaire Paul Germain, dont l’opposition au conseil en place est bien connue. M. Germain est d’ailleurs vice-président d’une formation rivale, le Parti Prévostois.

Cette formation, que le maire Richer a vaincu en 2013, a d’ailleurs profité de la présente controverse pour se jeter dans la mêlée. Sa présidente n’a pas tardé dès lundi à demander la démission du maire et une étude sur la satisfaction du personnel de la municipalité.

Pour l’instant, cependant, il n’y a pas de manifestations publiques d’un rapprochement entre le Parti Prévostois et les démissionnaires de l’Équipe Richer – Alliance des citoyens(nes) de Prévost.

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