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Personnes, Réflexions, Topos

Henri Prévost prend sa retraite du Mirabel

Le personnel de rédaction de L'Écho du Nord dans les années 1980: Yolande Brasset, Claude Lamarche, Suzanne Chenier, Gilles Robert et Gaston Boucher entourent Henri Prévost.

J’ai participé à la réalisation d’un film Super 8 au début des années 1970 dans lequel Henri Prévost a tenu un rôle. (Muet, puisque le son synchrone dépassait nos moyens de l’époque.) Nous avions inclus une séquence un peu mystique avec des éclairages rasants: un personnage regardait dans la caméra en laissant la musique (The fool on the Hill des Beatles) communiquer une large part du message. Sur fond noir, les reflets de sa chevelure rousse et les bouquets de fumée de sa cigarette donnaient de très belles images. Perdues, hélas.

Je ne saurais vous dire comment et à quel moment j’ai connu Henri Prévost. Et pourtant, il n’est pas étonnant que nos routes se soient croisées si souvent. Il est comme Saint-Jérôme: il a toujours été là.  Nos racines nous ont rendus complices, notre époque nous a placés aux mêmes événements, et le métier que nous avons exercé a fait de nous des collègues.

Un peu comme moi, je soupçonne que des milliers de lecteurs de la région de Saint-Jérôme ont l’impression, par journaux interposés, d’avoir vécu tous les grands événements publics avec lui.

La meilleure école

Deux ou trois ans après ses débuts, je suis devenu journaliste à mon tour, en 1978. Drop-out inguérissable, j’ai dû apprendre à écrire dans un journal en lisant les textes de Michel Gingras, Henri Prévost et Yves Rochon. Je ne saurais vous dire si j’ai été bon élève, mais il n’y avait pas meilleure école.

Alors qu’on publie ses derniers textes en tant que journaliste à temps plein, il n’y a pas signature plus crédible à Saint-Jérôme que celle d’Henri Prévost. Sa rigueur est exemplaire. Il n’y a pas mieux que ses propres mots pour exprimer sa vision du métier «apprendre des nouvelles pertinentes aux lecteurs et les aider à mieux comprendre le monde qui les entoure, sans chercher à influencer leurs choix ou leur dire quoi penser».

Avec talent, rigueur et une éthique de travail sans compromis, il a rempli de brillante façon la mission qu’il a lui-même si bien définie. Et au-delà de ses qualités professionnelles, il a su combiner les exigences de l’objectivité journalistique avec un amour profond de sa ville et de ses gens.

Il ne vous l’écrira jamais parce qu’il n’est pas comme ça, mais ne vous détrompez pas. À travers toutes les qualités professionnelles  qui ont fait de lui le journaliste le plus respecté de son époque, il transpire un amour profond de cette région et de ses gens. Et si j’entends bien, les gens de la région le lui rendent bien.

Mario Fauteux, conseiller municipal et jeune joueur d’échecs

Lors de la séance du conseil municipal du 21 avril, qui était la dernière d’Henri Prévost à titre de journaliste du Mirabel, Mario Fauteux avait apporté un article du journaliste écrit en 1982. On voit M. Fauteux en train de disputer 10 parties d’échecs en simultané.

Mario-Fauteux-retraite-Henri-Prevost

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