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Le stationnement à Melançon, ce qui peut arriver

Un stationnement est prévu sur le terrain de baseball de la rue Melançon, après l'été.

Une analyse de Charles Michaud

Il n’est pas exagéré de dire que le moyen de pression envisagé par le groupe Revitaliser le parc Melançon s’apparente à un chantage exercé contre l’administration municipale de Saint-Jérôme et les projets d’agrandissement du Cégep et de construction de la salle de spectacle.

L’histoire dira si le stratagème aura été reçu comme une stratégie brillante ou un chantage odieux, mais les pressions évoquées par le groupe n’ont aucun rapport direct avec la proposition de transformer le terrain de baseball de l’aréna Melançon en stationnement.

À ce sujet, le conseiller municipal Marc Bourcier a manifesté une opinion très précise à propos de ce groupe.

1. Un stationnement déjà permis

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’existe ni un règlement d’urbanisme, ni une obligation politique qui puisse empêcher la Ville de Saint-Jérôme de transformer le terrain de baseball de l’aréna Melançon en stationnement.

Parti de l’idée de protéger le parc Melançon, le groupe a énoncé dès le début qu’il n’acceptera rien de plus que «quelques dizaines» de nouvelles cases de stationnement dans le parc, alors que la ville en projette 460.

2. Une pétition questionnable

Jusqu’ici, le groupe a obtenu un bon nombre d’appuis, mais pour y arriver, ses pétitionnaires ont inventé une fausse menace contre les arbres de la partie est du parc. Ils ont aussi sous-entendu du copinage entre le conseil municipal et l’équipe de hockey Les Panthères, des insinuations dont ils ne peuvent démontrer le moindre fondement.

Enfin, leur position, qu’ils présentent comme étant dans les meilleurs intérêts de l’école Dubois, a été rejetée par 8 des 10 membres du conseil d’établissement de l’école.

Il reste qu’il ne fait aucun doute que la population ne veut pas voir disparaître le boisé de l’aréna Melançon, qui est magnifique. Mais le boisé, justement n’est aucunement menacé.

3. La mécanique des référendums

Néanmoins, en date du 5 juin dernier, le groupe avait réussi à trouver deux groupes de 12 signataires qui, potentiellement, pourraient forcer une consultation populaire, voire un référendum. En fait, le processus pourrait mener à deux référendums. Portant sur deux règlements différents.

Les signatures déposées présentement ne forcent pas nécessairement un référendum. En fait, les signataires, en vertu de la loi, ont créé l’obligation pour la Ville d’ouvrir un registre des électeurs concernés par les projets. Il est à noter que les deux registres ne seront pas pareils, puisque les projets sont dans deux zones différentes.

Lors de l’ouverture du registre, la loi détermine un nombre minimal d’électeurs requis pour obliger la Ville à tenir un référendum. Selon le nombre de signatures, la Ville aura alors l’option de retirer le projet ou de provoquer un vote.

4. L’agrandissement du cégep

Le règlement PR-0309-322 vise à permettre au Cégep de Saint-Jérôme d’agrandir ses locaux sans ajouter de cases de stationnement. Bien que la ville énonce son intention d’aménager des cases supplémentaires au parc Melançon, l’adoption de ce règlement ne ferait qu’autoriser l’agrandissement du cégep et n’autoriserait pas l’aménagement du stationnement au parc Melançon, qui, comme nous l’avons expliqué, est déjà permis.

Le retrait ou le rejet du règlement forcerait le cégep à créer des places de stationnement sur un autre site, ou encore à même ses terrains. Cette dernière hypothèse est peu probable parce que les superficies encore libres sont en fait un boisé composé d’arbres matures, appelé parfois le Boisé des Soeurs. Vraisemblablement, le cégep serait contraint d’acheter ou de louer des espaces de stationnement ailleurs.

5. La salle de spectacles

L’autre règlement, numéroté PR-0309-315, vise à permettre la construction de la salle de spectacles et d’un édifice à bureaux à l’angle des rues Godmer et Latour, en soustrayant ces deux mêmes édifices de l’obligation de créer du stationnement supplémentaire. On sait que la salle de spectacles, tout comme le cégep, sont des  pierres angulaires de la volonté du conseil municipal de revitaliser le centre-ville autour d’un «Quartier des arts et du savoir».

L’adoption de ce règlement ne fera qu’autoriser la construction des deux édifices et encore une fois, n’a pas d’impact sur la règlementation qui touche le parc Melançon. Le rejet du règlement forcerait la Ville à aménager la salle de spectacles ailleurs et/ou à déplacer le projet d’édifice à bureaux, ou encore à créer des places de stationnement sur un autre site.

Paradoxalement, l’aréna Melançon déroge à la règlementation actuelle, puisque le stationnement actuel, plutôt limité, est un droit acquis. Si l’aréna Melançon devait être rénové, agrandi ou consacré à une nouvelle vocation,  la Ville serait probablement contrainte d’agrandir le stationnement de l’aréna. Sans doute à même le terrain de baseball.

 

Suggestion «de nulle part» d’un lecteur

Alors qu’on discute îlots de chaleur, développement et stationnement, le sujet devient parfois un peu lourd. Dans un registre plus léger, un lecteur nous a suggéré cette vidéo d’une structure qui permet d’empiler une quinzaine de véhicules sur l’espace occupé par deux.

#RJRIJIN

"The Best Parking Solution In The World"46 Million Views, 9 Million Shares & 2 Lakh Likes & Still Going Viral. RJ Rijin #RJRIJINhttps://www.instagram.com/rjrijin/https://www.facebook.com/rjrijin

Posted by RJ Rijin on miércoles, 22 de abril de 2015

 

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