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Incidents, Personnes, Topos

Un homme réanimé sur le trottoir

L'homme était allongé devant la façade du restaurant Cambodiana, sur la rue Saint-Georges, le 23 juin 2015.

Un homme de 66 ans qui a visiblement eu un malaise était allongé le matin du 23 juin sur le trottoir de la rue Saint-Georges, face à la rue Saint-Joseph, à Saint-Jérôme.

Quand Luc Charbonneau l’a aperçu sur le trottoir, une personne traînait l’homme inconscient. «Quand je suis arrivé, il était mort. Il n’avait pas de pouls», explique celui qui fait la navette pour Saint-Jérôme Chevrolet.

Il a retourné la victime sur le dos et commencé les manoeuvres de réanimation. Des réflexes pour M. Charbonneau, qui était ambulancier jusqu’en 2008. Un accident de la route l’a écarté de la profession depuis.

«J’ai appelé le 911, les policiers sont arrivés avec un défibrillateur. Ils l’ont réanimé. Quand ils l’ont embarqué dans l’ambulance, il avait un pouls et il respirait», raconte M. Charbonneau, qui dit que ses réflexes d’ambulancier sont revenus en une fraction de seconde.

L’homme est parti vers l’hôpital en ambulance peu avant 9h30. Une intervention et un retour à la vie pour cet homme, qui aura duré quelques minutes.

On déplorait aussi que plusieurs personnes soient passées sur la rue sans s’arrêter, même s’ils avaient vu l’homme allongé sur le trottoir. D’après la police, les gens croyaient qu’il était en état d’ébriété.

Après sa réanimation, les paramédicaux ont pris soin de l’homme allongé

Jusqu’en mai 2008, Luc Charbonneau était ambulancier. Même s’il ne peut plus pratiquer sa profession à cause d’une fracture de la colonne vertébrale, il a gardé tous ses réflexes de 25 ans de métier.

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Au Service de police de la Ville de Saint-Jérôme, on souligne l’apport considérable des défibrillateurs externes automatisés, qu’on appelle les DEA, pour ce type d’interventions.

«Depuis 2012, on les a utilisés à 97 reprises et les policiers ont ramené 21 personnes à la vie», dit le porte-parole Robin Pouliot. C’est donc 1 vie de plus sur 5 qui est sauvée par cet appareil, qu’on reconnaît à son étui orange.

On estimait utiliser les DEA de 50 à 70 fois et sauver au moins cinq vies par année, lorsqu’on a annoncé le programme il y a trois ans. Une mesure qui en vaut la peine, surtout si vous en parlez aux 21 personnes qui sont revenues à la vie grâce aux DEA.

On était occupés à sauver une vie le matin du 23 juin sur le trottoir de la rue Saint-Georges

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Quant à Luc Charbonneau, il retournait à son service de navette après les émotions de la matinée. «Aujourd’hui, les gens que je transporte sont tous bien vivants, même si je les appelle encore parfois mes patients, dit-il en évoquant sa déformation professionnelle. Mais au moins, je les conduis dans les deux directions, au lieu de seulement les déposer à l’hôpital.»

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