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Des fleurs pour Mère Hélène

Nous publions ici le texte d’Ariane Mimeault, une mère de famille de Saint-Jérôme.

Elle parle d’une entreprise qui a inclus des valeurs humaines dans son plan d’affaires.

À la fin mai, elle cherchait à retourner au travail.

On l’a su parce qu’elle a fait paraître une lettre qui commençait ainsi dans La Presse+:

Services locaux

Je suis une mère à la maison. Mes enfants ont maintenant 9 et 13 ans, il est donc urgent que je retourne sur le marché du travail pour l’argent, mais encore plus pour le statut social, car, disons-le, être mère à la maison dans le Québec d’aujourd’hui est une incongruité qui me vaut bien des jugements.

-lire la suite sur La Presse

Nous publions ici la suite de son histoire, qui fait référence à Mère Hélène, une boutique mère-enfant qui a une succursale à Saint-Jérôme depuis peu:

J’ai étudié aux HEC en gestion d’entreprise il y a de cela un siècle, et déjà à l’époque, on parlait de l’importance d’avoir une vision en tant qu’entrepreneur, de se positionner en fonction de celle-ci, d’établir ses valeurs d’entreprise, sa mission, etc.

Je pensais mettre en pratique ces enseignements lorsque je me lancerais en affaires, mais comme mes projets n’ont pas vu le jour, ou sinon à très petite échelle, je n’ai pas eu l’occasion de les éprouver. Mais ces apprentissages sont restés gravés sur mon disque dur parce qu’ils faisaient écho en moi, me convainquant qu’il y avait moyen de rendre le monde des affaires plus humain, suffisait d’en faire une priorité et de prendre les décisions en conséquence.

Puis, ces belles théories sont tombées en dormance, puisque jamais utilisées et malheureusement rarement croisées sur mon parcours d’employée. Jusqu’à ce qu’elles remontent à la surface d’un coup suite à la rencontre de deux femmes d’affaires allumées, qui ont bâti leur business autour de principes qui teintent leur entreprise dans tous ses aspects.

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Je parle ici d’Estelle Morin et de Nathalie Poirier, les deux propriétaires des boutiques Mère Hélène spécialisées en produits mère-enfant, dont l’une des succursales a pignon sur la montée Sainte-Thérèse, à Saint-Jérôme.

Ce sont elles qui m’ont généreusement proposé de les rencontrer suite à la publication de mon texte intitulé Y a-t-il un employeur pour moi?, où j’exposais la difficulté de réintégrer le marché du travail après une longue pause dédiée à l’éducation de ses enfants.

Alors que, bien naïvement, je ne m’attendais pas du tout à ça, mon texte a déclenché un tsunami de réactions, presque toutes sympathiques à ma «cause» et parmi celles-ci, l’invitation de Mère Hélène.

En moins de temps qu’il ne faut pour crier bébé, je me suis retrouvée dans le bureau des proprios à discuter avec elles de philosophie d’entreprise, de valorisation des talents de chacune, d’ouverture aux nouvelles idées, de flexibilité des horaires, d’écoute du client, de service-conseil éclairé, de formation adaptée, de travail collaboratif, de disponibilité à distance via Skype, de rémunération respectueuse et motivante, de développement local, de passion, de vision, de détermination, bref, vous l’aurez compris, j’ai passé un moment très enrichissant avec des femmes super inspirantes!

Des femmes d’affaires indéniablement, mais des femmes de cœur avant tout. Et j’ai trouvé ça tellement réjouissant et encourageant de constater que oui, c’était possible d’avoir des valeurs entrepreneuriales «humaines», de les inclure dans son plan d’affaires, de les mettre en application au quotidien et qu’au bout du compte, ça fonctionne! Pas juste en principe, en pratique aussi! Wow!

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Double «Wow!» lorsque celles-ci m’ont recontactée quelques temps plus tard pour m’offrir une collaboration qui se concrétisera dans les mois à venir. Des femmes de cœur je vous disais! Vite, profs des HEC, dépêchez-vous de prendre rendez-vous avec ces leaders exceptionnelles, de bien beaux modèles à suivre pour vos étudiants!

Ariane Mimeault

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