fbpx
Personnes, Topos

Les gens sont généreux, mais il faut demander!

On a salué la carrière d'Aline Desjardins à la Fondation de l'Hôpital régional de Saint-Jérôme, le 7 juillet 2015. Photos par André Bernier

En quittant la Fondation de l’Hôpital régional de Saint-Jérôme, Aline Desjardins parle de générosité et de philanthropie.

«Oui, les gens sont généreux…. mais il faut leur demander!» C’est ainsi qu’Aline Desjardins amorçait sa réflexion sur le générosité des gens, qui sont aujourd’hui sollicités de toutes parts par d’innombrables causes et oeuvres de charité.

Dans une conversation à bâtons rompus quelques minutes avant la tenue d’un 5 à 7 pour souligner sa retraite, elle ajoutera que le défi de convaincre les gens à contribuer à une cause est devenu complexe.

«Le web, entre autres, ça change la donne. Ça crée un désir d’interaction et de participation. Les gens veulent s’impliquer, mais il faut leur donner l’occasion de poser un geste. Et les entreprises embarquent, mais elles veulent de la visibilité.»

Gétan Lajeunesse, Aline Desjardins, Roger Gibb, Astrid Lajeunesse et Pierre-Michel Gauthier.
Gaétan Lajeunesse, Aline Desjardins, Roger Gibb, Astrid Lajeunesse et Pierre-Michel Gauthier.

Aline Desjardins est bien placée pour offrir ses réflexions sur la philanthropie. En juin 2015, elle vient de quitter pour de bon son emploi à la Fondation de l’Hôpital régional de Saint-Jérôme, qu’elle a dirigé de 1999 à 2014. (Depuis un an, elle est restée à titre de personne ressource.)

«La fondation s’est fait connaître dès ses débuts grâce, entre autres, à la course de petits canards jaunes sur la rivière du Nord au début des années 1990. Depuis quelques années maintenant, nos activités de participation, dont Vélo à notre santé et Courir à notre santé, ont fait en sorte que notre fondation est bien connue de la population et reçoit un soutien remarquable.»

Au fil des 25 ans de son existence, la Fondation de l’Hôpital a permis de cueillir environ 15 M$ en dons, dont plus de 13 M$ ont été utilisés pour l’achat d’équipements médicaux utilisés à l’hôpital.

En compagnie de Gaétan Ruel, un des pionniers de la fondation.
En compagnie de Gaétan Ruel, un des pionniers de la fondation.

La force d’un réseau

TopoLocal a demandé à Aline Desjardins de nous dire quel a été l’apprentissage le plus significatif de son expérience. Elle a répondu sans hésiter.

«La force incroyable des relations interpersonnelles dans une communauté! Tout au long de mon travail à la fondation, j’ai eu le privilège de cotoyer des gens capables de rallier d’autres personnes grâce à un simple coup de fil. Ensemble, ces personnes ont permis à la fondation de réaliser de grandes choses et de mobiliser beaucoup de personnes autour de notre mission.»

Et le réseau de la santé?

Puisqu’elle a travaillé aussi longtemps en étroite connexion avec le milieu de la santé, impossible de ne pas demander à Aline Desjardins comment elle perçoit le réseau de la santé publique.

Elle dira: «Quand on travaille à la fondation, il faut savoir faire abstraction des controverses et des bouleversements et mettre le focus au bon endroit. L’essentiel de notre travail, c’est de faire du mieux que l’on peut pour améliorer la situation. Mais si j’avais à identifier un seul facteur qui ferait une différence énorme, je dirais que c’est l’accès. Au Québec, c’est parfois difficile d’entrer dans le système. Mais quand on y est, le professionnalisme, le dévouement et la qualité du travail des gens sont indiscutables.»

Suzanne Fortin venue souhaiter une agréable retraite à Aline Desjardins.
Suzanne Fortin venue souhaiter une agréable retraite à Aline Desjardins.

Un chemin imprévu

Pour Aline Desjardins, le travail dans le domaine de la philanthropie aura été un chemin imprévu. Bien sûr, sa jeunesse l’avait préparée à travailler sur la place publique. «Mon père, Fernand Desjardins, avait un magasin à Sainte-Agathe, et il était impliqué dans tout ce qui bougeait au village. Il a été échevin, actif dans les comités de loisirs, organisateur de carnaval, etc. Et toutes ces activités se discutaient, bien souvent, autour d’une caisse de bière au magasin.»

«Plus tard, j’ai étudié en communications et en marketing, mais quand j’ai trouvé un emploi aux ressources humaines chez Bell Helicopter, en 1985, je croyais bien que j’y ferais carrière pour le reste de ma vie.»

Parmi ses responsabilités chez le fabricant d’hélicoptères, elle prendra en charge la levée de fonds pour Centraide Laurentides, dont elle joint l’équipe en 1992 en tant que directrice de campagne de levée de fonds.

Robert Charland, très impliqué dans Vélo à notre santé, en compagnie d'Aline Desjardins.
Robert Charland, très impliqué dans Vélo à notre santé, en compagnie d’Aline Desjardins.

Son chemin la mène ensuite à Ottawa où elle travaillera pour le regroupement des Centraide avant de revenir dans les Laurentides en 1999 pour se joindre à la fondation de l’hôpital. En revenant sur son parcours, elle évoquera une fois de plus l’esprit communautaire qu’elle a senti chez tant de bénévoles, et qui a rendu son parcours aussi intéressant. «Si c’était tout à refaire, je ne changerais absolument rien», a-t-elle conclu.

Pour la postérité, un selfie avec Étienne Morin.
Pour la postérité, un selfie avec Étienne Morin.
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!
>
Send this to a friend