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Personnes, Politique, Topos

Une conversation avec Joey Leckman

Joey Leckman est le candidat du Parti vert aux élections fédérales du 19 octobre. Il enseigne l'éducation physique au Cégep de Saint-Jérôme.

À l’approche des élections fédérales, cinq des six candidats ont accepté de nous rencontrer pour une entrevue.

Nous avons voulu aller au-delà des plateformes des partis politiques et permettre à nos lecteurs d’en apprendre davantage sur les personnes qui sollicitent le mandat de les représenter à Ottawa.

Le texte qui suit résume notre conversation avec Joey Leckman, le candidat du Parti vert du Canada dirigé par Elizabeth May.

Qu’est-ce qui vous attache au comté Rivière-du-Nord?

«Je suis né à Sainte-Dorothée et j’y ai passé ma jeunsesse. Puis j’ai grandi à Montréal. Mais au fil des vacances que j’ai prises et d’autres séjours dans les Laurentides à divers moments, je pense que je me suis toujours dit que j’y habiterais un jour.

J’ai fait mes études à Montréal, et j’ai eu quelques emplois en ville. Mais ma conjointe est gynécologue et être médecin, à Montréal, c’est pas une vie. Donc quand on a décidé de s’installer, ça a été naturel de venir dans les Laurentides. On habite Prévost. Et j’enseigne l’éducation physique au Cégep de Saint-Jérôme.»

En lisant votre nom, on croirait que vous auriez un accent…

«Mon nom de famille, Leckman, est de souche polonaise. Mais je suis aussi un Giasson de par la famille de ma mère. En boutade, je me dis que je suis une sorte de bâtard culturel. On fête Noël et le Jour de l’An avec des chansons à répondre et en tapant du pied, mais on a aussi, dans ma famille, des rituels plus conventionnels à la fête de l’Épiphanie, le 6 janvier. C’est un héritage de deux cultures.

Mais comme beaucoup de québécois, mes souches remontent assez loin. De tous les Leckman que je connais dans ma famille, je suis le seul à avoir mis les pieds en Pologne.»

Vous avez toujours songé à faire de la politique?

«Pas comme tel, mais je me suis toujours impliqué dans des causes auxquelles je croyais et je demeure persuadé que chaque individu peut avoir un impact.

Aussi, j’ai eu la chance de faire mon métier d’enseignant dans une grande diversité d’écoles et à divers niveaux et je me suis rendu compte que ce que je préfère, c’est les échanges avec les étudiants. Donc le plaisir de participer à des réalisations en groupes, grands et petits.

Enfin, sur le plan personnel,  je me suis rendu compte que c’est quand j’agis que je suis heureux. C’est inutile d’observer les choses à partir de chez soi, de réagir et de s’enrager, il faut faire quelque chose.

Bien sûr, les organismes communautaires et les groupes à but non lucratif peuvent sensibiliser les gens et militer pour changer les comportements, et c’est génial de prendre part à des activités locales avec nos proches et nos voisins. Mais la politique, c’est un moyen plus puissant de changer les choses dans une direction positive. Donc, me voilà!»

Qu’est-ce qui vous a fait choisir le Parti vert?

«D’abord, parce que les questions d’environnement m’ont toujours préoccupé. J’ai des enfants et j’ai le désir de leur laisser un milieu de vie sain.

Je crois aussi que le Parti vert est le seul qui est prêt à poser des gestes concrets pour vraiment changer la structure de notre démocratie. Je crois qu’il faut décentraliser et ramener le pouvoir au niveau local si on veut compter sur la participation des gens.

De plus, la diversité des points de vue est noyée dans les vieux partis. Au Parti vert, c’est correct qu’il y ait des divergences selon les régions et les localités. C’est important que les débats aient lieu de façon transparente, mais les vieux partis en sont incapables. Il n’y a pas d’autre parti qui incarne cette vision et ces valeurs.

Il y a encore des exemples concrets sur cette terre où les gestes des gens réussissent à changer des choses. Même si c’est parfois lent et difficile, on voit des pays et des sociétés où il se fait des changements. Et très souvent, c’est au sein du Parti vert que les discussions ont commencé.

Souvent, les idées du Parti Vert se retrouvent dans les plate-formes des partis traditionnels… 10 ou 20 ans après qu’on en ait parlé.»

Une vision à long terme

«Vous savez, le Parti vert voit l’avenir à long terme. Nous aurons le courage de prendre des décisions impopulaires si nous croyons protéger nos enfants ou petits-enfants. Le pipeline, par exemple: notre position est claire, c’est trop dangereux! Nous croyons que notre collectivité ne devrait pas prendre ce risque-là.

Quant à l’électrification des transports et à la fin de notre dépendance envers les carburants fossiles, notre point de vue, autrefois marginal, commence à s’imposer.

J’ai aussi dit lors du lancement de ma campagne que notre région doit raffiner encore davantage sa stratégie de développement économique autour de notre plus précieuse ressource: la nature. Cela veut dire protéger le Parc du P’tit train du Nord sur toute sa longueur, nous assurer que sa continuité ne soit jamais brisée, et protéger le magnifique Parc des falaises du secteur Prévost et Piedmont.

C’est sûr qu’il faut donner un coup de barre pour mieux partager la richesse. Vous savez, en augmentant le salaire minimum des gens, on va aussi augmenter leur pouvoir de dépenser et cela va contribuer à la santé de notre économie.

Enfin, nous devons absolument prendre les moyens de mettre en valeur notre industrie agricole, ce qui veut dire faire le maximum pour favoriser la consommation d’une nourriture locale et biologique.

Chaque petit geste compte. En commençant par celui d’aller voter.»

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