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Chasse-Galerie: on prend toujours un canot

L'équipe de Chasse-Galerie La légende était à Saint-Jérôme, le 21 février pour parler du film.

Un film à propos d’un canot volant prend l’affiche ce vendredi au cinéma de Saint-Jérôme. Les gens qui l’ont fait étaient là dimanche dernier pour parler de Chasse-Galerie La légende.

Il faut savoir avant tout qu’il y a bien plus qu’un canot volant dans cette histoire. Il y a le diable, des amoureux, un notaire, des bûcherons, Mozart et du froid.

La chasse-galerie est une histoire qu’on se raconte au Québec depuis au moins cent ans.

Dans la plupart des versions, il est question d’une nuit froide et d’hommes qui s’ennuient de leurs compagnes à la veille du jour de l’An. Ils demandent au diable de les emmener chez eux pour la nuit.

Une adaptation au goût du jour

Le père du réalisateur Jean-Philippe Duval en a lui-même recueilli des versions pour une recherche universitaire. «Je voulais vraiment adapter cette histoire-là pour les gens d’aujourd’hui, en respectant l’esprit qui la rend éternelle», dit-il.

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Le couple d’amoureux-dont-le-sort-est-en-jeu, incarné par Francis Ducharme et Caroline Dhavernas, se défend bien d’être une autre version d’Émilie Bordeleau/Ovila Pronovost ou de Donalda/Alexis. «C’est une femme d’affaires qui assume ses choix et mon prétendant a de l’ambition. Ça fait de nous un couple contemporain, je ne passe pas l’hiver à l’attendre en pleurant», disait Caroline Dhavernas à propos de son rôle.

François Papineau voulait aussi être un diable nuancé, s’il est possible d’en faire un. «Mon personnage a besoin que les gens acceptent ce qu’il leur offre. Si j’avais été tout-puissant, il n’y aurait pas eu d’histoire. Ils ont toujours le choix de me vendre leur âme.»

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Le froid comme acteur principal

Le mois de février 2015 a aidé l’équipe à rendre le film encore plus authentique puisqu’il a été le plus froid depuis 115 ans. «On était dans un vrai camp de bûcherons, aménagé à l’ancienne et on bûchait du vrai bois à -30 degrés Celsius. La buée que vous voyez dans le film quand les gens parlent, elle n’a pas été ajoutée à l’écran!», dit le réalisateur.

Ce souci du détail est partout dans le film, tourné à Chertsey, Rawdon et Saint-Adolphe-d’Howard. On a bénéficié d’une forêt prêtée. Le propriétaire avait accepté qu’on coupe les arbres «pour la postérité de la Chasse-galerie».

Et les effets de canot volant ont été réalisés avec une grue. «Même si c’est un canot qui vole, on voulait que le rendu soit le plus réaliste possible. Je pense que c’est réussi», dit le producteur Réal Chabot.

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La bande-annonce du film

Le film est à l’affiche à partir du 26 février.

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