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Le journal local n’est pas un Publisac

D'après les chiffres de TC Média, le Publisac «rejoint» 3,5 millions de portes par semaine.

Le président de TC Media François Olivier affirme que sa compagnie a besoin de «toute l’aide possible du côté gouvernemental» pour aider son entreprise à contrôler les frais de recyclage.

À mon avis, cette affirmation est cousue de fil blanc, gros comme un cordage de bateau.

Et M. Olivier en ajoute une couche quand il évoque la fragilité du modèle d’affaires des journaux locaux.

TC est, de très loin, un imprimeur et un distributeur beaucoup plus qu’un éditeur. C’est 75% de son chiffre d’affaires.

Services locaux

Le principal média de TC est, en fait, un sac de plastique, dans lequel son entreprise glisse quelques pages d’information noyées dans des journaux de plus en plus minces. Journaux qui sont noyés eux-mêmes dans une orgie de circulaires.

16 pages d’information pour 350 pages de pub

Cette semaine, le Publisac laissé à ma porte contenait un journal local de 36 pages, truffé d’au moins 20 pages d’annonces. Le sac contenait aussi 330 pages de circulaires.

Déplorer les coûts de recyclage élevés et faire appel aux fonds publics pour en soulager la facture relève d’une cupidité effrontée.

On pourrait suggérer à M. Olivier de refiler ces coûts à ses clients.

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Déjà qu’il remplit ma boîte aux lettres, le Publisac devrait se retenir de fouiller dans mes poches.

 

Déclaration d’intérêt: Je suis co-éditeur de TopoLocal, un média numérique indépendant de nouvelles locales, présent à Saint-Jérôme et depuis peu dans les Pays d’en Haut.

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