fbpx
Affaires, Personnes, Topos

Lucien G. Rolland est mort

Lucien G. Rolland, dans les années 1960.

Lucien G. Rolland est décédé mardi, le 19 avril, à l’Hôpital régional de Saint-Jérôme. Un hôpital situé à quelques pas de l’usine de la compagnie qu’il a dirigée pendant de nombreuses années, et à laquelle il a imprimé une vitalité remarquable.

Le pavillon voisin de l’édifice principal de l’hôpital porte d’ailleurs le nom de Lucien G. Rolland. Une marque d’appréciation pour celui qui a fait don du terrain et qui a soutenu de nombreuses causes. C’est aussi la compagnie Rolland qui avait donné, en 1947, le terrain sur lequel se trouve aujourd’hui le complexe hospitalier qu’on a longtemps appelé l’Hôtel-Dieu.

M. Rolland a appuyé de nombreuses causes locales. Il avait présidé la toute première campagne de Centraide Laurentides dans les années 1960 alors que l’organisme s’appellait la Fédération des oeuvres de charité. Depuis 1984, il était aussi officier de l’Ordre du Canada.

Une photo de l’homme il y a quelques années

20160419-lucien-g-rolland

Depuis 1942

Lucien Rolland était d’abord entré dans l’entreprise familiale en 1942, à l’usine de Mont-Rolland. Dix ans plus tard, à 35 ans, il était devenu le président de la compagnie. Il a été le maître d’oeuvre d’une modernisation énergique de la compagnie qui s’est tournée vers sa spécialisation en papiers fins.

Il était aux commandes de la Rolland quand elle a fêté son centenaire en 1982, exprimant à cette occasion sa fierté de voir l’entreprise fondée par sa famille atteindre une telle longévité.

Dix ans plus tard, il quittait ses fonctions lors de la vente de la compagnie Rolland au Groupe Cascades.

M. Rolland lui-même était presque centenaire. Né en 1916, il avait fêté en décembre dernier son 99e anniversaire.

Une autre plus récente, prise à l’été 2015

20150801-lucien-g-rolland

«Un grand jérômien»

Mario Fauteux, conseiller municipal de Saint-Jérôme habituellement volubile, a choisi le silence le jour de son décès, se permettant même une très rare absence de l’assemblée du conseil municipal.

L’attachement de M. Fauteux pour la compagnie Rolland et son président est bien connu. Il y a travaillé durant 38 ans et a déjà déclaré que son rôle dans l’organisation des fêtes du 125e anniversaire de la compagnie en 2007 était un sommet dans sa vie personnelle et professionnelle.

Sachant que M. Rolland se mourait, M. Fauteux avait fait remarquer à quel point Lucien Rolland se tenait jeune, maniant l’ordinateur comme s’il avait 20 ans, et faisant ses propres montages vidéo de voyages.

«C’est un homme qui demeure une inspiration pour moi à titre personnel, et une inspiration pour tous les jérômiens», dit M. Fauteux, qui partageait avec M. Rolland une passion pour la pêche à la mouche.

Il se plaisait à raconter l’anecdote suivante: «À la question Comment faites-vous pour demeurer aussi jeune? Sa réponse venait vite: Les journées de pêche ne comptent pas dans le décompte!»

En 2007, au 125e de la Rolland

Entouré des frères Lemaire du Groupe Cascades, M. Rolland était de la célébration du 125e anniversaire de l’usine de papier de Saint-Jérôme, en 2007.

Si vous cliquez sur la photo, elle vous mènera à un dossier publié par La 15 Nord, il y a bientôt 10 ans.

Lucien-Rolland-freres-Lemaire-Cascades-125e-2007

Une compagnie fondée en 1882

Libraire installé à Montréal, Jean-Baptiste Rolland voulait assurer son approvisionnement en papiers fins de qualité. Il a construit en 1882 à Saint-Jérôme la toute première usine de papiers fins au Canada, avec l’appui du curé Labelle et des autorités municipales.

La compagnie a pris une rapide expansion et, dès 1904, une seconde usine voyait le jour près de Sainte-Adèle, à un endroit qui allait s’appeler Mont-Rolland.

Tant à Saint-Jérôme qu’à Mont-Rolland, les usines Rolland ont joué un rôle économique et social important. Source de bons emplois, en grand nombre, la compagnie a tracé une empreinte profonde dans la mémoire collective.

Passée des mains de la famille Rolland au Groupe Cascades, l’usine jérômienne a été rachetée par une entreprise américaine qui l’exploite toujours sous le nom de Papiers Rolland.

Quant à l’usine de Mont-Rolland, maintenant inactive, elle fait présentement l’objet d’un ambitieux projet récréo-touristique à Sainte-Adèle.

Do NOT follow this link or you will be banned from the site!
>
Send this to a friend