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Pierre Morabito, candidat à la mairie de Sainte-Adèle

Pierre Morabito est candidat à la mairie de Sainte-Adèle, à l'élection du 1er mai 2016.

Les citoyens de Sainte-Adèle seront appelés à élire un nouveau maire le 1er mai.

TopoLocal publie ici une rencontre avec le candidat à la mairie Pierre Morabito.

Les détails quant au vote sont sur le site web de Sainte-Adèle.

Dire les choses plus clairement

«La Ville de Sainte-Adèle est en bonne santé et je me propose de continuer dans la même veine. Trois choses me semblent essentielles pour la bonne suite des choses. D’abord, il faut rendre la politique compréhensible en s’approchant des gens. Il faut aussi bien gérer les fonds publics. Et troisièmement, il faut injecter une dose de gros bon sens dans la règlementation.»

Voilà, en trois phrases, comment Pierre Morabito entend mener sa barque s’il est élu maire de Sainte-Adèle.

Conseiller depuis 2009

Morabito est membre du conseil depuis 2009. En 2008, à sa première tentative en tant que candidat indépendant à un poste de conseiller, il a été battu. Dès l’année suivante, il a été élu conseiller au siège numéro 6, au sein de l’équipe du maire Réjean Charbonneau. Réélu par acclamation aux élections de 2013, il a quitté son poste de conseiller à la fin de janvier pour se présenter à la mairie.

Retraité de la CSN, M. Morabito habite Sainte-Adèle depuis 25 ans. Il a d’abord travaillé comme préposé aux bénéficiaires dans le secteur de la santé avant de joindre la permanence de la CSN à titre de conseiller syndical. Il a pris sa retraite en 2010.

«Quand M. Charbonneau a annoncé son départ le 11 janvier, j’ai participé à une rencontre téléphonique quelques jours plus tard avec mes collègues du conseil. Comme d’autres, je savais que M. Charbonneau n’avait pas l’intention de se présenter en 2017. Et pour ma part, j’avais déjà dit que j’avais l’intention de me présenter à la mairie. J’ai donc avisé mes collègues de mes intentions.»

Le 18 janvier, Morabito annonçait publiquement sa candidature à la mairie lors de l’assemblée du conseil municipal. Il en a profité pour s’aligner dans la continuité des engagements pris par le parti de M. Charbonneau. «J’ai aussi tenu à annoncer ma décision rapidement puisque je devais quitter mon poste de conseiller pour devenir candidat. Je ne voulais pas provoquer deux élections», ajoute-t-il.

Des efforts de communication déjà engagés

«Nous avions fait des promesses quant à la communication et la transparence et je crois que ces objectifs sont en bonne partie réalisés. Néanmoins, le sens de mon engagement, c’est d’accélérer ces changements et de les compléter avant 2017, comme le voulait notre programme.»

«Je ne ferai pas de promesses creuses, mais plutôt laisser parler mes actes: au cours de 2014 et 2015, j’ai tenu sept rencontres publiques à l’intention des gens de mon quartier. Le but, c’est de rendre la politique municipale plus accessible. Il n’y a pas d’ordre du jour précis, donc les citoyens peuvent y discuter les points qu’ils veulent.  S’il tient vraiment à communiquer avec la population, ç’aurait été le fun de voir M. Milot assister à l’une de ces rencontres», dit-il.

S’approcher des gens

«C’est important de faire cet effort parce que les politiciens et les employés municipaux sont capables de tomber dans un langage hermétique qui ressemble à une langue étrangère par moments.

J’ai entendu beaucoup de commentaires sur la règlementation, au point où je pense que la Ville doit ajuster son orientation. Il faut se voir moins comme une gardienne des règlements, et davantage comme une organisation au service des citoyens.

Je pense que les gens comprennent qu’il doit y avoir des règles, mais je pense aussi qu’il faut avoir une approche qui les assiste dans la réalisation de leurs projets. Ce n’est pas réaliste de penser qu’on puisse appliquer les mêmes règlements partout, mur-à-mur, sans aucune flexibilité.»

Pas d’accord avec le constat de Milot

«Robert Milot affirme que les taxes sont trop élevées et fait grand état de sa promesse de geler les taxes en 2017. Pour ma part, je ne veux pas mêler le monde avec des statistiques, je leur dis simplement une chose: « Regardez votre compte de taxes. »

Si on en croit Milot, tout va mal à Sainte-Adèle. Je ne suis pas d’accord.

Sans parler d’un boom immobilier exceptionnel, Sainte-Adèle récolte près d’un million de dollars par année en taxe de Bienvenue. Ça signifie toujours bien que des gens viennent s’installer chez nous.

De plus, le dossier de la Place des Citoyens s’aligne de la bonne façon avec un rôle accru des organismes, dont la chambre de commerce. C’est essentiel car je crois que cette place publique est sous-utilisée.

On sent bel et bien une plus gramde implication de la population, donc je ne crois pas aux propos de M. Milot. Je ne comprends pas comment on peut dénigrer ainsi une ville qu’on veut représenter.»

Beaucoup de travail à faire

«Avec les programmes d’infrastructures lancés par les gouvernements, nous pouvons profiter de 3 ou 4 millions de dollars de subventions dans les années à venir, nous avons besoin de cet argent, nous avons besoin de bien l’utiliser car il n’y en aura pas de trop. Je ne crois pas qu’un conseil municipal doive départager les kilomètres d’asphalte selon les quartiers de chacun des élus, mais plutôt en tenant compte des priorités de la ville.

Dans le passé, on a vu des fonctionnaires demander à des conseils où mettre de l’asphalte. Je crois plutôt qu’il faut demander à nos fonctionnaires d’identifier les priorités. C’est la meilleure façon d’améliorer la situation de façon organisée et raisonnable.»

Mettre la population dans le coup

«Je suis profondément convaincu qu’on peut impliquer davantage les citoyens dans les affaires de la ville. Pour moi, la raison d’être de la politique c’est de servir la population. Quand j’ai le cafard, mon réflexe c’est d’aller vers les citoyens pour entendre ce qu’ils ont à dire. Je suis du genre à ouvrir grandes les fenêtres et respirer l’air des événements avant de prendre des décisions.

Par exemple, j’ai tenu, avec l’appui de mes collègues du conseil, à ce qu’un conseiller soit à la table de négociation avec les employés municipaux. C’est essentiel de les impliquer dans notre vision. Les employés de la Ville ont des compétences, il faut les encourager à travailler en partenaires avec la population.»

Lise Gendron aurait «changé de position»

Enfin, M. Morabito s’en est pris à la position de la candidate Lise Gendron dans le dossier du projet de centre de transbordement de déchets de la MRC, dont la construction s’annonce sur le territoire de Sainte-Adèle. La candidate Lise Gendron a annoncé qu’elle fera de l’opposition à ce projet son «cheval de bataille». Or, dit M. Morabito, «elle semble avoir changé de position. À quelques reprises au conseil des maires de la MRC, alors qu’elle représentait Sainte-Adèle, elle a accepté des résolutions favorables au projet», ajoute-t-il.

L’équipe Morabito

Catherine Landry-Larue, au siège numéro 6 et Sylvain Maher, au siège numéro 3, font partie de l’équipe de M. Morabito.

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