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Bruno Laroche est le candidat de la CAQ

François Legault, chef de la Coalition avenir Québec, annonce que Bruno Laroche est le candidat de son parti pour l'élection à venir à Saint-Jérôme.

 

Bruno Laroche sera le candidat de la Coalition avenir Québec(CAQ) lors des prochaines élections partielles provinciales à Saint-Jérôme.

L’éclairage bleu, les partisans enthousiastes, les drapeaux, les caméras, le podium, le chef François Legault, tout y était à Saint-Jérôme jeudi matin, sauf la surprise. Car les rumeurs au sujet de la candidature de M. Laroche, qui est présentement maire de Saint-Hippolyte, se précisaient de jour en jour.

Legault «très heureux»

Le chef de la CAQ se réjouissait d’avoir trouvé un «candidat de qualité» pour représenter son parti à l’élection partielle qui déterminera le successeur de l’ex-chef du Parti québécois(PQ) et député de Saint-Jérôme Pierre Karl Péladeau.

François Legault a rappellé que Laroche est un politicien municipal chevronné, qu’il est préfet de la MRC de Rivière-du-Nord et président de la table des préfets des Laurentides, en plus d’être un entrepreneur.

«C’est un profil qui convient très bien au comté et à la CAQ», a-t-il dit, ajoutant qu’il serait difficile pour la CAQ de trouver meilleur candidat.

Pas de référendum

La plateforme que la CAQ entend défendre lors de l’élection est déjà très claire. Avec une voix intentionnellement monocorde, Legault a dit que son parti parlera «d’emplois et pas de référendum, d’économie et pas de référendum, de réductions d’impôt et pas de référendum, de santé et pas de référendum.»

Une lutte à deux

Déjà dans son propos, on sent que le chef caquiste croit que l’élection dans Saint-Jérôme sera une course à deux entre son parti et le PQ. À l’élection générale de 2014, les deux partis cumulés avaient obtenu près de 70% des voix.

Il a été encore plus clair quelques moments plus tard. Commentant la visite à Saint-Jérôme du ministre de la santé Gaétan Barrette, du premier ministre Couillard et d’autres membres du cabinet, il a dit, malgré la visite de dirigeants du Parti libéral: «Je m’excuse, mais ce sera une lutte à deux.»

«M. Barrette est venu à Saint-Jérôme cette semaine et M. Couillard est ici cet après-midi. Moi je serais gêné à leur place», a-t-il dit. Rappelant que l’attente à l’urgence de l’hôpital de Saint-Jérôme est de 26 heures en moyenne, il ajoutait: «Comment ça se fait que deux médecins ne voient pas ça?»

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Tannés des luttes stériles

Pour sa part, Bruno Laroche se dit enthousiaste face à ce nouveau défi. Affirmant que les électeurs québécois en ont marre de voir les luttes entre péquistes et libéraux, Laroche estime que la CAQ est «une option qui change le visage politique du Québec».

Laroche a dit que les électeurs sont «tannés de voir le débat stérile entre le PQ et les fédéralistes, pendant que les libéraux traînent de la patte en santé et continuent de faire des magouilles avec leurs p’tits amis.

«Saint-Jérôme a pris sa place de capitale régionale et mérite une représentation digne de son statut. Il y a des besoins urgents dans cette région et je veux porter ces messages-là à Québec», a-t-il conclu.

Une candidature bien reçue

M. Laroche n’a pas d’appuis formels parmi ses collègues maires de la région, mais dans l’ensemble, sa candidature est jugée très positive.

Tous deux souverainistes, la mairesse de Sainte-Sophie Louise Gallant et le maire de Saint-Colomban Jean Dumais ont assisté à l’annonce de sa candidature et avoué que le choix de Laroche les interpelle. «Ça brasse les puces», a dit Mme Gallant.

Rencontré le même jour par TopoLocal, le maire de Prévost Germain Richer a affirmé qu’il ne se prononcera pas tout de suite.

Du côté de Saint-Jérôme, la conseillère Johanne Dicaire était présente au lancement de M. Laroche, sans toutefois annoncer une prise de position. On sait que le conseiller municipal jérômien Mario Fauteux, militant péquiste de longue date, a déjà annoncé son appui à son collègue Marc Bourcier, qui sera bientôt désigné par le Parti québécois.

Gilles Robert, qui a été député péquiste de 2008 à 2012, a pour sa part indiqué qu’il ne prendra pas position. Quant au maire Stéphane Maher, il s’est dit «très impressionné» par la qualité de la candidature de M. Laroche, tout en ajoutant qu’il ne prendra pas position dans la course.

«Je me réjouis qu’il y ait des candidats de qualité. J’aurai une liste de demandes pour chacun d’eux, mais je ne crois pas qu’il serait convenable que je prenne position publiquement.»

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Des élections? Pas cet été, mais avant Noël

Quant à la date des élections partielles, seul le premier ministre Couillard pourrait en confirmer la date et il n’en est pas là. Il faut dire que l’association libérale de la circonscription de Saint-Jérôme n’a pas encore annoncé de candidat.

Selon la loi, des élections doivent être annoncées dans les six mois suivant la démission d’un député, ce qui impose une date limite le 2 novembre, puisque Pierre Karl Péladeau a démissionné le 2 mai.

Nous avons questionné M. Couillard à ce sujet plus tard dans la journée de jeudi, lors de son passage au Cégep de Saint-Jérôme. Le premier ministre a dit que, dans le passé, il n’y avait certainement pas beaucoup de situations où il s’était déclenché des élections alors qu’un des principaux partis n’avait pas de chef élu.

Il a aussi ajouté qu’il ne demanderait pas aux électeurs de faire des choix au cours de l’été, mais qu’il les encourageait à réfléchir. On peut donc s’attendre à un scrutin à partir d’octobre, puisque le nouveau chef péquiste devrait être choisi au début de ce mois.

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