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Affaires, Politique

Taxi: «pas de UberX, ni à Saint-Jérôme ni au Québec»

Les responsables de la compagnie de Taxi de Saint-Jérôme, Alain Jasmin et Steven Morin, ont rencontré Martine Ouellet et Marc Bourcier, du Parti québécois, qui sont contre le service UberX au Québec, le 2 septembre 2016 à Saint-Jérôme.

Les propriétaires de taxi de Saint-Jérôme ne veulent pas voir UberX sur leur territoire.

Pour devenir propriétaire d’une voiture de taxi à Saint-Jérôme, il faut investir entre 175 000$ et 200 000$ pour acquérir un permis et une voiture. Il faut ensuite assumer tous les coûts de la réglementation en matière de sécurité et d’entretien des véhicules, et, dans la cas des membres de la compagnie de Taxi Saint-Jérôme, offrir un service courtois et de première qualité.

En retour, les propriétaires s’attendent à ce que le nombre de permis et la tarification des courses soient règlementés.

C’est pourquoi les propriétaires et chauffeurs de taxi jugent déloyale la concurrence de UberX, une application mobile qui permet à tout automobiliste intéressé de transporter des gens en se faisant payer.

Une entente négociée en fin de semaine entre le gouvernement et Uber leur permettra d’ailleurs d’être sur les routes du Québec dès jeudi. En échange, Uber s’engage à percevoir les taxes de vente habituelles lorsque des courses sont achetées par les contribuables du Québec.

Des appuis

Les chauffeurs de Taxi Saint-Jérôme ont plusieurs alliés. À commencer par le maire Stéphane Maher qui a dit très clairement, il y a maintenant un an, qu’il ne veut pas voir UberX à Saint-Jérôme. «S’ils viennent chez nous, on leur donnera 24 heures pour quitter la ville», disait-il alors.

Le conseiller municipal et candidat du Parti québécois dans Saint-Jérôme Marc Bourcier a répété qu’il appuie leur cause. Il l’a fait en compagnie de la candidate à la chefferie du parti, Martine Ouellet, vendredi.

Mme Ouellet a martelé son message: UberX est une compagnie illégale, qui ne paie pas de taxes, pas d’impôts, et qui cache son argent dans des paradis fiscaux. Elle appelle le gouvernement Couillard à «imiter la France et l’Espagne» en rendant le service illégal au Québec.

Une compagnie tournée vers l’avenir

Alors que certains défenseurs d’UberX accusent l’industrie du taxi d’être rétrograde, le président de Taxi Saint-Jérôme Steven Morin affirme que c’est tout le contraire.

Il a fait remarquer que les taxis de Saint-Jérôme agissent de façon innovatrice dans plusieurs domaines.

Pour appuyer ses dires, il rappelle  l’ajout de six voitures spécialisées adaptées au transport des personnes handicapées, la motorisation hybride d’une importante partie de la flotte, l’utilisation de propane pour certains véhicules et l’utilisation d’un système de gestion des appels à la fine pointe de la technologie.

En compagnie de Steven Morin, Martine Ouellet et Marc Bourcier discutent avec un employé de taxi Saint-Jérôme qui leur explique le système de répartition informatisé, d’ailleurs mis au point par Fraxion, une firme de la région des Laurentides.

L’opérateur peut suivre en tout temps tous les taxis actifs sur la carte. Les appels sont répartis par priorité et selon la proximité des voitures disponibles afin d’assurer un temps de réponse optimisé.

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«Nous sommes reconnus par notre propre industrie», dit M. Morin, mentionnant que Taxi Saint-Jérôme vient tout juste de recevoir un prix à titre de lauréat 2016 pour son appui incontestable au développement de l’image de l’industrie du taxi au Québec.

«Ça va plus loin, ajoute-t-il, c’est aussi une question de propreté de véhicules, d’attitude et de fierté des chauffeurs, et de tous les efforts que nous faisons pour bien servir nos clients», de conclure Steven Morin.

Taxi Saint-Jérôme a aussi innové avec son service Alfred, qui permet tous les vendredis aux personnes de 65 ans et plus de se rendre à divers endroits publics pour la somme d’un dollar.

Des emplois

Marc Bourcier a aussi ajouté qu’une industrie du taxi en santé contribue au maintien d’emplois locaux. Si l’on additionne le personnel administratif, les répartiteurs, les chauffeurs et les propriétaires, Taxi Saint-Jérôme fournit de l’emploi à plus de 90 personnes.

Les règles d’agglomération

Par ailleurs, les propriétaires de taxi de Saint-Jérôme s’inquiètent de la volonté de Québec de changer les règles qui régissent le nombre de permis de taxi dans l’agglomération.

Ils craignent que si le nombre de permis est augmenté ou si les zones sont étendues, leurs permis perdront de la valeur. «Pour un propriétaire de taxi, la valeur de son permis c’est son fonds de retraite. Si le gouvernement prend des mesures qui diminuent la valeur de nos permis, c’est nous qui serons pénalisés», disait l’un d’eux.

Rencontre dans un MV-1

Alain Jasmin, Martine Ouellet et Marc Bourcier ont profité d’un spacieux véhicule MV-1, un véhicule spécialisé pour le transport adapté, pour discuter des préoccupations des propriétaires de taxi de la région.

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