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Affaires, Santé, Techno

Pama a déménagé près de l’aéroport de Mirabel

La nouvelle usine de Pama Manufacturing, à Mirabel.

Alors que s’achève la démolition de l’ancienne aérogare de Mirabel, le vaste terrain ainsi rendu disponible accueille déjà de nouveaux projets. C’est le cas de l’usine de Pama Manufacturing, dont la construction s’élève au coût de 10 M$.

Cette entreprise avait racheté il y a quatre ans les actifs de la firme Omega Médical au parc industriel de Saint-Jérôme, où elle se trouvait jusqu’à la fin août.

Sa vingtaine d’employés fabriquent des fournitures médicales stériles et non stériles à usage unique, telles que des seringues et tubulures destinées aux établissements de santé. Une gamme de plus de 600 produits distribués partout au Canada.

Une nouvelle usine s’imposait toutefois pour permettre l’expansion de la production et répondre aux normes très sévères en matière de stérilisation. Le choix de Pama s’est arrêté sur Mirabel pour différentes raisons, dont la proximité de l’aéroport, qui sera un atout pour ses visées d’exportation aux États-Unis et en Europe.

L’ancienne installation de la rue Price, à Saint-Jérôme

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Plus grosse capacité de stérilisation au Canada

Selon le directeur des opérations, Luc Clouâtre, Pama disposera à Mirabel de la plus grosse capacité de stérilisation au Canada. Ses installations serviront non seulement à stériliser ses propres produits, mais seront aussi à la disposition d’autres clients ayant des besoins semblables, dans le milieu médical, l’industrie aéronautique et même pour la conservation des archives et des oeuvres d’art.

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C’est la firme Syscomax, une entreprise immobilière très active à Mirabel, qui a construit nouvelle usine de 21 000 pieds carrés, située tout juste à l’est de l’ancienne aérogare. Son président, Sylvain Robitaille, est d’ailleurs l’un des quatre actionnaires de Pama.

Le déménagement a eu lieu début septembre et la croissance des activités devrait permettre l’embauche d’une cinquantaine d’employés supplémentaires d’ici deux ans.

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Un démantèlement controversé

Le projet de Pama fait suite à la décision d’Aéroports de Montréal(ADM) de démolir l’aérogare, inaugurée en 1975 mais inutilisée depuis le transfert à l’aéroport Trudeau de tous les vols de passagers, il y a une dizaine d’années.

Ce démantèlement avait semé la controverse. Certains, comme la Ville de Mirabel, étant convaincus de la possibilité de donner une nouvelle vocation au vaste bâtiment. Sa disparition a en outre ravivé les plaies causées par la gigantesque expropriation décrétée en 1969 pour aménager l’aéroport. D’autant plus que Mirabel n’aura finalement jamais joué le rôle de plaque tournante du trafic aérien rêvé par ses concepteurs.

À défaut de passagers, ADM a fait le pari de convertir le complexe mirabellois en aéroport industriel et tout-cargo. Cette vocation s’est déjà matérialisée avec l’implantation d’entreprises comme Bombardier et Pratt & Whitney. Selon ADM, le complexe procure aujourd’hui 3700 emplois directs, dont 86 % sont liés à l’industrie aéronautique.

La disponibilité des 400 000 mètres carrés qu’occupait l’aérogare, en bordure de l’autoroute 50, vient maintenant offrir de nouveaux espaces industriels qui «suscitent déjà de l’intérêt auprès des entreprises à la recherche de terrains de qualité, avec ou sans accès aux pistes», affirme ADM.

D’autres projets en vue sur le site

D’ailleurs, outre celui de Pama, un autre investissement industriel pourrait bientôt être annoncé à cet endroit. De plus, la compagnie Mirajet construit actuellement, près de la tour de contrôle voisine, un aéroparc pour l’aviation générale et d’affaires, où l’on trouvera une vingtaine de hangars.

ADM précise que le site de l’aérogare sera totalement «remis en état» l’été prochain. Entre-temps, la société aéroportuaire procède à la réfection complète de la piste principale de l’aéroport, parvenue à la fin de sa vie utile: des travaux de 50 M$ qui seront complétés d’ici la fin de l’année.

Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, la Ville de Mirabel, après s’être fermement opposée à la démolition du bâtiment, se réjouit aujourd’hui des projets industriels qui remplaceront ce symbole déchu.

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