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La guerre ne règle rien… à la poursuite de la paix

Le réalisateur Garry Beitel, rencontré au Cinéma du Carrefour du Nord de Saint-Jérôme, le 27 septembre 2016.

Autrefois, les soldats subissaient les pires conséquences de la guerre. Aujourd’hui, la grande majorité des victimes des guerres sont des civils.

Il est temps de tourner le dos aux solutions militaires et de laisser les civils intervenir. La médiation est une bien meilleure façon de régler des conflits que la guerre. Et c’est faisable.

Le réalisateur Garry Beitel a tourné sa caméra vers des travailleurs de la paix canadiens impliqués dans plusieurs pays. Au Congo, au Sud-Soudan et au Kurdistan. Là-bas, il a suivi des travailleurs qui cherchent à concilier les intérêts des groupes qui sont en conflit, à apaiser les tensions, et à bâtir des solutions pacifiques, car la guerre «ne règle rien».

Voilà le message principal du film À la poursuite de la paix, un documentaire qui sera présenté au Cinéma du Carrefour du Nord le 3 octobre. Le réalisateur, Garry Beitel, sera présent pour la représentation de 19h.

Services locaux

Une nouvelle mentalité

«Il y a une nouvelle mentalité qui est en train de s’installer, et les gens que j’ai suivis font partie de cette mentalité», nous a dit le réalisateur.

«J’ai rencontré la Non Violent Peace Force au Soudan du Sud. Ce ne sont pas juste des gens d’Amérique du Nord et d’Europe qui se découvrent une vocation. Au contraire, sur 150 personnes qui travaillent pour cette organisation, la moitié sont locaux. Les autres proviennent de partout dans le monde.»

«Cette idée [de règler les conflits par la discussion et la médiation] vient de partout. L’inspiration de ces gens, c’est Nelson Mandela, c’est Martin Luther King, c’est Gandhi. On ne peut pas dire que ce sont simplement des blancs européens qui essaient de sauver le monde.»

Une force de paix que le documentariste a découverte

«Je n’avais aucune idée de l’existence de ces gens-là avant de faire le film.»

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«Un jour il y a une productrice à l’ONF qui m’a suggéré de faire un film sur le rôle que le Canada joue dans le monde en tant que pays. Mes premières recherches ont donc porté sur les casques bleus, ces forces de maintien de la paix qui étaient très importantes dans le temps au Canada et qui ne le sont plus maintenant», raconte le réalisateur.

«Mais rapidement, j’étais moins intéressé à l’intervention gouvernementale et militaire. J’ai découvert qu’il y a beaucoup de gens qui travaillent à travers le monde et qui sont des civils. Ils travaillent pour des ONG, pour les Nations Unies. Ce sont eux qui m’intéressaient.»

«Surtout parce que ces gens-là, c’est vous et moi! C’est n’importe qui qui choisit de s’engager à faire ce travail. Quand les jeunes regardent ce film, ils sont très touchés. Ils veulent faire ce type de travail. Ils sont inspirés.»

Les efforts de paix décrits dans À la poursuite de la paix sont des histoires qu’on ne connaît pas. On ne les voit jamais dans les manchettes des nouvelles télévisées.

«Et si on ne les connaît pas, on ne croit pas que c’est pas possible, dit M. Beitel. Je souhaite que mon film démarre une discussion sur les façons de résoudre les conflits sans violence. Tous les conflits. C’est ça le message. Qu’on peut le faire ailleurs dans le monde et qu’on peut le faire ici au Canada aussi. Parce que la violence est toujours traumatique. S’engager dans la violence, à n’importe quel niveau, ça touche la personne qui agresse et ça touche les victimes, et ça a des impacts sur les enfants.»

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On ne gagne pas par la violence

«À mon avis c’est presque comme une maladie, le recours à la violence. Il faut guérir tous ces gens qui ont appris, sans trop y penser, qu’on peut gagner par la violence. Car au contraire on y perd. Toujours. Il y a très peu d’exemple de victoires par la violence…»

Le film À la poursuite de la paix sera présenté le lundi 3 octobre seulement,  au Cinéma du Carrefour du Nord à Saint-Jérôme, à 13h, 16h et 19h. Le réalisateur Garry Beitel sera présent à la représentation de 19h pour répondre aux questions du public. Le film a aussi sa propre page Facebook.

Bande-annonce du film

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