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Culture, Personnes

Le Trio Natura expose à Sainte-Adèle

Cristine Rolland, Louise Bariteau et Pierre Dussault forment le Trio Natura.

Trois artistes de la région des Laurentides, réunis sous le nom Trio Natura, exposent leurs oeuvres du 10 au 27 novembre à la Place des citoyens, de Sainte-Adèle.

L’entrée est libre et l’exposition est ouverte de 10h à 16h, du mardi au dimanche.

Le vernissage a lieu le dimanche 13 novembre.

La naissance d’un trio

Ce sont d’abord Louise Bariteau et Cristine Rolland qui ont exposé leurs oeuvres ensemble. «On a exposé ensemble à Montfort et ensuite à Saint-Joseph-de-la-Rive, raconte Louise Bariteau. Après, on a décidé de poursuivre, en se disant que ce serait le fun de continuer cette exposition-là avec une troisième personne, et on a pensé tout de suite à Pierre.»

Pierre Dussault ajoute: «On se cherchait une place pour exposer dans le Nord, il n’y en a pas beaucoup en passant. J’ai pensé à la Place des citoyens à Sainte-Adèle. On a été chanceux, car il y a beaucoup de demandes d’artistes qui veulent y exposer. On s’est dit qu’à trois, peut-être qu’on aurait plus de chances. En plus, la grandeur des salles fait en sorte que nous aurons chacun amplement de place pour exposer.»

En rigolant, Pierre Dussault raconte d’où vient le nom du trio, tout simple. «On travaille tous les trois à partir de la nature. On se cherchait un dénominateur commun, et après une réflexion vraiment songée, et des discussions émotives, on en est venus à trouver le nom Trio Natura

«Pourquoi? Parce que moi je fais référence un peu à l’histoire, dans mes oeuvres. Cristine a un regard poétique. Et Louise une approche environnementaliste. Donc, Trio Natura!»

Est-ce qu’on se lève, un bon matin, en disant, «moi je suis un artiste?»

TopoLocal: En fait, pour reprendre la question de manière un peu plus sobre, comment en êtes-vous arrivé, chacun de vous, à vouloir montrer les choses que vous réalisez?

Louise Bariteau: «Moi j’ai été professeure en art pendant 30 ans, à tous les niveaux. Je me suis inscrite à un atelier de gravure,  pour un stage, et ça m’a passionné.

«Suite à ça j’ai toujours travaillé à l’Atelier de l’ile. J’ai commencé par des petites expositions, ici et là. et depuis, autant Chirstine que moi, on répond à des appels de dossiers, autant ici au Québec que partout dans le monde, et finalement on y arrive.

«De toute façon, on naît artiste, je pense, on ne le devient pas. E tout cas, chez moi, c’est inné. C’est une passion. Une passion que de faire de l’eau forte, entre autres, et l’atelier me procure l’avantage d’avoir tous les accessoires sur place pour mes besoins.»

Cristine Roland: «On s’est connues à l’Atelier de l’île, j’y fais de la gravure depuis une vingtaine d’années. Moi au début, au secondaire, les arts ça ne m’intéressait pas tant que cela. J’ai eu le choix un jour entre un cours d’art et un cours d’espagnol et j’ai choisi ..l’espagnol!

«Mais je prenais des cours complémentaires en arts plastiques. Et puis, un jour ça a pris le dessus quand j’ai découvert le batik. J’ai donc fait du batik pendant plusieurs années au salon des métiers d’art à Place Bonaventure, autour de 1980. Le batik est un procédé qui est vraiment près de la gravure.  Quand je suis déménagée dans les Laurentides, l’Atelier de l’île était tout près, alors je m’y suis intéressée à la gravure. J’aurais peut-être fait autre chose s’il n’y avait pas eu l’Atelier.»

Louise Bariteau: «On ne peut pas faire ça à la maison, l’équipement prend trop de place. À l’Atelier on peut réfléchir et continuer le processus de création avec tout l’espace et l’équipement requis.»

Pierre Dussault: «Moi c’est le 9 mars 1954 que je suis devenu artiste. (Sa date de naissance) On ne décide pas. Ça fait partie de ma nature. Dès l’école primaire, je savais que je n’étais pas pareil. J’étais tannant et mes profs se sont vite habitués à me confier des illustrations à faire. Quand je dessinais, ça me rendait tranquille.

«J’ai pris beaucoup de cours d’art, presque toujours en option, pour finalement bifurquer dans cette direction pour de bon à l’université. Mais la vie d’artiste, c’est pas quelque chose qui peut assurer un avenir financier, même au minimum.

«J’ai travaillé comme graphiste. J’ai travaillé en communications. Puis, un bon jour, Dieu merci, je suis devenu prof d’art. J’y ai travaillé plus de 20 ans. Je me retrouvais vraiment dans mon rayon avec des jeunes que je connaissais bien, parce qu’ils me ressemblaient. C’est devenu un élément essentiel de ma vie. La colle, la gouache, la peinture, etc., ça sent bon.»

Louise Bariteau

Les estampes de Louise Bariteau ont été présentées lors de  nombreuses  expositions collectives au pays et à l’international. Elle décrit ainsi son inspiration.

«Je suis fascinée  et inspirée par les effets du vent sur l’eau, par le givre et la végétation qui inscrivent leur trajectoire propre dans la matière, ainsi reliées à la thématique de l’air de la terre et du monde marin, mes eaux fortes nous font voir les creux et les reliefs, la douceur ou l’ âpreté des surfaces.

«La technique de gaufrage me permet de jouer avec des effets de tridimensionnalité. Cet élément de gaufrage laisse sa trace dans le blanc du papier et fait partie intégrante de l’oeuvre. Dans l’ensemble, mon travail est influencé par les conditions de plus en plus pénibles qui menacent l’environnement.»

Nous reproduisons ici Mer de Glace, ainsi que L’Île de sable.

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Cristine Rolland

Cristine Rolland poursuit une recherche en estampe à l’Atelier de l’Île de Val-David depuis 1994 et a participé à plusieurs expositions collectives au Canada, en Amérique du Sud et en Europe. La nature oriente son travail en eau-forte rehaussée d’aquarelle, de dessin et de collage.

En ses propres termes, «l’accomplissement de ma recherche se situe dans l’effort à vaincre la résistance même de la matière. Je travaille par répétition de gestes pour renforcer ou adoucir les traits et les formes que l’impression révèle.

«Pour assouvir un besoin d’aller plus loin dans l’expression, je multiplie les procédés. Se superposent alors des traces de graphite, encres, feutres et touches d’aquarelle. Le rythme lent imposé par la méthode de travail m’aide à faire ressurgir mes émotions et mes états d’âme.

L’essence de ma recherche témoigne de la vulnérabilité humaine.»

Nous reproduisons ici Voltige de nuit ainsi que Un jour d’août.

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Pierre Dussault

Passionné par les arts visuels, Pierre Dussault fait partie des artistes de L’Espace contemporain, galerie d’art de Montréal et a participé à plusieurs expositions collectives à Québec et au Japon.

Il nous fait découvrir l’univers d’une paléontologie improbable, en proposant une réflexion sur l’ambivalence de notre imaginaire. Entre le réalisme et l’onirique, l’artiste amalgame les surfaces et les textures, suggérant des reconstitutions de sols, de sédiments et de caillasses, d’où émergera un sujet aux apparences fossilisées.

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