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Affaires, Éducation, Politique, Santé

Des promesses, des chefs, des ministres et une sorte de débat

TopoLocal publie un résumé des activités politiques d’ici à l’élection du 5 décembre.

C’est ici que nous suivons les activités des candidats, leurs déplacements significatifs, leurs déclarations et les prises de position des partis.

Les informations présentées ici ne sont pas dans un ordre pré-déterminé. Elles s’ajoutent au fur et à mesure de notre connaissance des événements.

Sans être exhaustif, voici un bref compte-rendu des enjeux abordés par les candidats ces dernières semaines.

10 candidats pour le poste!

Le bulletin de vote du scrutin du 5 décembre comptera 10 noms, comme l’indique la liste officielle des candidats à l’élection partielle de Saint-Jérôme, sur le site du Directeur général des élections du Québec.

Si vous trouvez le nombre élevé, sachez qu’on en a compté 11 dans Marie-Victorin, qui passera au vote le même jour. Il y en a 10 dans Saint-Jérôme, 9 dans Arthabaska et 8 dans Verdun.

Voici les candidats d’ici, en ordre alphabétique:

  • Marc Bourcier, Parti québécois
  • Louis Chandonnet, Équipe autonomiste
  • Eric Emond, Changement intégrité pour notre Québec
  • Marcel Gosselin, Québec solidaire
  • Naömie Goyette, Parti libéral du Québec/Quebec Liberal Party
  • Olivier Lamanque Galarneau, Option nationale – Pour l’indépendance du Québec
  • Bruno Laroche, Coalition avenir Québec – L’équipe François Legault
  • Émilianne Lépine, Parti vert du Québec/Green Party of Québec
  • Sébastien Roy, Équipe Adrien Pouliot – Parti conservateur du Québec
  • Sengtiane Trempe, Parti indépendantiste

Une sorte de débat le 23 novembre

Quatre candidats, soit Bruno Laroche de la Coalition avenir Québec(CAQ), Naömie Goyette du Parti libéral du Québec(PLQ), Marc Bourcier du Parti québécois(PQ) et Marcel Gosselin de Québec solidaire(QS), doivent participer à un événement public le 23 novembre, organisé par la Corporation de développement communautaire(CDC) de la Rivière-du-Nord.

La formule fait en sorte que chacun des candidats prendra la parole à tour de rôle sur divers sujets, notamment la santé, l’éducation, la pauvreté, le logement social, les organismes communautaires, etc. Il n’y aura, indique la CDC, «aucun échange entre les candidats et les participants dans la salle».

L’événement a lieu à compter de 18h30 au Méridien 74, au 181 de la rue Brière à Saint-Jérôme.

Des super-infirmières, des super-cliniques, des lits

Si les candidats dans Saint-Jérôme avaient le loisir de décider, la population pourrait compter très rapidement sur des super-cliniques accessibles. C’était d’ailleurs, se souviendront certaines personnes, la vocation initiale des CLSC, à qui Marcel Gosselin, candidat de Québec solidaire, propose de redonner leur mission.

Des endroits accessibles où des super-infirmières traiteraient les cas mineurs, tout en dirigeant les cas plus graves vers des médecins, qui seraient eux aussi disponibles en nombre suffisant pour répondre aux besoins dans des délais normaux.

Les personnes en attente d’hospitalisation seraient rapidement placées dans un établissement qui conviendrait à leur cas. Et tout le monde aurait un médecin de famille.

Règle générale, les libéraux affirment qu’ils sont déjà engagés dans la voie de ces priorités. Sans surprise, leurs adversaires estiment qu’ils ne vont pas assez vite, et que leurs plans ne donneront pas les résultats escomptés.

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La candidate libérale Naömie Goyette estime que les projets d’ajouts de lits annoncés par le gouvernement Couillard vont améliorer la situation et s’est engagée à soutenir la mise en place d’une super-clinique à Saint-Jérôme en faisant le nécessaire pour que des médecins adhèrent au projet.

De passage à Saint-Jérôme le lundi 21 novembre pour appuyer la candidate, le ministre de la Santé Gaétan Barrette a été encore plus direct. «Le projet de super-clinique est prêt. Si des médecins se regroupent et sont prêts à démarrer le projet, je signe demain matin», a-t-il dit.

Il a aussi indiqué que le besoin d’un gérontologue identifié par la jeune candidate serait rempli sans hésitation et qu’il n’avait jamais eu autant d’échos de la situation en santé à Saint-Jérôme que depuis le début de la campagne électorale, se permettant de dire que le député précédent, Pierre Karl Péladeau, ne lui avait jamais signifié de situation qui nécessitait son intervention dans le réseau de la santé.

«Les députés d’autres partis ne se gênent pas pour me faire part de situations. La santé n’est pas une affaire de politique», a aussi dit M. Barrette.

Comme l’avait fait Marc Bourcier la semaine précédente, le candidat de la CAQ Bruno Laroche s’en est pris au bilan du gouvernement. M. Laroche a affirmé que la santé sera au coeur de ses priorités. Il a qualifié d’inacceptables les temps d’attente à l’urgence de l’hôpital de Saint-Jérôme.

Bruno Laroche a affirmé qu’il faisait de la santé une de ses priorités. Il était en compagnie du porte-parole de la CAQ en matière de santé, François Paradis.

Pour augmenter le nombre de médecins disponibles, la candidate du Parti vert, Émilianne Lépine, a ajouté que le gouvernement devrait offrir une formation payée aux médecins immigrants afin de les intégrer plus rapidement.

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Un pôle de véhicules électriques

Le rôle de Saint-Jérôme comme pôle industriel et technologique pour le développement et la production de véhicules électriques devrait être accentué, pour que la région profite au maximum de l’élan que s’apprête à connaître cette technologie d’avenir.

Saint-Jérôme mise déjà sur l’Institut du véhicule innovant(IVI), un laboratoire de recherche, ainsi que sur une usine de Autobus Lion, qui offre un bus scolaire complètement électrique.

Dans ce dossier également, les libéraux pointent vers les réalisations déjà en place et affirment qu’ils sont fermement engagés dans cette voie. En plus de rappeler leur investissement d’un milliard de $ dans Bombardier, qui maintient des emplois de qualité pour plusieurs personnes de la région, disait le premier ministre Philippe Couillard le 13 novembre. Sans surprise, leurs adversaires estiment qu’ils ne vont pas assez vite, et que leurs plans ne donneront pas les résultats escomptés.

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S’exprimant en compagnie de Claude Cousineau à propos des autobus scolaires électriques, Marc Bourcier a exprimé le souhait que le gouvernement modifie les normes d’amortissement financier des autobus scolaires électriques afin de les rendre concurrentiels.

Le chef Jean-François Lisée en a aussi reparlé quelques jours plus tard: «Quand on était au pouvoir, on avait prévu 500 M$ dans le développement des véhicules électriques au Québec. On a pris du retard sur le développement des véhicules électriques qui doit être un moteur d’emplois directs et indirects à Saint-Jérôme.»

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Le salaire minimum à 15$ l’heure

Marcel Gosselin et Québec solidaire sont, pour l’instant, les plus fervents défenseurs du salaire minimum à 15$ l’heure. EN visite à Saint-Jérôme le 14 novembre, le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a aussi dit que son parti était pour cette mesure, pour que «plus de gens aient une bonne job bien payée».

La CAQ est aussi en accord avec une hausse du salaire minimum tout en souhaitant une croissance par étapes. Les libéraux se sont contentés jusqu’ici de dire que la ministre du Travail étudie la question.

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Le projet Optilab

L’intention du gouvernement libéral de créer un super-laboratoire centralisé d’analyses médicales à Laval ne plaît pas à tout le monde. Si le gouvernement y voit une façon économique d’offrir des services de haute qualité sans compromis sur le plan de la qualité du service ni de sa rapidité, les syndicats s’y opposent farouchement.

Les travailleurs craignent de voir le nombre d’emplois diminuer et les services fragilisés. Ils affirment que les analyses faites à distance vont augmenter les possibilités d’erreurs et créer des risques liés au transport des prélèvements sur de longues distances.

La CAQ, le PQ et Québec solidaire souhaitent tous au minimum un moratoire, ou encore tout simplement l’abandon complet du projet.

1000$ à chaque famille et une UQO plus grande

La Coalition avenir Québec persiste et signe dans son intention d’offrir une réduction de taxes équivalente à 1000$ par famille québécoise. La CAQ estime que cet argent «donnera une bouffée d’air» aux citoyens et stimulera l’économie locale et régionale. Des adversaires affirment que ce n’est rien de plus qu’une manoeuvre électorale.

Bruno Laroche a convoqué le presse régionale devant l’édifice de la rue Saint-Joseph le matin du 18 novembre pour rappeler que le pavillon de l’UQO à Saint-Jérôme est le principal pôle universitaire des Laurentides et qu’il «doit être financé comme tel».

Évoquant les efforts de Saint-Jérôme pour obtenir un agrandissement de l’UQO, Laroche a ajouté: «Le maire Maher peut compter sur mon appui afin que ce dossier essentiel se réalise le plus rapidement possible.»

Accompagné du porte-parole de la CAQ en éducation, Jean-François Roberge, il a renchéri. « L’édifice actuel (NDLR: érigé en 2010) a été construit pour 1000 étudiants à temps plein. Six ans plus tard, il accueille près de deux fois plus d’étudiants que sa capacité prévue.»

Samuel Lemire, président de la commission de la relève de la CAQ, en compagnie du candidat Bruno Laroche, du porte-parole en éducation Jean-François Roberge, et de Yannick Desrochers, responsable Laurentides pour la commission de la relève de la CAQ.

Moins de places, moins de choix

L’UQO est contrainte de limiter le nombre d’étudiants admis à certains programmes et de s’empêcher d’en ouvrir d’autres. Une situation inacceptable pour la CAQ, qui estime que la région gagnerait à long terme en permettant à ses jeunes de terminer leurs études chez eux «Le pavillon de l’UQO à Saint-Jérôme lutte contre l’exode des jeunes. Ils sont notre plus grande richesse collective», dit le candidat.

Il est essentiel que l’agrandissement de l’UQO réponde aux besoins à long terme de Saint-Jérôme, dit la CAQ. «Entasser de plus en plus d’étudiants dans des locaux devenus trop petits, ce n’est pas une solution» a dit Jean-François Roberge, qui a rappelé l’engagement de la CAQ à faire de l’éducation sa priorité.

À l’automne 2016, l’UQO a ajouté quelques locaux supplémentaires temporaires (à l’avant-plan sur notre photo) mais il y a toujours trop peu de places pour la clientèle étudiante de la région.

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Jean-François Roberge a rappelé que le programme de la CAQ est ambitieux en matière d’éducation et vise à assurer un accès à l’éducation à tous les jeunes québécois.

La CAQ estime que le gouvernement actuel échoue sur tous les plans en rappelant que le nombre de ministres de l’Éducation qui se sont succédés n’a aucunement amélioré la situation.

«L’éducation, c’est la fondation d’une société en santé. Quand je vois le gouvernement couper dans les services aux élèves en difficulté, quand je vois l’état lamentable de nos écoles, cela renforce ma volonté de me battre pour que la situation change. La CAQ propose d’offrir la prématernelle 4 ans non obligatoire pour tous les enfants du Québec dans un avenir rapproché. Ça, ça s’appelle avoir de l’ambition pour nos jeunes. Et j’ai besoin de Bruno à mes côtés à l’Assemblée nationale pour mener cette bataille et les autres pour nos jeunes», a conclu Jean-François Roberge.

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