fbpx
Causes, Personnes, Reportages, Santé

Trente-cinq familles et une vie commune avec le cancer

Le Père Noël avait des cadeaux pour tout le monde lors d'un événement organisé par Leucan Laurentides-Lanaudière et Ordina-Coeur à Saint-Jérôme, le 11 décembre 2016.

C’était déjà Noël le dimanche 11 décembre.

En tout cas, ce l’était pour 35 familles touchées par le cancer pédiatrique. Ils ont fait l’objet d’une belle fête de Noël grâce à la Fondation Ordina-Coeur et Leucan Laurentides-Lanaudière.

Quand le cancer frappe les enfants

Un diagnostic de cancer chez un enfant frappe tout son entourage de plein fouet. Parents, amis, frères et soeurs, tout le monde est confronté à une nouvelle réalité pour laquelle on est rarement préparé.

Au-delà du choc du diagnostic initial, il y a un changement brutal des priorités. Le doute, la peur et l’inquiétude s’installent. L’avenir est remis en question. De plus, de façon plus pratique, des changements de vie surgissent qui affectent toute la vie familiale: les déplacements, les visites et les soins demandent temps et argent.

Leucan, près des familles

Leucan est une association de parents qui aide, depuis 40 ans, les familles à passer à travers cette épreuve difficile.

Sur nos photos: une partie de l’équipe de Leucan dont le coordonnateur régional Mathieu Déziel, Roxanne Tremblay, adjointe administrative, et les agentes aux familles Jocelyne LeBlanc et Sylvie Cantin. On y trouve aussi la responsable du maquillage des enfants, Dominique Panneton, en compagnie de Loudovick Gauthier, 11 ans, et finalement, le chef de police de Saint-Jérome, Danny Paterson en pleine remise de cadeau.

ordinacoeur-leucan-fete-noel

ordinacoeur-leucan-fete-noel

ordinacoeur-leucan-fete-noel

Que fait Leucan pour les familles?

Une conseillère de Leucan rencontre la famille dès l’annonce d’un diagnostic de cancer, et devient une personne-ressource importante. Leucan offre une trousse qui comprend des équipements de base, des couvertures, des chandails adaptés aux traitements, des toutous, etc.

L’organisme offre aussi un soutien financier sous forme de bourses. Celles-ci aident les familles à combler la hausse des dépenses qu’engendrent les nombreux déplacements vers les centres hospitaliers (stationnement, essence, restaurants, hébergement, etc.).

Souvent, un des parents doit temporairement quitter son emploi ou travailler à temps partiel. Certains traitements sont très longs. Un protocole de traitement pour une leucémie peut durer jusqu’à 2 ans.

Un lien et un support constants

L’agente de Leucan est en lien constant avec la famille et offre un support affectif et moral, en plus de répondre à des demandes d’aide de toutes sortes, qui peuvent être alimentaires, monétaires, ou autres.

Leucan fait aussi de l’animation en salle de jeu à l’hôpital Sainte-Justine, au centre d’oncologie. L’espace est animé par du personnel qualifié. Pour les gens soucieux de s’informer davantage, le centre d’information Leucan, à Sainte-Justine, est le plus grand centre de référence francophone au monde sur les cancers pédiatriques.

L’organisme est également le plus grand bailleur de fonds pour la recherche sur les cancers pédiatriques. Au fil des ans, la recherche a permis de faire passer le taux de rémission de 15% à plus de 80% dans certains cas.

«Leucan reste en contact avec les familles et ne s’arrête pas après une rémission, elle continue au-delà», dit Mathieu Déziel, coordonnateur régional du développement philantropique.

«En cas de décès, nous avons une agente qui a une formation pour soutenir les familles et personnes en fin de vie et fait le suivi du deuil auprès des gens qui en éprouvent le besoin.»

Ordina-Coeur, une idée née à Saint-Jérôme

La Fondation Ordina-Coeur, c’est l’idée d’un homme, un jérômien. Benoit Delorme, policier à Saint-Jérôme, a vécu en 1999 le choc de se faire annoncer que son fils de 14 ans, Jean-François, était atteint de leucémie.

Les événements se sont enchaînés. Des longs moments d’incertitude et d’angoisse. Des journées d’hospitalisation. Des traitements. Des moments d’espoir, et des moments de peur extrême.

Pour Benoît Delorme et sa famille, il y a eu une lumière au bout du tunnel. Jean-François a répondu au traitement et a survécu. Il a un travail, une conjointe, et un enfant de 2 ans. Une vie que l’on prend souvent pour acquise mais qui, dans son cas, aurait bien pu lui échapper.

leucan-benoit-delorme

Pour jouer à l’hôpital

Durant le séjour de son fils à l’hôpital, Benoît Delorme a constaté que les enfants dans l’unité de soins de son fils avaient trop peu de moyens de se divertir. Manque d’ordinateurs, de jeux vidéo, de téléviseurs, de matériel de bricolage, il a été bouleversé de voir que les enfants, aux prises avec de longues hospitalisations et des soins éprouvants, avaient peu de moyens de se distraire.

C’est alors qu’est née l’idée d’Ordina-Coeur. La réponse à la levée de fonds qu’il a organisée chez ses collègues policiers et pompiers de Saint-Jérôme a été instantanée et «fulgurante». Elle s’est rapidement étendue à tous les corps policiers du Québec.

Après 16 ans, c’est maintenant 27 hôpitaux à travers tout le Québec qui mettent à la disposition des jeunes patients du matériel de divertissement. Bien sûr l’hôpital Sainte-Justine, le tout premier, ainsi que l’hôpital de Saint-Jérôme, en font partie.

Depuis sa fondation, c’est 1,7M$ que la fondation a investi pour le mieux-être des enfants malades.

Do NOT follow this link or you will be banned from the site!
>
Send this to a friend