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Affaires

La CCISJM en 2017? Des prix Zénith et de l’aide aux entrepreneurs

De nombreux complices de la Chambre de commerce assistaient au lancement des Prix Zénith 2017. On retrouve à l’avant Richard Lapointe, Nadine Massé, Catherine Giguère, Marie-Josée Aubé, Michel Métivier, Karine Raymond, et Lisa Tupper, et dans la seconde rangée Gabriel Dutil, Jean-Pierre Joubert, Hugues Lagarde, Louis Giguère, Mylène Blanchet, Benoît Beaulieu, Patrick Hainault, Chantal Themens, Hélène Savignac, Gilles St-Pierre, Pierre Nelis, Dominique Bourgeois et Claude Labelle. Photo par André Bernier

La Chambre de commerce et d’industrie Saint-Jérôme métropolitain(CCISJM) remettra ses prix Zénith le 29 avril prochain.

Plusieurs catégories

La soirée honorera 17 récipiendaires dans diverses catégories, dont le gagnant du grand prix Jérôme LeGrand, sans doute le plus connu, qui reconnaît le succès d’affaires et l’engagement social et communautaire d’une personne sur le territoire de la MRC de la Rivière-du-Nord.

La Ville de Saint-Jérôme remettra aussi le prix La Part du Lion, décerné à une entreprise pour des réalisations qui ont contribué à l’enrichissement de la collectivité et contribué au rayonnement de la région.

Divers autres prix seront remis dans toute une série de catégories. Les détails quant aux catégories, à l’admissibilité et aux modalités de participation sont disponibles sur le site de la CCISJM.

S’adapter au feedback des participants

«Nous avons fait des changements dans les catégories de prix Zénith d’abord pour assurer une meilleure représentativité de l’ensemble des entreprises de notre territoire, a dit le directeur général de la Chambre, Michel Métivier, au cours d’un entretien avec TopoLocal.

«À la suite de qu’on a observé l’an dernier, on a voulu s’assurer de toucher le plus d’entreprises possible, et le premier indice qu’on a utilisé a été de catégoriser par nombre d’employés. On voulait ainsi rejoindre le plus possible une meilleure variété d’organisations et d’entreprises.

«Le commerce de détail est un bon exemple. On a créé une catégorie 5 à 19 employés, et une seconde pour les 20 employés et plus. On a songé d’abord à y aller avec des petites surfaces et grandes surfaces, mais avant de distinguer une grande d’une petite, il faut savoir ce qui est grand pour qui et petit pour qui. Quand on regarde sur le registre de Détail Québec, une grande surface ça peut être jusqu’à 92 000 pieds carrés. On a voulu être plus précis que ça…

«Notre souci est davantage tourné vers l’économie que les surfaces comme tel, donc on a préféré catégoriser par nombre d’emplois.

«Ce qui fait que notre économie va bien, c’est qu’on a des gens au travail. Donc on a une catégorie micro-entreprise, qui va du travailleur autonome jusqu’à 5 employés, ensuite on a une catégorie de 6 à 20 employés. Ensuite, on s’est dit qu’à partir de 21 employés on commence à avoir une entreprise d’une certaine envergure. Donc trois catégories!»

http://stjerome.topolocal.ca/2016/04/09/nommes-gagnants-gala-des-zenith-2016/

Diversité

«Si on a gardé notre classification par nombre d’employés, on a par contre diversifié beaucoup nos catégories. On a voulu tenir compte de tout ce qui a une influence sur l’économie, soit le transfert d’entreprises, l’agro-alimentaire et l’alimentation, les entreprises de services.

«Il ne faut pas oublier que Saint-Jérôme c’est une capitale régionale, cela fait que des entreprises de services, on en a beaucoup.

«Ce qu’on veut maintenant c’est juste de demander aux gens de s’impliquer. On croit qu’on a des bonnes idées, on pense bien avoir une formule crédible, il faut maintenant que les gens s’inscrivent. C’est la prochaine étape.

«L’an dernier, il faut le dire, on avait une catégorie éco-responsable, et même si c’est supposément le sujet de l’heure, on a eu un seul inscrit.

«Les critères de jugement sont indiquées clairement dans le formulaire d’inscription. Il faut que l’entreprise existe depuis un certain nombre d’années, il faut que le jury soit capable d’évaluer le succès de l’entreprise, pour savoir si on est aussi bon qu’on le déclare, et c’est utile aussi pour les entreprises d’ajouter des photos, des articles, des références en quelque sorte. Évidemment l’entreprise doit être située dans la MRC Rivière-du-Nord.»

La participation plus facile

«L’idée est de récompenser et reconnaître publiquement nos entrepreneurs sans trop leur donner de travail à faire pour participer. Par exemple cette année, le cahier d’inscription et le descriptif de l’entreprise sont dans le même document, et nous avons maintenant un seul et unique formulaire simplifié pour toutes les catégories.

«Nouveauté cette année, les entreprises peuvent désormais postuler dans deux catégories maximum, pas plus. Dans le passé, ça devenait problématique parce que nous acceptions que les inscrits participent dans plusieurs catégories. Avec deux maximum, on veut ouvrir le plus possible la participation à plus d’entreprises.

«On sait qu’il y en a plusieurs qui pourraient se présenter dans 5 ou 6 catégories, et le mériteraient probablement, mais on a voulu ouvrir le concours à plus de participants cette année.

«On a voulu se baser un petit peu sur les Mercuriades, mais on ne peut pas utiliser un modèle aussi gros et aussi complexe. Je pense qu’au fil des ans, on est maintenant sur des bases assez solides. On est rendu à un niveau où on n’oublie pas grand monde, tout en évitant de tomber dans le hyper-détaillé.»

Pas le temps ou trop humbles!

L’idée de rendre la vie plus facile aux participants a été inspirée par les commentaires reçus l’an dernier.

«On a fait un petit sondage l’an dernier et on avait vécu l’expérience de rencontrer des entrepreneurs qui nous disaient qu’ils n’avaient pas le temps de remplir le formulaire, d’autres qui, sans doute par humilité, disaient ne pas vouloir attirer trop d’attention. Sans dire qu’ils étaient gênés par l’idée de se présenter, ils ne trouvaient pas le temps. Donc on a été proactifs, dans certains cas, on est allés au-devant d’eux.

«Cette année on se dit que si on rend la participation plus facile, on en aura davantage.»

Le prestige de gagner un Zenith

«C’est d’autant plus vrai que l’on a des témoignages de gens qui ont gagné des prix et pour qui ça a été très positif. Les entrepreneurs gagnants ont, dans bien des cas, eu un retour qu’ils ont trouvé très intéressant. Ça donne une valeur accrue au prix qu’ils reçoivent.»

Et la Chambre de Commerce en 2017?

«Présentement, on est dans la refonte de notre site web. Nous avons aussi créé un comité qui s’appelle Aide aux entrepreneurs qui est dirigé par Marie-Josée Aubé.

«D’autres projets sont en l’air mais ne sont pas encore fermes. C’est sûr qu’on aimerait organiser un forum économique qui mobiliserait des entrepreneurs dans toutes les catégories de nos prix Zénith. C’est ambitieux et c’est gros à organiser, mais il y a une volonté intéressante de la part de plusieurs acteurs dont Développement Économique Grand Saint-Jérôme.

«Nous avons aussi, et c’est au coeur de notre mission, la préoccupation constante de répéter le message positif sur l’évolution économique du Grand Saint-Jérôme. Nous voulons trouver des ambassadeurs qui vont nous aider à faire en sorte que l’image de Saint-Jérôme se répercute au maximum de façon positive.»

Le directeur général de la CCISJM est entré en poste en novembre 2015, il succède à André Guillemette.

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Une dimension sociale

Michel Métivier reconnaît qu’il est inévitable qu’en tant que ville-centre aux prises avec une partie de sa population qui vit dans le besoin, c’est dans l’intérêt de Saint-Jérôme de travailler à des solutions qui ne feront pas que dissimuler la réalité mais qui amélioreront la situation.

«On collabore présentement avec la Ville de Saint-Jérôme sur des pistes de solution au problème de l’itinérance, on veut que nos commerçants puissent savoir comment interagir dans des situations comme celles-là. On aime bien penser qu’on peut collaborer à la recherche et la mise en place de solutions.

«Donc la Chambre de commerce n’est pas juste dans l’organisation de partys. On est aussi dans le communautaire.

«Par exemple, on a rencontré le RUTAC(Regroupement des usagers du transport adapté et collectif) pour discuter de l’accessibilité aux commerces pour les personnes à mobilité réduite. C’est sûr que si nos commerçants comprennent mieux les besoins, on peut aider.»

Michel Métivier faisait partie des «entraîneurs» de l’équipe locale qui affrontait les Anciens Canadiens, en septembre à Saint-Jérôme.

Une chambre ouverte à la culture

«On veut aussi être très actif sur la scène culturelle. Évidemment, le nouvelle salle de spectacle sera un atout et un allié important. Il y a aussi le Musée d’art contemporain des Laurentides avec qui on discute de certains projets. On peut agir sur bien des fronts avec bien des partenaires, et ça c’est l’fun.

«Notre conseil d’administration est maintenant composé de 16 personnes et nous avons la chance de compter sur 16 individus qui ont une empreinte majeure sur l’économie régionale.

«On a du travail à faire du côté industriel, du côté ouest de l’autoroute 15 pour être plus précis. Quant au reste, déjà, la Chambre a bâti des ponts avec Développement économique Saint-Jérôme, mais on peut parler aussi du Cégep de Saint-Jérôme, d’une jeune entreprise comme Enzyme, d’Autobus Lion, de l’Institut du véhicule innovant, Génik et d’autres.»

Un partenariat plus serré avec Saint-Jérôme

«Nous travaillons à la mise en place d’un plan d’affaires avec la Ville de Saint-Jérôme, qui est en lien avec le projet Destination 2020 de Saint-Jérôme et qui reflète ses grands chantiers.

«Nous sommes présentement à le terminer. Ce travail va de pair avec la création de divers comités, le comité d’aide aux entrepreneurs, dont je parlais tantôt, mais aussi le comité de développement et d’autres.»

Michel Métivier n’a pas nié les rumeurs d’un soutien financier plus grand de la part de la ville de Saint-Jérôme, une idée qui chemine présentement.

«Une ville qui est une capitale régionale a besoin d’une Chambre de commerce en santé, qui peut représenter les intérêts des commerçants et des entrepreneurs. La Ville s’attend de nous à ce qu’on élabore un plan d’action précis, mais c’est évident qu’une fois qu’on aura déposé ce plan, c’est toute la communauté d’affaires qui en bénéficiera.

«À certains égards, on a eu l’air d’un boys club longtemps, on commence à devenir une Chambre de commerce. Ça n’enlève rien à ceux qui y ont été auparavant, dont je suis d’ailleurs. Et tout spécialement ceux qui ont porté le flambeau et tenu le fort pendant une période difficile, notamment en 2008. (La Chambre de commerce, victime d’une fraude, avait frôlé la faillite à l’époque.)

«Mais on est heureux de passer à autre chose. Il y a beaucoup à faire.»

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