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Être greffée ou ne pas être, l’histoire de Karina Prévost

Karina Prévost a reçu deux poumons qui ont permis de la garder en vie. Elle était à l'hôtel de ville de Sainte-Sophie, le 24 avril 2017.

Karina Prévost a reçu deux poumons qui lui ont permis de rester en vie.

Elle a vécu une grande partie de son existence avec les conséquences de la fibrose kystique, qui réduisait beaucoup ses activités. Depuis trois ans, ce n’est plus sa capacité respiratoire qui est un obstacle à ses projets. C’est le temps dont elle dispose et son énergie, comme tout le monde.

Même si son statut de greffée l’oblige à prendre plusieurs pilules tous les jours, elle se sent comme quand elle avait 14 ans et qu’elle ne savait pas de quoi ses journées seraient faites. Elle ne tousse plus, ce qui était son quotidien d’avant sa greffe.

Six mois après son opération, elle retournait même à vélo. «Une randonnée symbolique», dit-elle. Sa présence aux Jeux mondiaux des greffés à Malaga en Espagne au mois de juin ne sera pas symbolique. Elle participera à quelques épreuves, dont le vélo, la natation et le lancer du poids, avec 2000 autres greffés du monde entier.

Un don qui ne coûte rien, mais qui doit être clair

Karina nous a été présentée le 24 avril, alors que s’amorçait la 20e Semaine nationale du don d’organes et de tissus, organisée par Transplant Québec. Résidente de Sainte-Sophie, Mme Prévost était à l’hôtel de ville à titre de preuve vivante que la greffe, ça marche, comme elle le disait, accompagnée de la mairesse Louise Gallant.

«Moi, j’ai signé ma carte et j’ai fait écrire que je voulais donner mes organes dans mon testament», a dit Mme Gallant. Elle trouve important de porter le message que le don d’organes sauve des vies et qu’il faut en parler souvent.

Un consentement pas toujours facile

Nos proches pourraient s’opposer au prélèvement, dans l’émotion de l’annonce de notre mort. «C’est une réaction normale de refuser quand on ne sait pas quoi faire. C’est pourquoi il est important d’informer nos proches de notre volonté», ajoute Karina, qui n’aurait pas été là sans un don d’organes.

Son donneur est responsable de sept autres vies qui ont été prolongées.

Ce nombre peut rapidement être multiplié par 5 ou par 10, quand on pense à tout ce qu’accomplit une personne pour les autres.

Détails de ce qu’il y a à faire pour assurer que votre consentement au don d’organes soit respecté. On estime qu’une personne parmi 100 qui décèdent à l’hôpital font le don de leurs organes au Québec.

La vie continue pour Karina Prévost

 

Une idée de ce que représentent les Jeux des greffés pour les participants

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