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Info-Social pour tous et moins d’attente à la DPJ

Saviez-vous qu’en appelant au 811, vous pouvez recevoir de l’aide si vous êtes déprimé ou si vous avez des questions sur votre sexualité? Depuis plus d’un an, le service Info-Social répond au même endroit qu’Info-Santé.

Un intervenant social répond aux questions, donne des conseils et oriente vers des ressources plus précises au besoin. Vous vivez de l’anxiété, vous avez des idées suicidaires, vous vous inquiétez pour un proche? Info-Social est disponible gratuitement 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

C’est un fait qu’on a appris lors du 14e bilan annuel de la Direction de la protection de la jeunesse à Saint-Jérôme le 19 septembre, présenté par le directeur de la protection de la jeunesse(DPJ) des Laurentides Denis Baraby et le directeur du programme jeunesse des Laurentides Mario Cianci.

Plus de ressources, moins d’attente

«Notre but, c’est d’offrir des services aux gens avant que le DPJ ne doive prendre les cas en charge», dit-il. M. Cianci a parlé de 23 intervenants supplémentaires pour répondre aux besoins. Plus de travailleurs sociaux, d’éducateurs et de psychoéducateurs seront disponibles pour offrir du soutien, de l’accompagnement et des conseils.

L’ajout de ces nouvelles ressources, jusqu’à 40 en tout pour la région, est possible, entre autres, grâce à 900 000$ promis en mars dernier par la ministre à la Protection de la jeunesse Lucie Charlebois.

C’est aussi grâce à cet argent neuf qu’il n’y a plus de liste d’attente. Le processus administratif a aussi été allégé pour faciliter les demandes d’aide. M. Baraby a promis que des situations comme celle du printemps ne se reproduiront plus.

Il y avait alors une liste d’attente de 580 cas. À ce jour, tous les dossiers sont en cours et certains jeunes ont même déjà accès aux services.

L’abus physique en tête

Le principal motif de signalement concerne l’abus physique. Selon le directeur, la «bonne nouvelle» pour ces situations, c’est que ce sont généralement des événements isolés. Lorsque c’est une perte de patience des parents par exemple, la situation peut se régler avec du soutien dans la famille.

Autant de cas qui ne nécessiteront pas de prise en charge par le DPJ, contrairement à la négligence.

Une prise en charge plus rapide

Au total, les signalements retenus par la DPJ ont connu une légère baisse par rapport à l’an dernier. Sur les 3331 signalements, on note cependant une hausse auprès des enfants de 0 à 12 ans. «C’est une bonne chose, dit M. Baraby, car cela permet d’intervenir tôt pour éviter que les situations ne s’aggravent.»

Mario Cianci, directeur du programme jeunesse, et le directeur de la protection de la jeunesse des Laurentides, Denis Baraby, le 19 septembre 2017.
Mario Cianci, directeur du programme jeunesse, et le directeur de la protection de la jeunesse des Laurentides, Denis Baraby, le 19 septembre 2017.

Près de 9000 demandes pour 114 000 enfants

Ce sont plus de 8600 demandes qui ont été reçues au cours de l’année. La région des Laurentides comptait 114 208 enfants de moins de 18 ans: 55 719 filles et 58 489 garçons.

Qui signale à la DPJ?

L’abus physique et la négligence comptent pour plus de la moitié des signalements retenus.

Ce sont 3175 enfants pris en charge par le Directeur de la protection de la jeunesse dans les Laurentides. Il y en a 89 de plus que l’année précédente.

Pour les jeunes contrevenants, à partir de 12 ans, la prise en charge ne s’arrête pas à 18 ans contrairement à la croyance populaire. Sur les 789 adolescents, ce sont près de 300 jeunes majeurs qui bénéficient des services de la DPJ.

La vidéo pour le thème annuel du bilan

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