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Élections, Personnes, Politique

Jean Dumais s’en remet aux électeurs

Jean Dumais est le maire de Saint-Colomban.

Le maire sortant de Saint-Colomban Jean Dumais, qui se présente à nouveau le 5 novembre prochain, souhaite faire oublier rapidement le jugement prononcé contre lui par la Cour supérieure, dans une affaire où le tribunal a conclu que Dumais avait tenu des propos diffamatoires contre le conseiller Xavier-Antoine Lalande, et ce pour des motifs politiques partisans.

Alors que le conseiller Lalande avait voulu discuter de la rémunération des cadres de la Ville dans son ensemble, le maire Dumais et ses alliés ont accusé Lalande de plutôt vouloir intervenir en faveur de sa mère, alors à l’emploi de la municipalité. Dumais et ses alliés ont convoqué une conférence de presse pour demander publiquement la démission de Lalande pour cause de conflit d’intérêts. Deux tribunaux, soit la commission municipale et la Cour supérieure, n’ont pas cru le maire Dumais.

Interrogé par TopoLocal, M. Dumais a affirmé qu’il n’ira pas en appel du jugement, et a confirmé qu’il allait payer personnellement les sommes qu’il a été condamné à verser, soit des dommages de 12 500$ plus les intérêts.

Des frais engagés par les contribuables

Informé que Lalande estimait que la saga judiciaire coûtera 75 000$ aux contribuables de Saint-Colomban, le maire a plutôt exprimé l’avis que la facture de la Ville sera d’environ 50 000$.

En février 2015, le maire Dumais avait évoqué au conseil municipal la possibilité d’utiliser des recours pour récupérer les frais de justice déboursés par la Ville.

Par voie de communiqué, il affirmait quelque heures plus tôt: «Je prends acte du jugement prononcé le 8 septembre 2017 dans la poursuite que m’a intentée le conseiller X.A. Lalande. Même si je déplore les conclusions de ce jugement, en tant que démocrate, je les respecte. Je maintiens toutefois que j’ai toujours agi de bonne foi dans toute cette saga judiciaire qui dure depuis 2014.»

Clairement soucieux de clore le débat, Dumais a ajouté: «Cette déclaration sur le jugement sera ma dernière.»

Une «bonne foi» mise en doute

«L’intégrité a toujours été au cœur de mon engagement politique et elle le demeurera assurément», écrivait le maire, affirmant qu’il a toujours agi de bonne foi depuis le début du litige. Une bonne foi à laquelle le juge n’a pas cru cependant.

Effectivement, même si le maire Jean Dumais, les conseillers Steve Gagnon et François Boyer ont tous affirmé que Lalande aurait soulevé la cas de sa mère en caucus, le tribunal ne les a pas crus. Le tribunal a jugé plus crédible le témoignage de la conseillère Julie Deslauriers, qui  a affirmé que Lalande n’a jamais parlé de sa mère. Le jugement mentionne que Julie Deslauriers n’a pas d’intérêt dans le litige.

Comme cela avait été le cas devant la commission municipale quelques mois plut tôt, une autre instance qui a donné raison à Lalande, le tribunal a plutôt conclu que la conduite de Dumais et son équipe visait plutôt à se débarrasser d’un adversaire politique gênant.

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