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Élections, Politique

Michaël Njong: «Il reste bien des choses à améliorer à Saint-Jérôme»

Michaël Njong, candidat indépendant dans le district 11 à Saint-Jérôme, fera la lutte au conseiller sortant Gilles Robert. Il croit que l’équipe de Stéphane Maher bénéficierait beaucoup de nouvelles opinions provenant d’un candidat indépendant.

Sa candidature représente un défi puisque l’administration du maire Stéphane Maher est très appréciée de la population, que la croissance des taxes a été contrôlée, et que plusieurs projets majeurs sont en voie de réalisation.

«Je sais que ce sera difficile, et je suis d’accord que le maire Maher a fait beaucoup de bonnes choses. Je sais aussi qui est Gilles Robert, j’ai lu sa biographie et je réalise que j’affronte un candidat connu, mais je pense encore qu’il y a des choses à améliorer à Saint-Jérôme, et à titre de candidat indépendant je peux défendre ces causes et mettre de l’avant ces questions importantes», a-t-il dit à TopoLocal.

Sécurité routière

L’amélioration de la circulation et de la sécurité routière est un enjeu qui lui tient à coeur. «Les gens roulent trop vite. Notre quartier est plein d’enfants et devrait être un milieu de vie tranquille et sécuritaire. Je sais que la ville a réduit la limite de vitesse à 40 km/h, mais on voit bien que ce n’est pas assez. Il y a trop de rues encore dans le secteur Bellefeuille qui sont dangereuses. Il faut songer à mieux contrôler la vitesse et trouver des moyens pour changer le comportement des conducteurs.»

Quant à la circulation, il estime qu’il faut trouver une solution à la congestion que vivent les résidents du secteur Bellefeuille tous les jours. «Les gens s’installent ici pour que ce soit facile de se déplacer et voilà que la durée des trajets à l’intérieur de Saint-Jérôme s’allonge continuellement. Le réseau actuel ne suffit pas et il faut trouver des réponses.»

Pas assez d’espaces verts

«Je pense que les parcs et espaces verts, il n’y en a pas assez. J’ai bien vu le projet de faire un autre parc d’importance, mais c’est encore le genre d’endroit où il faut aller en auto. Je pense que notre ville devrait se concentrer davantage sur des petits parcs de quartier, où les gens pourraient se retrouver en petits groupes, près de chez eux, entre voisins.»

Un train de banlieue plus attrayant

M. Njong croit aussi que Saint-Jérôme devrait travailler à améliorer le service du train de banlieue. «On a beau inviter les gens à prendre le train de banlieue et dire que c’est un attrait pour les citoyens, la réalité c’est qu’il n’y a pas assez de trains en milieu de journée et qu’en plus, après 7h30, le stationnement est rempli. Dans les rues de la ville, les bus circulent passablement mais ils sont peu remplis. Si on veut que les gens les utilisent, il faut que ce soit facile et commode», a-t-il ajouté.

Intégration des immigrants

M Njong est originaire du Cameroun. Son travail, en réseautique pour une institution bancaire, l’emmène à se déplacer souvent à Montréal. Il est au Québec depuis 17 ans. Il a vécu en France où d’ailleurs est né son premier enfant. «Notre deuxième est né ici à l’hôpital de Saint-Jérôme, et comme jeunes parents nous avons découvert à quel point les Québécois, et bien sur les Jérômiens, sont des gens chaleureux et sympathiques.»

«Saint-Jérôme a besoin de prendre des mesures actives pour favoriser l’intégration des immigrants. J’ai vécu en France quelques années et quand les nouveaux arrivants se sentent marginalisés, c’est le début de la création de ghettos. Il faut que notre ville soit proactive et favorise au maximum la participation de toutes les personnes à la vie publique.»

«Je suis heureux ici, et j’entends y rester, alors je crois que le temps est venu pour moi de m’impliquer dans la communauté. J’ai des choses à dire et je pense que les politiciens ont besoin d’une étincelle pour les pousser à faire mieux.»

«Je n’ai pas à redire sur la situation actuelle des taxes sinon qu’il est essentiel de continuer de les maintenir à un niveau bas pour encourager les gens a s’installer à Saint-Jérôme et contribuer à son développement. Les jeunes, les immigrants, il faut les impliquer, l’avenir de notre ville, c’est eux!»

Une campagne de porte à porte…

«Vous allez faire du porte à porte?» lui a-t-on demandé.  «Et comment! Il faut que m’y mette tout de suite et je ne ferai que ça d’ici l’élection. Je vais tenter de rencontrer le plus de gens possible pour expliquer mon point de vue et leur demander leur confiance.»

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