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Incidents, Personnes, Politique

Fin d’une escouade antidrogue le temps des négociations avec les policiers de Saint-Jérôme

Un projet pilote qui vise le trafic de stupéfiants est suspendu depuis le 13 octobre au Service de police de la Ville de Saint-Jérôme, en marge des négociations de la convention collective des policiers. Des deux côtés, on souhaite que l’escouade reprenne du service dès que possible, mais pas à n’importe quel coût.

Avant toute chose, il est important de préciser que l’arrêt des activités de cette escouade ne change rien au nombre de policiers qui sont disponibles pour répondre aux appels d’urgence et que la sécurité des citoyens de la ville n’en sera vraisemblablement pas affectée.

Mais au-delà des pantalons de camouflage, du ruban adhésif sur les voitures et des autocollants revendicateurs, il y a des enjeux de sécurité et de stabilité qui sont en cause, selon le président de l’Association des policiers de Saint-Jérôme, Claude Traversy. «Nous sommes le corps policier municipal le moins bien rémunéré des 31 au Québec et on travaille autant à Saint-Jérôme que dans une grande ville», évoquant les nombreux types de crimes rencontrés et le soutien en santé mentale, entre autres situations, qui ne sont pas aussi fréquentes dans une ville de banlieue plus typique.

Neuf ans de projet-pilote

Baptisée Inpact, avec un «n», l’escouade est un projet-pilote actif depuis neuf ans. Inpact mobilise jusqu’à six policiers la majeure partie de l’année. Le travail de l’escouade est de s’attarder plus particulièrement aux priorités du service de police, hors des activités qui font la routine des patrouilleurs et des enquêteurs des crimes contre la personne et la propriété.

Ces derniers temps, il revenait à Inpact de mener des enquêtes concernant la vente de drogue aux mineurs et/ou près des écoles, de fouiller le passé et de chercher des informations à propos de personnes impliquées dans des saisies d’armes ou de drogue, de poser quelques questions supplémentaires aux jeunes qui étaient en fugue, etc. À titre d’exemple, une opération très publique de l’escouade est la perquisition et la saisie de l’hôtel Plouffe en décembre 2015.

La convention collective des policiers se terminait le 31 décembre 2016. Les négociations ont commencé en mai et «allaient bien», nous dit M. Traversy. Il semble que ce soit le statut temporaire de l’escouade qui agace du côté des policiers.

Fin des projets le temps des négos

«On comprend que c’est beaucoup plus économique pour un gestionnaire d’engager des policiers temporaires, à 65% des coûts, pour remplacer ceux qui vont dans les projets spéciaux. Ça commence à faire pas mal d’années que c’est un projet-pilote et Inpact a prouvé son efficacité. On ne veut pas faire de concessions sur nos conditions de travail pour que le service engage de nouvelles personnes. C’est pourquoi on a mis fin aux projets spéciaux le temps des négociations», explique le président du syndicat.

Quand on a demandé à savoir quel avenir on prévoyait pour le projet Inpact, la réponse de la direction a été la suivante: «L’escouade fait une pause pendant les négociations et la direction du Service de police de la Ville de Saint-Jérôme a bon espoir qu’elle pourra reprendre ses activités bientôt», a fait savoir le directeur Danny Patterson par l’entremise du service des communications de la Ville de Saint-Jérôme.

Les négociations doivent reprendre après le 5 novembre, date de l’élection de quelques membres du conseil municipal à Saint-Jérôme.

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