Élections, Politique

«C’est moi le chef, c’est moi qui décide» – Stéphane Maher

Le maire de Saint-Jérôme Stéphane Maher, déjà élu sans opposition depuis le 6 octobre, a écarté deux conseillers sortants de sa liste de candidats: Mario Fauteux et André Marion. Sans détour, il assume la décision. Mais ne tient pas du tout à la commenter.

La raison invoquée? Faire plus de place aux femmes à la table du conseil. Pourquoi Marion et Fauteux et non d’autres? Pas de commentaires.

L’arrivée de deux nouvelles candidates, Mylène Laframboise et Sophie Saint-Gelais, a été une surprise pour plusieurs personnes, dont quelques conseillers membres de l’équipe Maher, qui ont appris la candidature des deux nouvelles venues pour la toute première fois à la date limite du dépôt des bulletins de candidature, le 6 octobre.

Pourtant à peine quelques jours auparavant, autant Fauteux que Marion affirmaient sans détour qu’ils voulaient se présenter pour un autre mandat de quatre ans. Les bulletins de candidature de l’un et de l’autre, qui n’ont jamais finalement été déposés, étaient prêts. Mais ni l’un ni l’autre n’est candidat, même à titre d’indépendant.

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Deux figures en vue du conseil municipal

La décision est d’autant surprenante que Stéphane Maher a plusieurs fois fait l’éloge de Mario Fauteux et d’André Marion. À maintes reprises, le maire a souligné l’apport de Mario Fauteux dans le plan de la gestion de l’eau, la mise en valeur de la rivière du Nord, et la création du parc du lac Jérôme.

Mario Fauteux nageait d’ailleurs dans la politique municipale comme un poisson dans l’eau. Un bon orateur qui maîtrisait bien ses dossiers, il a maintes fois défendu les politiques de son parti. De tous les conseillers, c’est celui qui s’exprimait le plus souvent et le plus longuement sur plusieurs dossiers.

Le maire a aussi souvent encensé le travail d’André Marion, notamment dans le projet de nouvelle bibliothèque municipale, dont le dossier progresse bien, a-t-il dit, auprès du ministère des Affaires culturelles. Ex-directeur du Musée d’art contemporain des Laurentides, M. Marion est connu et respecté par de nombreux organismes voués aux arts et à la culture.

En entrevue

TopoLocal a offert au maire d’expliquer sa décision lors d’une courte entrevue.

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Comment votre parti a-t-il fait le choix de ses candidats pour l’élection? Est-ce que Vision Saint-Jérôme a un comité de candidatures?  

«C’est moi le chef. C’est moi qui décide. La parité, [6 femmes et 6 hommes] c’était un incontournable.» Il ajoute que ce désir de parité est à l’image du cabinet de Justin Trudeau et d’un conseil des ministres de Jean Charest, à une autre époque. «Il fallait le faire. D’ailleurs, on reçoit beaucoup d’éloges à cause de ça. Les gens sont fiers, les femmes sont fières. Pour moi, c’est une très grande fierté.»

On a parlé à André Marion qui nous a paru profondément blessé. Il s’est dit démoli par cette décision. Il a clairement laissé entendre que son départ se fait contre son gré…

«Les gens qui partent, je ne veux pas commenter sur la place publique. On visait la parité, six hommes six femmes. Je ne veux pas commenter ça.»

Vous avez donc décidé qu’il y aurait deux candidats masculins en moins?

«Ben oui, c’est un calcul mathématique, six hommes, six femmes.»

Et les raisons qui vous ont fait choisir ces deux candidats plutôt que d’autres?

«Je ne veux pas commenter ça. Commenter, ça serait faire des affirmations, peut-être même non fondées. Je ne fais pas de commentaires là-dessus. C’est une décision. La nouvelle, c’est qu’on présente six hommes et six femmes. C’est juste ça la nouvelle.»

Vous ne pensez pas que vous devez une explication un peu plus complète que celle-là à vos contribuables?

«Non. Pas plus qu’on ne l’a fait quand on a présenté l’équipe en 2013.»

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En fait, pour l’élection de 2013, vous aviez présenté votre équipe le 5 novembre 2012, un an d’avance…

«Oui, mais on avait dû faire des changements à la dernière minute…»

Quand même, cette fois-ci, vous avez vraiment attendu la dernière minute pour faire connaître votre équipe. Pourquoi ce changement de stratégie?

«C’était la stratégie la plus adéquate à ce moment-là, tout simplement. L’élection va être bien différente cette année. On sentait qu’il n’y avait pas une équipe forte et structurée qui se présentait contre nous autres. Au troisième mandat, avec l’usure du pouvoir après 8 ans, c’est pas vrai qu’on va avoir un free shot comme ça. Probablement qu’on va être six, sept mois d’avance, ça va être une autre stratégie.»

  • real frechette dit :

    nous a Bellefeuille le boise et sa chute ne serons pas protégé c vrai le maire ne demeure pas a Bellefeuille

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