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Politique

Prévost cherche trois citoyens pour sa nouvelle commission sur les finances

Désireux d’impliquer la population dans le processus budgétaire pour qu’elle connaisse mieux les enjeux de la ville, le conseil de Prévost a créé une commission permanente de révision des programmes, des finances et de la fiscalité et cherche trois citoyens intéressés à y siéger. La naissance de la commission a été officialisée lors de la rencontre du conseil municipal du 15 janvier. La nouvelle commission remplacera le comité des finances.

Comme c’est le cas pour toutes les commissions, le maire Paul Germain y siégera d’office. La commission sera présidée par le conseiller Michel Morin. Le conseiller Pierre Daigneault en fera également partie, de même que le directeur général de la ville Réal Martin, le trésorier Jean-Yves Crispin et trois citoyens.

Le conseil choisira par tirage au sort les trois citoyens membres parmi tous ceux qui auront posé leur candidature. Les personnes intéressées doivent s’identifier et écrire un court message qui explique leurs raisons de s’intéresser à la commission, et transmettre le tout au maire Paul Germain par courriel à l’adresse [email protected].

Traduire les défis en dollars

Au Québec, la loi impose de plus en plus de responsabilités aux villes, mais elles ont toujours le même bassin de taxation. Ces responsabilités et les normes créées par le gouvernement du Québec ne s’accompagnent pas toujours de nouveaux revenus. Le financement accordé par Québec est souvent temporaire ou transitoire, selon de nombreuses formules qui font que les villes finissent toujours par subir la pression sur leurs budgets.

C’est le conseiller Michel Morin qui présidera la nouvelle commission.

C’est dans ce contexte que la commission aura à se pencher sur l’ensemble des finances municipales, entre autres sur les moyens de pallier au sous-investissement qui dure depuis plusieurs années dans les infrastructures, particulièrement les routes mais aussi les réseaux d’égouts et d’aqueduc. Ces réseaux sont sous-entretenus et sous-financés, à Prévost tout comme dans plusieurs villes du Québec.

Tout citoyen peut constater simplement en circulant dans les rues, municipales ou provinciales, qu’il y a plus de routes à remettre en état à qu’il n’y a de budgets pour y arriver. Même situation pour les réseaux d’égout, d’aqueduc et d’épuration des eaux, où les budgets, tant pour l’entretien que pour la réfection, varient selon les gouvernements. Prévost annonçait dès son budget 2017 qu’elle projetait investir près de 15 millions de dollars dans ses infrastructures en trois ans. Une grosse somme quand on sait que le budget total de la ville est d’environ 17 millions.

Cette pression se répercute aussi sur l’entretien des édifices municipaux et des équipements de loisir, ainsi que dans les coûts de la sécurité publique de la gestion des déchets.

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