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Le maire Germain explique pourquoi Prévost ne paiera pas seule un terrain de soccer synthétique

Bien que prête à assumer la moitié des coûts, la Ville de Prévost ne construira pas seule un terrain de soccer à surface synthétique au Parc des Clos. Pas sans des partenaires, dont entre autres, les quatre autres municipalités représentées au sein du club de soccer FC Boréal, soit Sainte-Adèle, Saint-Hippolyte, Saint-Colomban et Saint-Sauveur.

Malgré les subventions disponibles, une surface qui serait acceptable sur le plan environnemental et social coûte trop cher pour les moyens de la ville, a expliqué le maire Paul Germain, en préambule du conseil municipal du 12 mars, installé devant un tableau qui fournissait les détails de toutes les options analysées par le conseil.

S’il advenait que des partenaires se manifestent, dit le maire Germain, la décision pourrait être revue. Il s’est d’ailleurs dit très ouvert à explorer cette possibilité.

Une estimation d’abord trop optimiste

Le maire Germain a d’abord examiné le projet initial qui avait fait l’objet de la première demande de subvention, qui prévoyait un coût annuel d’un peu plus de 4000$ pour la Ville.

Ce projet comportait de nombreuses lacunes. La superficie projetée avait été sous-évaluée. La réfection du drainage sous le terrain n’était pas incluse dans les coûts. Enfin, le type de surface prévue, composée en partie de pneus recyclés, était contesté.

Les pneus recyclés

Les surfaces à base de pneus recyclés sont considérées comme toxiques par certaines personnes, dont plusieurs ont signé des pétitions déposées à la Ville de Prévost. Dans l’état actuel de la recherche, il n’existe pas de preuves scientifiques irréfutables, autant pour confirmer ou nier la toxicité de ce type de surface. Néanmoins, plusieurs villes ont décidé d’interdire ce type de surface par mesure de précaution.

Le maire Paul Germain a donc expliqué que le conseil municipal rejette l’option d’une surface faite de pneus recyclés pour des raisons d’acceptabilité sociale mais aussi parce que ce type de revêtement, selon les expertises demandés par la Ville, crée des îlots de chaleur considérables. Ces effets de chaleur pourraient même exiger un système de gicleurs pour arroser le terrain, ce qui ajouterait aux coûts.

Le coût d’une solution acceptable

Le maire Germain a donc conclu qu’un projet acceptable devrait comporter une surface qui satisfait aux exigences environnementales, le coût de la réfection du drainage du terrain, et devrait aussi être amorti sur 10 ans plutôt que 20 compte tenu de la durabilité de ce type de surface.

Ainsi un terrain qui satisferait toutes ces conditions coûterait environ 64 000$ par année à la Ville si elle en assume seule les coûts. Trop cher, dit le maire, qui a rappelé que cette somme équivaudrait à un demi-cent de taxe par 100$ d’évaluation, soit 10$ annuellement pour une propriété évaluée à 200 000$.

M. Germain a ajouté que Prévost devra investir de façon importante dans les années à venir pour mettre à jour ou remplacer beaucoup de ses immeubles et que dans ce contexte, le coût d’une surface synthétique est trop élevé.

*Une version précédente de cet article ne contenait pas les informations à propos d’un éventuel partage des coûts avec d’autres municipalités. Elles ont été ajoutées et le titre a été ajusté avec ces nouvelles informations.

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