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On pourra composter à Saint-Jérôme avec un bac brun d’ici 18 mois

Saint-Jérôme implantera la collecte de matières compostables sur son territoire, une annonce qui doit être faite officiellement le 22 avril, Jour de la Terre.

Le maire s’est engagé à mettre en place le projet pour la fin de 2019 lors de l’assemblée du conseil municipal du 17 avril. Saint-Jérôme rencontrera donc les délais exigés par la loi et pourra ainsi bénéficier de l’aide du gouvernement du Québec.

D’ici là, la Ville de Saint-Jérôme a tout de même salué par un communiqué le lancement d’une application mobile de Recyc-Québec, Ça va où?, qui permet de trouver une destination à tout ce qu’on ne désire pas garder chez soi, ou presque…

L’annonce de la cueillette des déchets selon trois types distincts devrait se faire en même temps que le dévoilement d’une maquette des futures installations de l’écocentre Saint-Jérôme, dont la saison 2018 débute justement le 22 avril. Le maire Stéphane Maher affirme que c’est un moment important: «Nous allons déployer au cours des prochains 18 mois probablement le programme le plus ambitieux jamais vu au niveau de l’environnement.»

Le programme de gestion des matières résiduelles(PGMR), qui imposait aux municipalités une date limite en 2020, a été prolongé à la demande des municipalités jusqu’en 2022. Il n’en demeure pas moins qu’il sera illégal au Québec d’enfouir des matières organiques dès la fin de 2022.

Pour les citoyens de Saint-Jérôme qui ne compostent pas déjà, il faudra changer ses habitudes. Vous trouverez ici plus d’information et des trucs pratiques.

Le projet de Saint-Jérôme arrive à point: la plupart des autres municipalités de la MRC Rivière-du-Nord ainsi que les villes avoisinantes sont déjà passées au bac brun.

Saint-Jérôme emboîtera le pas à plusieurs municipalités environnantes qui font déjà la cueillette de matières compostables. (Tableau tiré du site de Recyc-Québec).

Une collecte moins fréquente

Afin de ne pas s’imposer trois cueillettes distinctes, Saint-Jérôme réduira la fréquence des collectes de déchets, qui est présentement hebdomadaire en été et à toutes les deux semaines en saison froide.

Cette façon de faire s’impose. Une fréquence de cueillette plus élevée se traduirait par plus de circulation de camions, et plus de gaz à effet de serre, ce qui annulerait les gains du compostage.

Saint-Jérôme n’a pas annoncé encore comment la cueillette s’organisera, mais il est acquis qu’elle sera différente selon les secteurs et qu’on ne verra pas apparaître des bacs bruns à toutes les résidences.

Pour ne pas créer un encombrement de bacs bruns, Saint-Jérôme compte utiliser des conteneurs à recyclage semi-enfouis pour la cueillette dans les quartiers plus densément peuplés. Ces installations sont souvent appelés «moloks» puisque c’est une des marques de commerce les plus connues. (Illustration tirée du site de la compagnie Molok.)

 

En milieu urbain, les bacs peuvent être enfouis. Ainsi leur capacité peut être plus grande selon le volume de déchets, et ils ont besoin d’être vidés moins souvent. On trouve même des bacs «intelligents» qui communiquent automatiquement avec une centrale quand ils sont pleins. Cette installation, encore neuve, est à l’angle des rues Godmer et Latour, au centre-ville de Saint-Jérôme.

Une usine de bio-méthanisation?

Par ailleurs, la loi prévoit aussi que les déchets organiques que les citoyens ne compostent pas eux-mêmes, de même que les déchets de certaines industries, soient traités dans des usines de biométhanisation afin de récupérer le gaz libéré par les déchets. Ces usines doivent, le plus possible, être situées à proximité des lieux de collecte, toujours pour limiter les distances de transport et les gaz à effet de serre.

Une telle usine est installée à Sainte-Sophie depuis plus d’une dizaines d’années sur le site d’enfouissement technique, qu’on appelle plus couramment un dépotoir, de Waste Management. Il alimente en biogaz la papetière Rolland.

Saint-Jérôme a un avant-projet, «très préliminaire» selon le maire Maher, d’installer sur son territoire une usine de transformation. L’emplacement n’est pas encore connu, mais une telle usine devra forcément être située à proximité du réseau existant d’Énergir(autrefois Gaz Métro).

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