Élections, Politique

Eve Duhaime candidate de Québec solidaire dans Saint-Jérôme

Eve Duhaime

Eve Duhaime, une travailleuse autonome de la région des Laurentides, sera la candidate de Québec solidaire(QS) dans le circonscription de Saint-Jérôme pour les élections du 1er octobre 2018.

Après le député sortant Marc Bourcier du Parti québécois(PQ) et l’économiste Youri Chassin, de la Coalition avenir Québec(CAQ), Eve Duhaime est la troisième prétendante à annoncer publiquement sa candidature. Sa nomination sera officialisée le 9 mai en soirée, lors de l’assemblée d’investiture de QS, qui se tiendra à Saint-Jérôme. Puisque la période d’inscription des candidats a pris fin le 19 avril et qu’elle est la seule sur les rangs, l’investiture du 9 mai sera une simple formalité.

Des solutions progressistes

Eve Duhaime estime qu’une révolution sociale est essentielle pour la collectivité. En une phrase, elle résume ainsi son engagement: «J’adhère et mets de l’avant les valeurs féministes, altermondialistes, écologistes pour un Québec pluriel, souverain et solidaire qui défend la justice sociale.»

Membre de Québec solidaire depuis sa fondation en 2006, elle a fait partie du comité de coordination local ainsi que de celui des Laurentides. Elle est aussi membre du comité organisateur de la Tournée économique de QS Laurentides.

Services locaux

La candidate se dit prête à «porter ce projet de pays pensé, rêvé et qui se retrouve dans une plateforme électorale progressiste».

«On recule depuis quelques années»

Elle estime que les récentes années années ont fait reculer la société québécoise sur bien des plans. Elle blâme les récents gouvernements et leurs mesures d’austérité, qui selon elle «ont touché gravement notre filet social» et l’ensemble de notre environnement social et politique.

Elle affirme que la région des Laurentides n’a pas sa juste part des dépenses publiques. «La région des Laurentides reste une région sous-financée, à bien des égards. En santé, en éducation, et dans le milieu communautaire, personne n’a été épargné avec des coupes budgétaires qui mettent en péril toute notre société et notre pérennité. Les élus au pouvoir, et leurs amis, ont récolté le gros lot à nos dépens malgré l’indignation et le mécontentement de la population.»

Une mince base électorale

Pour QS, la bataille électorale dans Saint-Jérôme sera difficile. Le parti, depuis sa fondation, termine derrière le PQ, les libéraux et la CAQ. Québec solidaire avait atteint son sommet dans Saint-Jérôme à l’élection générale de 2014, avec 11% des voix. Le candidat était alors Vincent Lemay-Thivierge, frère du comédien bien connu. C’est finalement Pierre Karl Péladeau qui l’avait emporté avec 37% des voix.

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En décembre 2016, à la suite de la démission de Péladeau, c’est l’actuel député Marc Bourcier qui a été élu avec 46% des voix. Québec solidaire et son candidat Marcel Gosselin avaient alors obtenu un peu plus de 4% du vote.

Améliorer la condition des humains

La candidate de Québec solidaire rappelle plusieurs des engagements fondamentaux de son parti. Elle revendique de meilleurs logements sociaux, des conditions respectueuses pour les travailleuses et travailleurs, un soutien à la réconciliation travail-famille et un salaire décent pour tous. Des combats sont nécessaires, dit-elle, «autant pour l’enfant qui nait que l’aîné en fin de vie».

Elle réclame haut et fort des sources d’énergie plus vertes et une industrie agricole qui respecte le développement durable. Elle ajoute: «C’est la raison pour laquelle je suis impliquée activement dans le mouvement de l’agriculture urbaine et je participe aux actions du Réseau de vigilance contre les hydrocarbures.»

La candidate est impliquée dans le mouvement féministe depuis son adolescence, «d’abord en suivant les traces de ma mère Marthe et ces dernières années en étant membre de comités féministes».

Un patrimoine d’implication sociale

Elle est aussi la fille de Jean-René Duhaime, un arpenteur-géomètre de Saint-Jérôme qui avait été lourdement handicapé à la suite d’un accident routier dans les années 1960. Très actif au sein de l’association des handicapés, dont il fut président, fort visible au guidon du tricycle qu’il utilisait constamment bien avant les fauteuils motorisés, Jean-René Duhaime a été un précurseur et un modèle pour bien des gens de la région par sa constante présence à bon nombre d’événements malgré les limitations que son état lui imposait.

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Pourquoi dans Saint-Jérôme? «D’abord, j’y suis née et j’y ai grandi», dit-elle. Elle a étudié au Cégep de Saint-Jérôme. Son premier emploi était au centre de la petite enfance la Garderie Tournesol, alors attenante au cégep.

C’est là qu’elle affirme avoir développé un intérêt pour le développement des enfants, ainsi que pour l’élaboration de programmes éducatifs et le travail de concert avec l’équipe et les parents. «J’ai fait partie du conseil d’administration. J’ai même participé à la fondation d’une autre garderie dans Saint-Lucien. À cette époque, j’ai été aussi membre de l’exécutif du Regroupement des garderies des Laurentides.»

«J’aimais ces petits enfants et je n’ai cessé de considérer ces petits êtres qui sont devenus le moteur, la motivation des premières luttes sociales auxquelles j’ai participé activement.»

Elle suit ensuite une formation en psychosociologie de la communication à l’UQÀM et fait du travail d’accompagnement auprès des femmes. En 1985, un voyage lui fait découvrir le monde de l’hôtellerie. Elle suit deux formations de l’ITHQ: une en cuisine et l’autre en gestion hôtelière.

Services locaux

«J’ai accompagné des jeunes dits de la rue dans quelques projets artistiques et un projet de deux cafés internet de rue dans les Laurentides.  Nous sommes allés dans les écoles et salles de spectacles pour partager le savoir-faire de jeunes marginaux.»

«Des expériences inoubliables et formatrices», dit-elle.

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