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Culture, Histoire

Les services d’archives privées cherchent une solution à long terme

Linda Rivest, Vincent Leclerc, Gilles Desjardins, Suzanne Marcotte et Dominique Beauregard lors du lancement de la campagne Ensemble, assurons le futur de notre passé à Saint-Jérôme le 5 avril 2018.

Nous publions ici une lettre ouverte signée par Karine Savary, présidente du Regroupement des services d’archives privées agréés du Québec(RSAPAQ), dont fait partie la Société d’histoire de la Rivière-du-Nord. Il y a quelques semaines, la ministre de la Culture du Québec a annoncé une aide supplémentaire à ces services d’archives. Le RSAPAQ estime que l’aide ponctuelle de 420 000$ ne permettra pas de protéger le patrimoine local de ses communautés à long terme.

Évitons que les archives ne partent en fumée

Les aspirations du Regroupement des services d’archives privées agréés du Québec (RSAPAQ) sont loin d’être comblées malgré que Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) se soit vue consentir un montant supplémentaire de 420 000$, pour les deux prochaines années, par la ministre de la Culture et des Communications, Marie Montpetit.

Au lendemain de la Commission de la Culture et de l’éducation, nous sommes toujours inquiets. La ministre de la Culture, Mme Marie Montpetit, fait mention de la « protection du patrimoine », de sa promotion et de sa diffusion sans jamais se préoccuper de la conservation de ce dernier. L’un de leur grand défi est que « la culture soit accessible partout ». On réfère souvent aux musées et aux différentes institutions culturelles en laissant les services d’archivessur le banc de touche. Mais comment ces institutions arrivent-elles à créer des contenus sans les sources même de l’histoire? Il serait naïf de croire qu’à force de couper dans le milieu archivistique, il n’y ait pas de conséquences, avec des répercussions encore plus dramatiques dans les années à venir au niveau muséal, artistique, éducationnel, voire sociétale.

C’est pourquoi le RSAPAQ compte poursuivre la sensibilisation du public et des élus à ses revendications. Le RSAPAQ a opté pour une campagne Facebook impliquant la participation volontaire de chaque service  d’archives privées agréé à travers le Québec.

C’est depuis des décennies, que les programmes d’aide financière de BAnQ peinent à combler les aspirations du secteur des archives privées au Québec; un secteur de la culture dont les exigences de performance sont pourtant toujours plus élevées.

À chaque année des milliers de chercheurs de toute provenance viennent, pour des raisons diverses, consulter ces trésors de familles, des documents historiques d’importance capitale ou de petites perles témoignant de l’histoire sociale. Les 42 services d’archives privées actuellement agréés sont à pied d’œuvre à travers le Québec pour acquérir, classer et diffuser ces archives historiques.

Les sommes prévues pour la période 2018-2020 restent encore insuffisantes. Elles ne permettront pas de soutenir tous les agréés. Rien ne laisse présager d’un avenir meilleur puisque cette augmentation ne sera pas récurrente, faisant en sorte que tout sera à recommencer dans deux ans. Or, l’enjeu est de taille : la perte du patrimoine régional, notre mémoire collective.

Ensemble, visons un meilleur investissement de l’État dans les archives.

Appuyez et partagez la campagne Facebook du RSAPAQ et soutenons Ensemble, assurons le futur de notre passé en signant la pétition.

Karine Savary
Présidente du Regroupement des services d’archives

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