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À propos de la haine des femmes et de la proximité du futur

Le député Pierre Dionne Labelle ne veut pas que le contrôle des armes à feu soit assoupli.

L’horreur des actions d’un individu ne sera jamais acceptable dans la société qu’on a construite, ensemble, ces derniers siècles.

Au mieux, ces moments de détresse et de tragédie serviront d’exemples à ne pas reproduire. Ils serviront peut-être à changer les règles et les façons de prévenir d’éventuelles répétitions de ces horreurs.

J’étais en quatrième année, le 6 décembre 1989, quand un homme de 25 ans a tué 14 femmes à l’École polytechnique de Montréal. Un être humain a séparé les étudiants selon leur genre pour n’abattre que les femmes. En 20 minutes, il a aussi blessé 14 autres personnes et imposé la violence à des milliers d’autres.

Cet événement, je le connais bien parce que c’est le premier article de nouvelles que j’ai écrit de ma vie, dans le journal de ma classe à l’École Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus. On appelait ce document broché le Super 4, avec un chat noir comme logo imprimé sur la page couverture, une feuille jaune.

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Dans le futur…

À l’époque, je pensais que la question de l’égalité entre les hommes et les femmes serait réglée, dans le futur. Que ma vie d’adulte serait consacrée à constater ou à discuter d’un autre sujet d’actualité. Après l’an 2000, comme on disait dans l’temps.

Nous sommes aussi loin de cet événement dans le passé que ne l’est le 6 décembre 2047 dans le futur, quand j’aurai 67 ans.

J’espère qu’à ce moment-là, les femmes auront un statut égal à celui des hommes et de tous les autres genres. Que les élus de tous les sexes pourront débattre dans un cadre respectueux, qu’on parlera de leurs idées plutôt que de leur habit et que les présidents attrapeurs de chattes ne seront plus que des anecdotes.

Et aussi que les voitures vont voler et qu’on va manger des pilules… Vous comprenez ce que je vous dis?

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On peut être déçus que le monde ne change pas et perdre espoir. Mais l’espoir est le carburant de l’audace et de l’innovation, des mots populaires de notre époque.

Si on renonce à changer le monde, je vous informe qu’il changera sans nous… et les thermomètres nous indiquent que ce ne serait peut-être pas une mauvaise chose!

En ce qui me concerne, je vous invite à garder vos rêves vivants, tant qu’ils ne nuisent pas à ceux des autres. On s’en reparle demain… et jusqu’en 2047 s’il le faut!

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