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Décès de Marc Fortin, l’esprit de L’Écho du Nord

Marc Fortin est décédé le 14 janvier 2019. Il avait 95 ans.

M. Fortin a passé l’essentiel de sa vie professionnelle à Saint-Jérôme. Sa présence dans la collectivité a été marquante.

Évidemment, le passage du temps a rendu son nom moins familier. Mais, celui de L’Écho du Nord, le journal qu’il a dirigé durant plusieurs années, est encore bien connu, malgré la fermeture de cette publication il y a quatre ans déjà.

Véritable père de L’Écho du Nord, Marc Fortin a été journaliste, éditeur et entrepreneur. Il a contribué activement au développement économique, social et communautaire de Saint-Jérôme et ce, de plusieurs façons.

Services locaux

Marc Fortin et son journal étaient parmi les leaders de la presse régionale hebdomadaire. Il a d’ailleurs été président de l’Association des hebdomadaires de langue française du Canada de 1960 à 1963. Il a fondé la compagnie des Hebdos A1, dont il a été le président de 1965 à 1978.

M. Fortin a soutenu beaucoup de causes et de projets, notamment le développement de l’éducation publique et privée. De façon tangible dans certaines circonstances, puisqu’il a été l’un des premiers bailleurs de fonds à endosser publiquement le projet de l’Académie Lafontaine, une école qui vient de fêter ses 30 ans.

L’Écho du Nord

Indiscutablement, l’oeuvre de sa vie a été le journal hebdomadaire L’Écho du Nord. Il en a pris la direction, alors que le Québec émergeait de l’ère des journaux à couleur partisane.

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Maintes fois reconnu pour son excellence, L’Écho du Nord a incarné le journalisme régional moderne. Moderne dans le sens où Marc Fortin défendait avec ténacité l’indépendance rédactionnelle de sa publication. Pour lui, le lien de confiance avec les lecteurs qui payaient leur copie du journal imposait une responsabilité de rigueur et de journalisme de qualité.

L’Écho du Nord veillait avec soin sur cette indépendance qui l’engageait à traiter équitablement de tous les points de vue, dans l’intérêt du public.

Quand le journal a pris des positions éditoriales, elles ont toujours été clairement assumées et ont toujours été formulées au nom du bien commun. Son éditeur avait certes des convictions très claires, mais il tenait aussi à assurer que tous les courants puissent s’exprimer.

Les groupes et organismes locaux ont toujours trouvé, autant auprès de Marc Fortin que de L’Écho, une complicité et une collaboration volontaire et énergique.

J’écris dans le paragraphe précédent L’Écho tout court, parce que L’Écho du Nord incarnait l’essence même d’un journal local, qu’on appelait l’Écho tout court tout… comme on appelle quelqu’un par son prénom.

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Marc Fortin nous aura donné un grand journal. Et un modèle à suivre.

Les funérailles de Marc Fortin auront lieu le samedi 19 janvier 2019, à 11h, en la Cathédrale de Saint-Jérôme, 355 Place du Curé-Labelle, Saint-Jérôme.

À titre personnel

J’ajoute que Marc Fortin a marqué ma vie professionnelle.

C’est lui qui a fait de moi le directeur du journal Le Mirabel, dont il est devenu propriétaire au début des années 1980.

Services locaux

Six ans plus tard, alors qu’il vendait ses journaux à Québecor, il m’invitait à lui succéder à la tête de l’Écho du Nord.

Cet homme de passion et de conviction, qui conjuguait sagement la sensibilité et l’intelligence, m’aura permis de gagner ma vie dans une sphère qui me passionne encore aujourd’hui. Je lui serai toujours reconnaissant.

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