Culture, Opinions

Fusion froide au parc Labelle

On va se dire les choses franchement. L’événement Fusion, organisé le samedi le 17 février par la Centrale des artistes avec l’appui de la Ville de Saint-Jérôme, n’a pas attiré beaucoup de monde. Un peu plus d’une centaine, en étant généreux.

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Il faut aussi dire qu’il a fait entre -8 et -18 degrés Celsius ce jour-là.

Par moments, on avait l’impression que les organisateurs, les artistes, les photographes et les responsables des activités étaient plus nombreux que les visiteurs.

Dommage car sur tous les autres plans, l’événement était très réussi, avec un menu varié d’activités gratuites.

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Fidèle à son habitude, Claude-Henri Grignon veillait sur l’entrée de l’édifice…

À l’intérieur de la Maison de la culture Claude-Henri Grignon, le public pouvait assister à une conférence très intéressante sur l’histoire du ski dans les Laurentides, donnée par l’historien Michel Allard de Sainte-Agathe, et découvrir une exposition de la Société d’histoire de la Rivière-du-Nord à propos de Herman Smith «Jackrabbit» Johannsen, ce norvégien pionnier du ski de fond dans les Laurentides, qui a vécu jusqu’à l’âge de 111 ans… et qui faisait du ski de fond tous les jours même après avoir franchi le cap des 100 ans!

L’historien Michel Allard a fait découvrir l’histoire du ski dans les Laurentides, une activité qui est intimement liée à l’identité de la région.

Aussi à l’intérieur, les gens pouvaient assister, et surtout participer, à une prestation du groupe Samajam. Sous le thème Vous êtes le show!, Samajam offre des expériences musicales participatives où les spectateurs sont invités à devenir les percussionnistes d’un jam interactif qui leur fait découvrir le rythme et la musique.

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Samajam et ses rythmes interactifs sur la scène de la salle Antony-Lessard.

Enfin, on tenait aussi à la bibliothèque le vernissage d’oeuvres des jeunes apprentis-artistes du projet Fusion. Encore là, avec une mince assistance, alors qu’une seule parmi la vingtaine de jeunes artistes était présente au vernissage.

En plein air

Pour l’occasion, on avait fermé une partie de la rue à la Place du Curé-Labelle. Quelques aménagements, dont des foyers où brûlaient des feux de bois, invitaient les gens à passer un peu de temps dehors.

Les visiteurs pouvaient s’adonner à une danse gumboot, ou participer à une mini-excursion en raquettes, accompagnée d’un conte, dans le parc Labelle.

La troupe Gumboot

Sous un soleil radieux, les visiteurs ont aussi pu découvrir la danse mexicaine grâce à une prestation haute en couleurs de Nadia Salazar,

La prestation de danse de Nadia Salazar, haute en couleurs.

Dans un autre registre plus introspectif, quelques-uns ont formé un cercle autour du feu pour entendre les airs ensorcelants de chants autochtones traditionnels interprétés par Nina Segalowitz.

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Nina Segalowitz a permis aux visiteurs d’entendre de vive voix des chants traditionnels autochtones.

 

La conteuse Eveline Ménard offrait une petite histoire en raquettes, autour du parc Labelle.

 

Il y avait de l’animation, du chocolat chaud et des jeux pour les jeunes.

Une première expérience

Ce rare événement hivernal en plein air à Saint-Jérôme n’a malheureusement pas attiré beaucoup de personnes et c’est difficile d’expliquer pourquoi. Peut-être les gens ont-ils le coeur et le corps en Floride. Peut-être que notre culture n’intègre pas bien le concept de se regrouper dehors en hiver le temps d’une boisson chaude et d’événements collectifs.

Pour une journée d’activités en plein air, l’accès au parc Labelle n’était définitivement pas facile.

 

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Un événement remarquable qui a accueilli une foule clairsemée.

 

Peut-être que la promotion de l’événement a fait défaut. Peut-être que personne n’avait le goût d’affronter les trottoirs enneigés et le froid. Peut-être que les gens de la région avaient autre chose à faire un samedi.

Ce sont toutes des questions que les responsables devront se poser s’ils veulent faire vivre ce qui pourrait être un événement rassembleur. Une histoire à suivre.

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