Culture, Musique, Spectacles

Un Cycle météo original pour Pascal Tremblay

Il ne s’agira pas des Quatre saisons de Vivaldi, mais bien plutôt de cinq mouvements qui sont dans le Cycle météo pour jazz quartet et orchestre, composé par Pascal Tremblay et présentés pour une première fois le samedi 23 mars à la salle Oscar Peterson, à Montréal.

Ce qui est devenu une suite symphonique jazz est d’abord arrivé par temps de canicule. « J’ai composé le premier motif une journée où il faisait bin bin chaud. C’est de là que l’élan de la météo est parti », dit Pascal Tremblay.

C’est un projet avorté qui est à l’origine de cette oeuvre. Un chef d’orchestre avait contacté M. Tremblay il y a bientôt 10 ans, après l’avoir entendu à l’oeuvre dans Jazz Faction. « Il m’avait appelé chez nous pour me dire qu’il aimait ma façon d’écrire la musique et qu’il voulait entendre ce que ça donnerait avec un orchestre », raconte-t-il.

Des Tonka magnifiques

Le projet ne s’est finalement pas concrétisé, mais l’idée avait fait son chemin jusque dans la tête du musicien. Pour lui, l’orchestre est devenu un carré de sable à sa disposition avec de magnifiques Tonka, comme il le dit lui-même: « Le résultat final, c’est cinq mouvements et à peu près 50 minutes de musique originale. Mais j’ai écrit ça en me concentrant là-dessus à peu près trois minutes à la fois, depuis sept ou huit ans. »

Services locaux

Son quartet Pascal Tremblay Jazz Faction compte trois albums, dont Lueurs, qui lui a valu une nomination à l’ADISQ en 2011 et qui est actif depuis 15 ans. Les initiés reconnaîtront au programme de la soirée la Pavane de Gabriel Fauré, qui était sur le premier album de Jazz Faction.

Un parcours fait d’imprévus

Pascal Tremblay a grandi à Saint-Jérôme et joué sur toutes les scènes des Laurentides et un peu partout sur les scènes jazz du Québec depuis quelques décennies. Il a été de la dernière vague des musiciens jazz qui se produisaient régulièrement dans la région, avant la « mort » de cette scène locale au début des années 2000.

Il a aussi été du groupe trad La corde de bois, à la même époque, une destination qu’il ne prévoyait pas dans son parcours. « Chaque projet en amène un autre. Je ne pensais jamais me rendre au Japon avec le jazz – il y a été invité en 2005 – ou écrire pour un orchestre. J’ai hâte de voir où me mènera la suite », dit-il.

Le programme de la soirée est complété par un pièce de Gershwin jouée au piano et de l’interprétation de Transition par l’Orchestre symphonique de l’Isle, qui est l’oeuvre gagnante du concours de composition du Département de musique de l’Université Concordia, remporté cette année par Catalina Galan Vargas.

Publicité
>

Send this to a friend