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Incidents, Lieux

Risque de crues importantes sur la rivière du Nord

L'eau s'accumule partout quand la rivière se remplit, comme ici près de la Petite rivière Saint-Antoine, le 19 avril 2019.

Le débit de la rivière du Nord devrait augmenter fortement au cours de la fin du semaine de Pâques, entraînant des risques d’inondations.

Le jeudi 18 avril en après-midi, Environnement Canada lançait déjà des avertissements. On prévoyait alors des quantités importantes de pluie débutant dans la soirée de jeudi et se continuant jusqu’à samedi après-midi.

Les risque revus à la baisse

Si les projections laissaient entrevoir jeudi un débit pouvant atteindre jusqu’à 360 mètres cube/seconde dans la journée de dimanche, elles ont été revues à la baisse et en date de vendredi, le débit maximal projeté était de l’ordre de 250 m3/seconde. Un débit de plus de 300 m3/seconde n’a presque jamais été observé depuis le début de la compilation des statistiques, en 1920.

Ce graphique montre une projection du débit de la rivière estimée jeudi après-midi vers 17h. La projection laissait entrevoir 360 mètres-cube par seconde en fin de semaine.
En milieu de journée vendredi, la projection avait été revue à la baisse. Elle dépasse néanmoins le seuil d’inondation, qui est de 180m3/seconde.

Pour suivre en temps réel l’évolution de la crue de la rivière, il suffit de consulter le site Vigilance du ministère de la Sécurité publique.

En fait, le débit de la rivière a atteint ou dépassé le seuil de 300 m3/seconde trois fois seulement depuis un siècle.

Il a atteint 360 m3/seconde en avril 1960, puis ensuite 345 m3/seconde en février 1981, et enfin 298 m3/seconde en avril 2017.

Sur ces deux images saisies le 17 avril 2017, le pont de la rue Saint-Joseph voyait les vagues de la rivière du Nord frapper son tablier. Le débit était alors de 298m3 à la seconde.
En février 1981, l’eau avait envahi certaines routes de la région, notamment la 158 qu’on voit ici.
La rivière du Nord en avril 1960 (Photo Société d’histoire de la Rivière du Nord)

En vidéo, la crue de 2017.

La rivière sous surveillance

Les municipalités de la région surveillent de près les zones à risque. Les personnes habitant à proximité de cours d’eau ou dans des zones inondables peuvent communiquer avec leur municipalité ou les services d’urgence en composant le 911.

Urgence Québec fournit aussi plusieurs conseils en ligne.

L’usine de la compagnie Rolland à Saint-Jérôme est située sur des basses terres au bord de la rivière du Nord au sud de Saint-Jérôme. On aperçoit ici au loin un employé qui installait une pompe jeudi malgré un niveau d’eau qui semble encore peu menaçant.
À proximité de son barrage, la compagnie Rolland a créé une digue temporaire pour contenir la crue appréhendée.

Saint-Jérôme se dit bien préparée

À Saint-Jérôme, la Ville vient de réviser son plan particulier d’urgence inondation en prévision des crues printanières.

La municipalité rappelle que même si les crues annuelles n’ont jamais causé de catastrophes à Saint-Jérôme et que seuls les citoyens de quelques rues, comme la rue Laviolette, voient parfois la rivière déborder, elle prend tous les moyens à sa portée pour protéger les résidents et leurs biens.

Les pompiers, les policiers et les services des travaux publics de la Ville effectuent des patrouilles et surveillent les zones à risque.

Une communication de la Ville précise que le Service des travaux publics s’est procuré 5000 sacs de sable pour élever des digues si le besoin se manifeste.

La Ville prévoyait aussi distribuer des dépliants et des lettres d’information dans les secteurs à risque.

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