Affaires, Lieux, Transport

Questions à propos d’un voyage du maire de Saint-Jérôme en France

Le maire de Saint-Jérôme Stéphane Maher était en France ces jours-ci, vraisemblablement en mission économique, en compagnie de cadres de la Ville.

Il a quitté le 23 mai, deux jours après une assemblée houleuse du conseil municipal où deux élues, en plus de 200 personnes dans la salle, demandaient sa démission.

La visite du maire soulève quelques questions posées il y a deux semaines et auxquelles on n’a pas obtenu de réponses.

TopoLocal les a adressées il y a deux semaines au maire, à son adjoint exécutif, au directeur général et au directeur des communications. Nous leur avons fait parvenir nos questions par courriel le 14 mai. Nous avons aussi, le même jour, adressé les mêmes questions à M. Maher par texto.

Services locaux

Notre texto et nos courriels sont restés sans réponse, sans accusé de réception.

En date de la publication de ce texte, la page Facebook du maire est aussi muette, et ce depuis le 8 mai.

Un responsable du service des communications de la Ville a fourni quelques informations à la station de radio CIME. Le service des communications n’a pas retourné l’appel de TopoLocal.

Des questions au sujet de cette «mission»

Nos questions visaient à connaître les objectifs de ce voyage, la durée et les dates prévues, l’identité des représentants de la Ville, le budget prévu, et le coût pour les contribuables de Saint-Jérôme.

Publicité

Dans le contexte où le maire venait de recevoir des constats d’infraction à la loi électorale, nous lui demandions s’il croyait que sa représentativité puisse être affectée par les infractions qui lui étaient reprochées.

Avait-il songé, par exemple, qu’une personne qui ne le connaîtrait pas puisse faire une simple recherche sur Google et être distraite par ses démêlés actuels avec Élections Québec?

À cette question, aussi légitime que sensible, il n’y a toujours pas de réponse.

Actualiser un protocole vieux de 23 ans

L’objectif du voyage est d’actualiser un protocole de collaboration entre La Rochelle et Saint-Jérôme visant à promouvoir les véhicules électriques et la mobilité innovante.

La collaboration entre les deux villes, a dit le porte-parole de Saint-Jérôme en entrevue à CIME, a été fructueuse pendant la décennie de 1996 à 2006. Il n’a pas abordé les années suivantes.

Publicité

Il faut bien avouer que depuis, les initiatives émanant de la Ville de Saint-Jérôme proprement dite ont été timides.

Heureusement, l’Institut du véhicule innovant, un centre de recherche qui se finance par des projets privés et une aide des gouvernements supérieurs, ainsi que la Compagnie électrique Lion, une entreprise privée, constituent une base solide qui permet d’affirmer que la région est branchée sur le transport électrique.

Du rattrapage à faire…

Comparativement à La Rochelle, il faut dire que Saint-Jérôme, qui compte à peu près la même population, est loin derrière.

À La Rochelle, on dispose depuis 20 ans d’une flotte de véhicules électriques en libre-service intégrée au transport en commun local. Durant ce temps, Saint-Jérôme a créé un service de navette que le maire Maher qualifie d’électrique pour le stationnement étudiant, mais dont le service est asssuré la majorité du temps par un autobus au Diesel. La Ville a aussi annoncé en grande pompe l’implantation d’un bibliobus électrique il y a maintenant plus d’un an, mais le service n’est pas encore en opération.

Services locaux

Enfin, Saint-Jérôme possède une «flotte» de 6 Nissan Leaf.

Dans les informations publiées CIME, on ne précisait pas qui accompagnait le maire. On a pu confirmer plus tard que c’est le directeur général de la Ville, Yvan Patenaude, et Richard Bélisle, adjoint stratégie, qui accompagnaient le maire.

Quant au coût, la Ville a confirmé avoir reçu environ 20 000$ en subventions, dont 8000$ provenant de la MRC de la Rivière-du-Nord. La Ville n’a pas précisé si ces montants couvriront tous les frais.

Le porte-parole de Saint-Jérôme a aussi dit que plusieurs visites «industrielles et institutionnelles» sont au programme. Il n’a pas précisé lesquelles.

Publicité
  • Marcel Belanger dit :

    la Mission première de la Ville, est de s’occuper de sécurité incendie et policière, de nos routes et trottoirs (pas seulement le centre Ville) de nos réseaux d’aqueduc et égout et de nos loisirs dans la mesure de nos moyens.

  • Chehri Martial dit :

    Les 97$ charger a chaque propriolocataires pour payer sa police devrait suffire a couvrir les frais du voyage

  • Danielle V. Charbonneau dit :

    D’après votre commentaire, M. Charles Michaud, on dirait que vous décrivez une invitation de participation spéciale à cette assemblée du mois de mai du conseil municipal de la Ville de St-Jérôme. J’y étais et mon intention n’était pas du tout comme vous la décrivez pour toutes les personnes présentes. L’atmosphère était intense et déplaisante. Beaucoup de monde, some louder than others. Ainsi que l’utilisation de caméras variées.

    Étiez-vous entre ami(es)/connaissances recruté(es) pour faire ce point que vous décrivez?

    Intéressant pour vous autres peut-être, spécifiquement, mais pas pour les Jéromiens et les Jéromiennes.

    « Il a quitté le 23 mai, deux jours après une assemblée houleuse du conseil municipal où deux élues, en plus de 200 personnes dans la salle, demandaient sa démission. »

    • Vous étiez donc, madame, parmi les personnes qui n’étaient pas là pour demander la démission du maire. Vous n’étiez pas seule. La salle du conseil contient un maximum légal de 190 personnes, et les responsables de la sécurité s’assuraient ce soir-là de respecter cette limite tant bien que mal. J’estime qu’environ une autre centaine de personnes ont assisté à l’assemblée à partir du hall d’entrée, du moins pour la durée de la période de questions. C’est pourquoi j’estime que l’assistance totale était d’environ 290. De ce nombre, basé sur mon observation des faits, il y en avait plus de 200 qui s’étaient rendus spécifiquement à l’invitation de ceux qui demandaient sa démission. C’est ce que j’ai écrit.
      Je conviens avec vous que l’atmosphère était intense et, par moments, déplaisante. Comme sur un bateau quand il y a de la houle. C’est toujours à contre-coeur que j’utilise parfois des clichés, mais cela explique que j’ai dit que l’assemblée était « houleuse ». C’est souvent le cas dans de telles circonstances.
      PS. Je comprends très bien le sens de votre sous-entendu à mon endroit sur les « amis et connaissances recrutés ». Madame, c’est disgracieux. En le faisant, j’estime que vous tentez de me catégoriser selon des opinions ou des affinités que vous me prêtez. Vous tentez de m’associer au mouvement des citoyens qui protestaient ce soir-là. C’est un processus que je juge insultant et intellectuellement malhonnête. Je ne vous connais pas madame Charbonneau, je ne sais pas de qui vous êtes l’amie, l’ennemie, l’adversaire, la complice ou une connaissance. Je vous assure que ça ne changera en rien le traitement que TopoLocal réserve à vos commentaires.
      Soyons clairs. Je crois effectivement que M. Maher devrait démissionner à la suite des gestes qu’il a posés. Je l’ai déjà écrit, et cela sans le moindre sous-entendu. Mais je ne recrute pas d’opposants, je n’organise pas de contestations.

      • Nancy dit :

        Je suis entièrement d’accord avec tout ce que vous mentionnez!

        Probablement que seuls les gens qui demeurent sur Lamontagne n’étaient pas en accord avec tous les autres citoyens …

        À mon humble avis, il y a 15 ans le MTQ aurait dû exproprier cette rue comme celle de la rue Briere pour la construction d’un Walmart et compagnie. !!

        • S. C. dit :

          Je ne comprend pas la pertinence de ce commentaire. En quoi l’expropriation d’une rue peut avoir rapport avec l’accusation de fraude électorale de Maher. Cher Colombanois faite le détour et arrêter de chialer…

  • Eric dit :

    J’aime bien votre réponse. Vous rapportez les faits.vous avez émis une opinion a la fin et basé celle-ci sur des faits concrets. Et vous laissez entièrement la liberté d’expression y compris au élus de nous expliquer leurs versions. J’app

  • Malgré une promesse qui date de 2 ans d’offrir le transport en commun gratuit aux ainés et aux étudiants, on attend toujours, l’autobus qui passe devant ma porte est toujours pratiquement vide.

  • >

    Send this to a friend