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Des projets de 146 M$ pour la Ville de Saint-Jérôme d’ici 2022

La Ville de Saint-Jérôme prévoit dépenser 146 M$ en immobilisations au cours des années 2020, 2021 et 2022. La part du lion(le symbole de la Ville!) de ce qu’on appelle le Programme triennal d’immobilisations, ou le PTI, soit 137 M$ sur 146, sera consacrée aux infrastructures, aux bâtiments et aux parcs.

Ce qu’on désigne par des immobilisations, ce ne sont pas des dépenses d’opération proprement dites, mais plutôt des investissements amortis sur des durées variables. Leur impact sur le budget d’une ville et sur le compte de taxes municipales se répercute dans le service de la dette, qui compile le remboursement du capital et des intérêts de ces dépenses faites la plupart du temps dans le but d’améliorer l’espace commun.

27 M$ en asphalte et 25 M$ pour un complexe sportif

Sans trop de surprise, la plus grosse dépense se réduit dans le plan à une seule ligne, au descriptif très court, Travaux longues sections qui représente les sections de rues que la Ville prévoit paver au cours des trois années à venir. On y prévoit 10 M$ en 2020 et 8 M$ par an en 2021 et 2022. Le calendrier spécifique des rues n’est pas précisé.

Déjà pour l’année en cours, on prévoit appliquer sur la surface des rues près de 9000 tonnes d’asphalte en réfection, ce qui représente plus de quatre fois la quantité moyenne des dernières années. Les 35 chantiers de l’été à Saint-Jérôme sont chiffrés à 10 M$.

Services locaux

Quant au complexe sportif, prévu pour 2021, la Ville prévoit y consacrer près de 25 M$.

Ce projet de complexe sportif multifonctionnel comprend des terrains de soccer, des locaux pour les équipes de football, un chalet de parc intégré ainsi qu’une palestre de gymnastique.

La Ville de Saint-Jérôme a même déjà annoncé qu’elle y verrait très bien un « skate park » dans une seconde phase. La Ville avait prévu d’abord lancer la phase 1 à l’été 2019 mais les annonces officielles se font attendre.

Un aperçu du complexe multisports projeté par la Ville de Saint-Jérôme au coût de 25 M$. L’édifice serait situé approximativement entre l’aréna actuel et l’accès du parc en arrivant de la rue Ouimet.

Les conseillères Nathalie Lasalle et Johanne Dicaire, les deux sur 12 qui ne font pas partie de l’équipe du maire, ont voté contre l’adoption du plan triennal, essentiellement parce qu’elles s’objectent au projet de complexe sportif, qu’elles jugent trop coûteux et superflu.

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Un plan déposé l’été

Ce type de plan était traditionnellement déposé en novembre, lors de la période budgétaire, mais depuis au moins trois ans, la Ville a décalé sa présentation dans le temps en espérant profiter d’une accalmie dans le marché des demandes de soumissions, qui est la conséquence habituelle de l’adoption d’un tel plan.

On sait qu’actuellement, l’industrie de la construction ne manque pas de contrats au Québec, ce qui provoque une pression à la hausse sur les prix. Depuis quelques années, il n’est pas rare que des villes reportent des projets après que le montant des soumissions se révèle plus élevé que leur estimation des coûts.

83M$ investis au sol… ou sous terre

Trois dollars sur cinq dans ces investissements prévus sont consacrés à la réfection de chaussées ou la réfection de rues existantes, ainsi qu’au maintien et à la mise à niveau des égouts municipaux et du réseau d’aqueduc.

Les rues centre-ville de Saint-Jérôme font l’objet de travaux cet été.

En 2021 et 2022, Saint-Jérôme consacrera 1,5M$ aux travaux d’enfouissement de la conduite d’aqueduc présentement suspendue au pont Lapointe, au centre-ville. Ce type d’installation n’est plus permis et la nouvelle conduite devra passer sous le lit de la rivière.

Conduite d’aqueduc présentement fixée au pont Lapointe.

Dans sa projection triennale, la Ville prévoit également 500 000$ en 2022 pour le prolongement de l’aqueduc et l’élargissement du boulevard du Grand-Héron, à l’ouest de la rue Roland-Godard.

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On prévoit aussi 500 000$ en 2022 pour la reconfiguration et l’élargissement du boulevard Jean-Baptiste-Rolland. Avec les travaux envisagés à long terme à l’hôpital, qui devraient s’allonger sur presque 10 ans, cette artère risque de devenir encore plus achalandée et exigera probablement d’autres investissements au-delà de 2022.

Un tronçon de 500 mètres du boulevard Jean-Baptiste-Rolland n’a que deux voies, alors que les deux extrémités en comptent quatre. Le tronçon à deux voies inclut un pont sur la rivière du Nord. Les 500 000$ prévus en 2022 ne suffiront certainement pas à élargir la chaussée.

La réfection d’une section de la rue Saint-Georges et de la rue Sainte-Marguerite apparaît dans la planification 2020-21 au coût de 7,3 M$. Ces sections de rues sont connexes aux travaux présentement en cours sur la rue Saint-Georges et la rue Du Palais.

Enfin, pour les mêmes années, on prévoit un montant de 1,2 M$ pour la réfection de la rue de la Gare et presque 4 M$ pour la rue Laviolette entre les rues De Martigny et Richard.

20 M$ pour l’aqueduc

Outre l’asphaltage dont nous avons fait état ci-haut, le réseau d’aqueduc exige divers travaux pour maintenir la qualité de l’eau potable.

Services locaux

On y trouve, par exemple, des projets pour créer davantage de boucles dans le réseau d’aqueduc, ce qui protège les usagers contre les bris et les variations de pression.

Dans d’autres cas, c’est l’alimentation en eau qui exige des déboursés, entre autres pour les équipements de l’usine de filtration ainsi que pour une mise à jour des puits Bertrand et Jolibourg, qui desservent le secteur Bellefeuille. Le réseau d’aqueduc à lui seul représente des projets pour plus de 20 M$.

Enfin, le réseau d’égoûts requiert lui aussi des mises à jour, notamment au niveau des postes de pompage et de la séparation des réseaux, puisque Saint-Jérôme compte encore des conduite d’égouts combinées qui mélangent les égouts sanitaires et les eaux de surface.

Des bâtiments

Pour les bâtiments, le plan 2020-21-22 prévoit un peu plus de 6 M$ pour le garage municipal, ainsi qu’un peu plus de 2,5 M$ pour convertir le chauffage de l’aréna de Saint-Antoine au gaz naturel. Ces montants s’ajoutent aux 25 M$ du complexe multisports.

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Saint-Jérôme a déjà commencé à constituer une réserve foncière dans le but de permettre l’agrandissement du garage municipal sur le site existant de la rue Filion. Cette option est de nouveau envisagée même si le maire avait auparavant annoncé que le garage s’installerait sur un terrain voisin du projet d’écocentre, dans le parc industriel. La décision finale n’est pas prise.

La planification de la Ville mentionne un montant de 6M$, ce qui ressemble davantage à un agrandissement qu’à la construction d’un nouveau garage municipal.

En revanche, un projet de bibliothèque municipale de près de 20 M$, mis de l’avant par l’administration municipale en 2018, n’y apparaît pas. La Ville prévoit bel et bien 200 000$ pour ce projet en 2022, mais il faut comprendre que tout projet de bibliothèque dépendra d’une subvention de Québec. Et que Saint-Jérôme n’a pas prévu sa part à elle dans un horizon de trois ans.

Des véhicules

Quant aux véhicules, deux éléments d’exception ressortent de la liste, soit l’achat d’un camion-échelle pompe pour le Service des incendies au coût de 1,8 M$ en 2020 et l’acquisition, annoncée depuis 2018, d’un bibliobus électrique, auquel Saint-Jérôme consacrera 425 000$ en 2020-2021. Le reste du budget total de presque 6 M$ sera consacré au remplacement usuel de véhicules, autant aux travaux publics qu’au service de police.

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Un habillage et une colonne pour la Place des festivités

Enfin, la Ville prévoit un habillage plus complet de la Place des festivités en 2020 avec 350 000$ consacrés à l’installation de mobilier urbain, d’une colonne Morris et de systèmes d’affichage dynamique. S’ajoutent aussi des oeuvres d’art public en 2021 et 2022 à raison de 50 000$ par an.

On aperçoit ici à gauche, à Paris, une colonne Morris. Saint-Jérôme veut en installer une sur sa Place des Festivités, à proximité de la Vieille-Gare. Photo Jean-Louis Desrosiers

Une planification sur trois ans

Le programme triennal d’immobilisations, adopté le 9 juillet par le conseil municipal, est un outil de planification et ne représente pas nécessairement un engagement ferme de la part des villes à réaliser tous les projets qui y sont énumérés. Il est toujours possible que des projets soient ajoutés ou retranchés en cours de route.

C’est néanmoins une bonne indication des projets les plus importants envisages par l’administration municipale.

  • Daniel Villeneuve dit :

    Ou est passé le projet qui devait longer la rivière du nord?

    • Jean Bellemare dit :

      On projette de bonnes idées mais on n’y donne pas suite. On met ça dans un projet triennal ou quinquennal pour bien paraître et çà rentre dans les oublies. Que l’on se rappelle le projet de Marc Gascon et Robert Rioux échevin concernant la pose d’asphalte sur le piste cyclable autour du territoire de la Ville sur P’tit Train du Nord il y a une dizaine d’année et jamais fait

  • Michel Desjardins dit :

    J’espère que cette foi ci la ville a surement contacté Hydro, Bell et Gaz Metro pour coordonner leurs travaux avant de faire de l’asphalte et creuser a nouveau des trous après avoir fait l’asphalte.

  • Jacques dit :

    Je suis totalement contre tout autres projet sinon que la réflexion des rues. La sécurité passe avant tout. J’ai personnellement crevé trois pneus neufs ce printemps. De plus mon auto a subi des dommages à la direction. Ceci sans compter le risque de prendre le champs. Les projets sportifs doivent passer après la sécurité des automobilistes.

  • Marcel Belanger dit :

    Toujours pas de trottoir sur le Boul. Labelle à Lafontaine.
    Pourquoi 2 conseillers a Lafontaine? Aucun aurait donné le même résultat pour les trottoirs.

    • Jean Bellemare dit :

      Encore-là, manque de visibilité du Conseil Municipal. Que fait-on pour ceux qui prennent les trottoirs. Il n’y a pas que les véhicules motorisés dans la vie

  • Danielle V. Charbonneau dit :

    “Les conseillères Nathalie Lasalle et Johanne Dicaire, les deux sur 12 qui ne font pas partie de l’équipe du maire, ont voté contre l’adoption du plan triennal, essentiellement parce qu’elles s’objectent au projet de complexe sportif, qu’elles jugent trop coûteux et superflu.”

    Essentiellement, opinions bien réfléchies.

    • Jean Bellemare dit :

      Complètement d’accord, trop dispendieux. Il servirait à des gens qui demeurent à l’extérieur de la Ville comme au Quartier 50

  • Jean Bellemare dit :

    Oui quelques choses à dire. Le projet du Maire Stéphane Maher de faire une piste cyclable sur les voies ferrées du Canadien National qui aujourd’hui appartiennent à une Compagnie de Gatineau. Pour les amateurs de vélo il n’y a pas de chemin ou de voie sécuritaire sur la partie OUEST de la Ville pour aller rejoindre la Piste du P’tit Train du Nord. Il a trois ponts non sécuritaires et très dangereux. La Compagnie de Gatineau demande $7,000,000.00 pour les terrains.
    Pourquoi ne pas utiliser le pont de la Dominion ou L’Unie Royal pour rejoindre la rue Filion et enfin la piste cyclable. Il y a déjà des lumières de circulation à toutes les rues transversales. Se serait moins coûteux. Ça , serait un projet réalisable et peu coûteux. C’est pas mal mieux que le Complexe Sportif que le Maire veut construire

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