Élections, Politique

Rhéal Fortin prêt pour les élections fédérales d’octobre

Sans trop de surprise, les militants du Bloc québécois de la circonscription de Rivière-du-Nord ont confirmé le 19 juin que le député Rhéal Fortin sera de nouveau le candidat du parti aux élections fédérales de l’automne 2019, prévues le 21 octobre. M. Fortin, élu en 2015, termine un premier mandat de quatre ans à titre de député fédéral.

En acceptant la nomination, Rhéal Fortin a rappelé que le Bloc québécois demeure, selon lui, le « seul rempart contre l’hégémonie canadienne-anglaise au parlement d’Ottawa ».

L’objectif du Bloc est clair: gagner plus de sièges. « Nous avons besoin d’être plus que 12 pour défendre les intérêts du Québec, d’autant plus que ce nombre de députés s’accompagne d’un budget de fonctionnement de plus d’un million de dollars pour des adjoints et des recherchistes », a-t-il rappelé.

La soirée d’investiture s’est déroulée en présence de nombreux sympathisants souverainistes et d’un impressionnant rassemblement d’ex-élus locaux, régionaux et nationaux.

Services locaux

On y trouvait, par exemple, cinq personnes qui ont déjà représenté Saint-Jérôme à titre de député(e)s. Daniel Paillé, qui a été député de Prévost de 1994 à 1996, Lucie Papineau, qui a siégé de 1997 à 2007, Marc Bourcier, qui a siégé de 2016 à 2018, ainsi que les députés fédéraux Monique Guay, de 1993 à 2011, et Rhéal Fortin, de 2015 à 2019.

On y trouvait aussi deux anciens chefs du Bloc québécois, en les personnes de Daniel Paillé et Gilles Duceppe. Puisque Rhéal Fortin a déjà été chef intérimaire du parti, il aurait même pu y avoir quatre chefs bloquistes sur place puisque le leader actuel, Yves-François Blanchet, a été retenu de façon imprévue.

S’y trouvaient également Claude Cousineau, député de Bertrand de 1998 à 2018 et Jacques Léonard, député de la région des Hautes-Laurentides qui fut membre du premier cabinet de René Lévesque en 1976 et qui a aussi été ministre dans les cabinets de Jacques Parizeau et Lucien Bouchard.

Le nouveau chef Blanchet avait toutefois fait de Saint-Jérôme une de ses premières visites en janvier. Il y avait alors rencontré les membres de l’exécutif local.

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Yves-François Blanchet, lors d’un passage à Saint-Jérôme, le 19 janvier 2019.

Daniel Paillé: oublier le « quand » et parler du « pourquoi »

Lors d’une brève allocution, Daniel Paillé a fait remarquer que le mouvement souverainiste a besoin de mobiliser des jeunes, un constat qui s’impose quand on considère que l’assistance, ce soir-là, était fortement composée de personnes plus âgées que la moyenne de la population.

Daniel Paillé

Si l’idée de la souveraineté n’inspire plus les peurs qui l’ont parfois plombée autrefois, le fait qu’elle soit mieux acceptée aujourd’hui par les jeunes générations ne s’est pas encore traduit en mouvement politique, dit-il. « Je pense qu’on va devoir cesser de se demander c’est quand la souveraineté et se remettre à expliquer pourquoi! »

Citoyens du monde?

L’ex-chef du Bloc Gilles Duceppe en a remis. « Je parle souvent à des jeunes et ils me disent je suis citoyen du monde. Je leur demande toujours de me montrer leur passeport. À quelle place c’est marqué le monde? Regardez le nom, c’est Canada! »

« Pour moi, c’est clair que mon pays c’est le Canada, mais je suis Québécois! Pour participer pleinement à l’universalité, ça prend un point d’ancrage. Il ne faut pas que tout soit pareil dans le monde. Ce qui fait la beauté du monde c’est la diversité, mais on ne veut pas devenir Planet Hollywood ni Planète Beijing dans 30 ans. »

« On veut exister, apporter notre point de vue! Pas contre les autres, pas contre le Canada, pas contre les États-Unis. On est pour le Québec en pleine collaboration avec les autres. C’est ça le message qu’il faut envoyer aux jeunes. »

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Gilles Duceppe estime qu’il y a « une fenêtre qui s’ouvre » pour le Bloc. « Ce qu’on a en commun, nous et les quatre autres partis au Canada, c’est qu’on défend chacun notre nation. Eux défendent la canadian nation, et nous la nation québécoise. On va avoir le même discours partout, alors que les autres partis vont avoir deux discours, a-t-il conclu. »

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