Affaires, Éducation, Politique

Deux universités et deux cégeps des Laurentides s’unissent pour aider les étudiants à se trouver des emplois de qualité

La progression classique des étudiants de l’école secondaire, au cégep, à l’université puis sur le marché du travail est, de moins en moins, un parcours en ligne droite.

Les valeurs des étudiants changent: ils sont de plus en plus nombreux à mener de front une vie professionnelle, une vie familiale, et des études. De plus, les carrières que l’on peut envisager et les compétences requises changent constamment.

Cette réalité exige que les institutions d’enseignement s’adaptent et accentuent leurs efforts pour favoriser l’accès des jeunes aux études supérieures.

Un pôle en enseignement supérieur

La création dans les Laurentides d’un pôle régional en enseignement supérieur signifie qu’ensemble le Cégep de Saint-Jérôme, le Collège Lionel-Groulx, l’Université du Québec en Outaouais et l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue ( qui dessert Mont-Laurier ) vont unir leurs efforts.

Grâce à un budget de 250 000$ de Québec, ces quatre partenaires vont embaucher des personnes qui auront comme principale tâche de trouver des chemins plus directs afin d’assurer des parcours d’études plus cohérents aux étudiants. Un relais entre les quatre institutions, en quelque sorte.

Au moins la moitié, sinon plus, des emplois à combler durant la décennie en cours exigeront un diplôme d’études supérieures, rappelait la directrice du Cégep de Saint-Jérôme Nadine Le Gal, en affirmant que le monde de l’éducation a le devoir de trouver des nouveaux moyens pour aider les étudiants à compléter leur formation.

La directrice du Cégep de Saint-Jérôme Nadine LeGal a rappelé que l’union fait la force. « Ici au Cégep de Saint-Jérôme on aime dire que nous sommes plus grands ensemble. La synergie engendrée par ce projet va permettre à chacune de nos institutions de répondre encore mieux aux besoins de notre région en améliorant l’accessibilité à l’enseignement supérieur. »

Dans la vie quotidienne des étudiants, ces efforts devraient se traduire par un passage plus facile d’une institution à l’autre ainsi qu’un parcours mieux adapté à leurs besoins.

Sylvie de Grosbois, vice-rectrice au développement de l’Université du Québec en Outaouais – Campus de Saint-Jérôme, a décrit le projet comme « un nouveau regard sur l’obtention de diplômes par le biais d’un tissu de parcours flexibles et mieux adaptés aux besoins des étudiants d’aujourd’hui », tout en rappelant l’importance d’élargir les avenues de collaboration entre les collèges et les universités. La région des Laurentides dans son ensemble et malgré sa croissance par endroit, demeure l’une des régions où le taux de diplômes d’études supérieurs est peu élevé, a-t-elle constaté, concluant que « le potentiel est très élevé, et on a donc du boulot à faire ».
« L’annonce d’aujourd’hui aura d’importantes répercussions pour le futur. Ce futur sera assuré par nos jeunes, qui occuperont l’avant-scène en devenant des acteurs de changement et de progression. Pour que cela se produise, les étudiants ont besoin d’outils afin d’atteindre leur plein potentiel, et ça passe par la formation.»
Le député de Saint-Jérôme Youri Chassin, qui est aussi adjoint parlementaire à l’enseignement supérieur, s’est dit très heureux de cet apport à sa région. « On doit aplanir le plus possible le parcours des étudiants si on veut former plus de diplômés. Je crois que ce projet nous met sur la bonne voie. Donner tous les outils à nos jeunes pour qu’ils réussissent, c’est un devoir. »
Le directeur du Collège Lionel Groulx Michel-Louis Beauchamp a insisté sur le fait que le projet vise entre autres à s’adapter à des étudiants qui n’ont pas les mêmes valeurs que par les années passées, en les engageant à poursuivre et terminer leurs études. Il a mentionné, à titre d’exemple, l’important besoin d’enseignants dans les années à venir comme un des domaines où le projet pourra donner des résultats concrets.

La ministre responsable de la région des Laurentides et députée de Mirabel Sylvie D’Amours ajoutait que le travail de ce nouveau groupe doit se faire en écoutant les commissions scolaires, les municipalités, le milieu socio-économique et les milieux culturels. Ainsi, a-t-elle conclu, le programme sera bénéfique pour les étudiants mais aussi pour les employeurs de la région. Évidemment les meilleurs idées, a-t-elle dit, seront transférables ailleurs au Québec.

Plusieurs représentants d’organismes régionaux étaient sur place. On reconnaît Stéphane Maher, maire de Saint-Jérôme, Paul Calcé, président du conseil d’administration du Cégep de Saint-Jérôme, Sylvie de Grosbois, vice-rectrice à l’enseignement et à la recherche à l’UQO, Michel-Louis Beauchamp, directeur général du Collège Lionel-Groulx, la ministre Sylvie D’Amours, le député de Saint-Jérôme Youri Chassin, Nadine Le Gal, directrice générale du Cégep de Saint-Jérôme, Patricia Tremblay, directrice des études au Cégep de Saint-Jérôme, Marc L’Heureux, préfet de la MRC des Laurentides, et Bruno Laroche, préfet de la MRC Rivière-du-Nord et maire de Saint-Hippolyte..
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