Élections, Politique

Florence Gagnon pense que Rivière-du-Nord mérite une députée qui sera au pouvoir

« Je veux servir la population. J’ai l’ambition de faire croître l’économie locale, et je pense qu’en tant que députée au sein du gouvernement, je pourrais donner un solide coup de main. »

C’est ainsi que se présente Florence Gagnon, candidate du Parti libéral dans Rivière-du-Nord. Elle a 30 ans.

« Je pense que mon expérience diversifiée me permet d’offrir une expérience et des connaissances utiles. J’ai un bacc. des HEC Montréal, j’ai surtout travaillé en marketing. »

« Depuis que j’ai 25 ans, je travaille à mon compte comme conseillère en marketing et en financement public. J’ai beaucoup travaillé pour des festivals, pour aller chercher du financement. Je travaillais à distance et j’ai utilisé cette mobilité pour aller à l’étranger alors je me suis rendue en Amérique du Sud pour apprendre l’espagnol. J’y ai passé un an et demi à Buenos Aires, voyagé et découvert diverses cultures autant au Chili qu’en Argentine et au Pérou. »

« J’ai donc pu rester là tout en m’occupant de mon entreprise avec mes clients de Montréal et du reste du Québec. Ensuite, j’ai fait la même chose à partir de Mexico. Une culture très différente où j’ai encore beaucoup appris. Mexico, c’est une grande ville où le chaos, la richesse et la pauvreté se côtoient. Ensuite j’ai travaillé en Europe un an et je suis revenue au Québec depuis quelques mois avec beaucoup d’ambitions et d’espoirs. »

« C’est cette expérience d’ailleurs qui m’a décidée à me présenter comme candidate. »

Un regard de l’extérieur

« Cette vue externe du Québec et du Canada m’a permis de découvrir à quel point il y a de très bonnes choses ici et à quel point notre système a des forces. C’est sûr qu’il y a toujours des choses qu’on peut améliorer, mais la position de notre pays et de notre province dans le monde m’ont poussée à revenir chez nous et à continuer ce travail. Autant pour qu’on rayonne à l’extérieur que pour faire avancer les choses concrètement sur le plan local. »

« Comme élu, on a accès à toute une bibliothèque de programmes alors il y a énormément d’argent qu’on peut aller chercher. Je pense que comme députée du parti qui sera au pouvoir, je pourrai aller chercher énormément de financement pour des projets qui feront avancer notre région. Et je pense que ces cinq dernières années comme entrepreneure et travailleuse autonome m’ont bien préparé à représenter les gens de la circonscription Rivière-du-Nord. »

Mme Gagnon a pu compter sur la présence des députés sortants Linda Lapointe, Ramez Ayoub et Mélanie Joly pour l’ouverture officielle de son local électoral, situé rue Saint-Georges à Saint-Jérôme, le 12 septembre.

Pourquoi Saint-Jérôme?

« Parce que c’est la ville la plus importante de la région » et aussi, elle le reconnaît ouvertement, parce que la circonscription était disponible et qu’il n’y avait pas de candidat qui se dessinait clairement.

« Faut dire aussi que j’adore la nature, alors les Laurentides ont ça comme atout, Saint-Jérôme, comme capitale de la région, a beaucoup à offrir. Il y a beaucoup de choses qui ont été accomplies au cours des dernières années et je vois ici un potentiel énorme. Il y a une vitalité économique, il y a beaucoup d’étudiants autant à l’université qu’au cégep, un hôpital, etc. »

« C’est comme une ville-laboratoire, un endroit intéressant entre autres pour l’engagement que l’on y sent chez les gens, donc ça n’a pas été difficile pour moi de choisir cette circonscription. »

TopoLocal a posé une question-piège à Florence Gagnon en lui demandant si elle pouvait nommer le dernier député libéral fédéral à avoir représenté le comté. Elle ne connaissait pas la réponse mais savait quand même que Saint-Jérôme n’a pas voté rouge au fédéral depuis de nombreuses années.

Nous lui avons soufflé la réponse… c’est Maurice Dupras, député libéral de 1965 à 1984 pendant le règne de Pierre-Elliott Trudeau, qui fut le dernier député libéral fédéral à représenter Saint-Jérôme. Il y a 35 ans!

« Cela ne me fait pas peur. J’ai beaucoup de confiance et j’ai rencontré beaucoup de gens sur le terrain, beaucoup de maires et de mairesses, et j’ai un bon feeling.»

Tout l’entourage de Mme Gagnon a pris la pose lors de l’ouverture de son local, le 12 septembre 2019.

« Pas le temps » pour la souveraineté

La région a une longue tradition de vote nationaliste. Invitée à commenter cette tendance et la présence sur les rangs du candidat sortant Rhéal Fortin du Bloc québécois, elle n’a pas voulu « embarquer dans ce débat ».

« Je ne veux pas consacrer de temps à ce que le Bloc pense. Je pense plutôt qu’il faut regarder les réalisations du gouvernement depuis 2015. Le gouvernement a beaucoup fait pour le Québec. »

« On a une équipe de 40 députés québécois à la Chambre des communes, membres du gouvernement. On ne peut pas avoir une voix plus forte pour le Québec qu’au sein d’un gouvernement comme celui qu’on a en ce moment. »

« Pour ma part j’adore le Québec, je me sens complètement québécoise, et je ne me suis jamais sentie exclue du gouvernement fédéral. Je vais faire campagne au jour le jour en faisant valoir les avancements réels qu’on a faits et parce que le Parti libéral comprend les enjeux du Québec. Le gouvernement a fait des choses tangibles pour les familles, pour les services sociaux, pour l’environnement. »

« Chez les jeunes, chez les amis que je côtoie, je n’entends pratiquement pas parler de souveraineté et je ne crois pas que c’est un thème qui s’impose en ce moment. »

« Donc je préfère mettre l’accent sur les choses concrètes que je peux contribuer à apporter pour le développement de la région. Si les gens aiment vraiment leur région, je crois qu’ils doivent songer à voter pour une députée qui la fera progresser au sein du gouvernement, en favorisant les programmes et les investissements au maximum. »

Une campagne sur le terrain… et le terrain virtuel

À l’image de tous les partis, sa campagne misera sur le réseautage et les médias sociaux pour rallier les gens qui appuient sa cause.

Mais Florence Gagnon veut aussi faire du terrain. Elle multiplie les rencontres avec les maires, les entrepreneurs, et les militants locaux. Ses parents l’accompagnent dans certains cas et prennent une part active à sa campagne.

Elle est, par ailleurs, la petite-fille d’Onésime Gagnon, qui a été lieutenant gouverneur et ministre du temps de Maurice Duplessis. Elle affirme tout de go qu’elle a, en quelque sorte, la politique dans le sang.

« Dans ma famille, du côté de mon père, il y a un coté qui tend vers la politique, le droit, les affaires et les finances, etc. Alors que ma mère a été élevée sur une ferme laitière. Dans ma jeunesse, à chaque année, j’allais à la ferme, c’est une réalité qui est complètement différente. Je crois que les deux se complètent. »

« J’ai donc hérité d’un désir d’implication politique, et d’un intérêt pour la chose publique. Mais du côté de ma mère, dont la famille vit d’agriculture dans les environs de Saint-Sévère, on parle d’agriculture, d’alimentation, et d’entrepreneuriat. Mes deux parents ont ces historiques différentes à offrir: d’ailleurs ils veulent tous les deux s’impliquer dans ma campagne ( rires ). »

« En bref, je suis en politique parce que j’ai le goût de contribuer. Je veux bien humblement faire ma part, et j’offre le meilleur de moi-même. Il faut aussi offrir des valeurs positives si on veut inspirer les générations futures. »

« J’adore le Québec. J’ai vu des enjeux locaux et des enjeux de société dans d’autres pays qui me font apprécier le nôtre. Ça m’a ouvert les yeux et ça me permet de croire qu’autant d’un point de vue local que global je sens que je pourrais contribuer à notre pays, au Québec, et à Rivière-du-Nord. »

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